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Revue de presse des hebdos

Sarkozy seul rival pour Macron aux yeux des Français; La droite se remet au travail (paraît-il); La délinquance des mineurs explose mais Nicole Belloubet veille (dit-elle); Passe-passe : Marine Le Pen troque le Frexit pour la défense du Made in Local

Et aussi : Wauquiez dans le désert.

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein,, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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Qui ferait mieux que Macron ?  Personne selon un sondage

« Le Point » et Ipsos ont testé des hypothèses alternatives à Emmanuel Macron, actuel président de la République. Ils étaient vingt-trois sur la ligne de départ de Marine Le Pen à Nicolas Hulot en passant par François Hollande, Jean-Luc Mélenchon, François Baroin Valérie Pécresse , Christine Lagarde ou Ségolène Royal.  À l'arrivée, sur le papier, aucun (aucune) d'entre eux n'est vu comme ayant aurait pu être un meilleur président que l'actuel chef de l'État.

Le seul qui s'en sort un peu mieux que les autres, c'est Nicolas Sarkozy. L'ancien président attire autant de votes positifs que de votes négatifs.

La droite au boulot

Baroin, Bertrand Pécresse : Le Point se veut optimiste, la droite se serait (enfin) mise au boulot. Christian Jacob est plus modeste : "Nous redevenons audibles, l'objectif est maintenant d'être crédible. Il ne faut pas chercher les coups de dom ; je crois au travail de fond" . Mais atteion qui représente la droite ? Edouard Philippe, Bruno Le Maire, Gérald Darmanin, Sébatisen Lecornu n'en feraient-ils plus partie ?

"De la même manière que les socialistes n'ont plus le monopole de la gauche républicaine, Les Républicains n'ont plus le monopole de la droite modérée" selon Christophe Béchu, "maire d'Angers, qui fédère autour de lui nombre de maires de droite soutenant l'action gouvernementale".

La délinquance des mineurs a explosé en France en 2019

"Une augmentation de 30 % à Paris, 60 % à Pontoise, 100 % à Bordeaux. Des chiffres révélés par « l’Obs » montrent une hausse très importante du nombre de mineurs non accompagnés déférés devant la justice entre 2017 et 2019" constate l'Obs (6 pages).

Selon le ministère de la justice : "50 % des mineurs délinquants ont 16 ou 17 ans, 41 % entre 13 et 15 ans, 8 % entre 10 et 12 ans et 1 % moins de 10 ans. Par ailleurs, les garçons représentent 85 % des mineurs traités par les parquets »."

La réforme de l’ordonnance de 1945 est mise en chantier par la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, selon laquelle il faudrait compter dix-sept mois en moyenne avant qu’un jugement pour mineur ne soit rendu.

La nouvelle doctrine de Marine Le Pen

Le Point (4 pages) considère que le discours de Marine Le Pen, prononcé le 12 janvier à Paris marque un tournant dans sa stratégie, mais peine un peu à le démontrer en quelques mots. Jérôme Fourquet (IFOP) la résume de manière lapidaire "La France du Boncoin" contre "La France d'Amazon". Cette nouvelle stratégie consisterait donc à avoir abandonné "le discours anxiogène du Frexit"  au profit du localisme version RN qui "fait l'éloge des traditions locales" et s'appuie sur le concept de "société enracinée".

Hollande : Marine Le Pen peut gagner

François Hollande n'a pas caché sa crainte de voir Marine Le Pen accéder au pouvoir : « Ne pensez pas que l'extrémisme soit impossible en France », a-t-il lancé la semaine dernière invité par l'institut Marc Sangnier et la Revue Civique souligne l'Obs.

"L'ancien chef de l'Etat confesse qu'il a longtemps pensé, à tort, que l'élection présidentielle au suffrage universel, avec ses deux tours, prémunissait le pays contre une victoire du parti lepéniste : « Eh bien non, par l'élection présidentielle, l'extrême droite peut arriver au pouvoir. »"


Marion Maréchal se rapproche d'un nationaliste israélien

La nièce de Marine Le Pen participera les 3 et 4 février à un colloque à Rome intitulé « Dieu, honneur et pays », en présence de deux leaders de la droite populiste européenne : l'Italien Matteo Salvini et le Hongrois Viktor Orbán remarque l'Obs. Yoram Hazony, politologue et théologien israélien, avait été invité à la convention de la droite, organisée à Paris par les proches de Marion. C'est lui qui a invité Marion Le Pen à Rome.

Wauquiez dans le désert

"On ne frappe jamais un homme à terre, disait Woody Allen, il risque toujours de se relever. Sauf en politique : ses amis de droite s'en donnent à coeur joie." écrit l'Express à propos de Laurent Wauqiez : " qui "traverse le désert. Son téléphone est devenu aphone ou presque".

" C'est un cas d'école, mieux, un cas de premier de la classe : jusqu'alors, le jeune Laurent réussit, tout et très vite. Du jour au lendemain, non seulement il redouble mais il est pour ainsi dire viré : après les européennes de mai 2019, il quitte la présidence de LR. Sous les quolibets et avec quelques boulets : l'épisode de sa conférence à Lyon devant des étudiants en février 2018 ("Sarkozy en était arrivé au point où il mettait sur écoute les ministres"), qui a brisé sa relation avec l'ancien chef de l'Etat; son attitude pendant la crise des gilets jaunes, qui a abîmé son image jusque dans sa ville du Puy.

Débat Geoffroy Lejeune-Charles Consigny

Le 5 février, dans l'émission « Interdit d'interdire » présentée par Frédéric Taddeï sur RT France, q se tiendra le débat entre Geoffroy Lejeune directeur de la rédaction de « Valeurs actuelles », et Charles Consigny avocat, autour du thème « A droite, où en sont les idées ? ». Initialement, l'échange devait se tenir à Sciences-po Lille, le 22 janvier, mais le président de l'école a fait annuler le débat et provoqué une polémique.

Macron : piégé face au duel Griveaux-Villani

"Comment expliquer cette drôle de volonté de s'impliquer, le 26 janvier 2020, dans l'élection municipale parisienne, seulement deux mois avant le scrutin et après des mois à ne toucher (en apparence) à rien ?" demande l'Express "En tentant de débrancher Cédric Villani, le président prend le risque de rendre très claire l'issue du scrutin : tout sera de sa faute".

Ces normes qui étouffent la France

Un dossier (14 pages) sur les normes françaises à la Une de Valeurs Actuelles, à partir d'un livre écrit par deux journalistes de cet hebdo. Le magazine critique certaines normes trop strictes, ou bien vues comme inutiles, mais il parle aussi des méthodes employées par certains pour les contourner. Exemple : "Dans les villes de moins de 800 000 habitants, les publicités lumineuses doivent être éteintes entre 1 heure et 6 heures, à l’exception , entre autres des publicités numériques à image fixe."  mais au bord du périphérique parisien on en voit toute la nuit, car l'écran projette un diaporama, c’est- à-dire une succession d’images fixes et non un film.

On lit aussi que pour l’Union européenne, “certains jouets ne sont pas considérés comme des jouets”. Elle en a fait une liste "Où l’on trouve aussi bien les poupées folkloriques ou de collection que les jeux de fléchettes à pointe métallique, les reproductions d’armes à feu réelles, les patins à roulettes", On comprend mieux alors pourquoi certains produits fabriqués en Asie portent la mention “Ceci n’est pas un jouet” échappant ainsi à la réglementation européenne. Une technique qui permet au fabricant ou à l’importateur de ne pas se conformer aux normes et d’éviter d’avoir à payer le certificat de conformité.

Reworld : des journaux sans journalistes

"En octobre 2018, les salariés de Mondadori France se mobilisent contre le rachat de leur groupe par Reworld" raconte l'Obs " Six ans ont suffi à Pascal Chevalier pour constituer le premier groupe de magazines en France. Son poids sur le marché le place sous les projecteurs, mais son modèle de journaux sans journalistes crée la polémique".

Le fondateur  de ce groupe riche d'une " une quarantaine de titres: comme « Grazia », « Science & Vie », « Closer », « Dr. Good ! » de Michel Cymes, « Auto-Moto », « Télé Star »" est sensible aux critiques : "Ailleurs, les gens sont déprimés, chez nous, ils ont la pêche. Alors arrêtez de m'accuser d'être le mauvais canard! » Evoque-t-on sa réputation persistante d'ubériser le journalisme? « Ragots, ragots, ragots... »"

Coronavirus : la Chine a-t-elle tardé à reconnaître la vérité ?

Jusqu'au 18 janvier les autorités locales de Wuhan ne cessent de marteler leur théorie : le virus ne se transmet pas entre humains souligne Le Point (6 pages). La responsabilité reposerait donc uniquement sur le maire Zhou Xianwang qui aurait sous-estimé le danger ? "En tant que gouvernement local, après avoir reçu une information, je dois demander l'autorisation avant de pouvoir la révéler" glisse-t-il sur la chaîne CCTV, accusant à demi-mot le pouvoir central de lui avoir ordonné de cacher l'ampleur de l'épidémie"

La Chine n'est pas seule à être accusée, par certains d'avoir tardé : "Le chef de l'OMS est sous le feu des critiques après avoir omis de déclarer l'état d'urgence mondial" sous la pression de la Chine.

L'Obs (2 pages) constate aussi qu'il "a fallu plus de trois semaines à Pékin pour alerter l'OMS sur la crise sanitaire de Wuhan. Et attendre la parole du chef du régime autocratique pour que soient enfin déployées des mesures contre la contagion".

Contrairement à ses confrères, l'Express défend l'OMS et... la Chine :  " L'instance a surtout cherché à ne pas renforcer la psychose" et " pour l'organisation, lancer une alerte à portée mondiale a de lourdes conséquences, notamment économiques."

Et la Chine ? :  "les autorités de l'Empire du milieu ont manifestement joué la transparence et utilisé les grands moyens, ce qu'elles n'avaient pas fait pour la précédente pandémie d'envergure partie de Chine, le Sras".

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