Les psys et la guerre des chefs à l'UMP, Sarkozy en plein... flottement, Valls superstar (à droite...!) | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Economie
Les psys et la guerre des chefs à l'UMP, Sarkozy en plein... flottement, Valls superstar (à droite...!)
©

Revue de presse des hebdos

Les psys et la guerre des chefs à l'UMP, Sarkozy en plein... flottement, Valls superstar (à droite...!)

Reviendra, reviendra pas, “ l’ex ” de l’Elysée ? D’après “ Challenges ”, scoop !, Nicolas Sarkozy se donne jusqu'en septembre pour décider. En attendant, a-glou, a-glou, le bateau ivre UMP coule. Sous les coups de quoi, de qui ? Du FN, pardi ! Ca fait le miel des psys et… de nous aussi ! Yummy !

Barbara Lambert

Barbara Lambert

Barbara Lambert a goûté à l'édition et enseigné la littérature anglaise et américaine avant de devenir journaliste à "Livres Hebdo". Elle est aujourd'hui responsable des rubriques société/idées d'Atlantico.fr.

Voir la bio »

Ayé, c’est fini, le feuilleton Valérie ? A part une petite page vacharde, dans “ L’Obs ”, sur l’album photo des coulisses de la campagne commenté par la première dame (publié au Cherche-Midi)… on dirait bien, oui. Qu’en dit l’hebdo ? Simplement que “ la plus élyséenne des journalistes est la véritable héroïne de l’ouvrage ”. Rien que ça… Ben, et François, alors ? La “ traversée du désert ”, la victoire, tout ça ? Bah…

Dîner de la dernière chance à l’Elysée

Ces bonnes choses étant dites, réjouissez-vous !, ce jeudi, hé hé hé, la revue de presse des hebdos ne se confondra pas avec la people du week-end. Pour tout connaître de la “ déprime de Carla ” qu’affiche en une “ VSD ”, vous attendrez samedi. Na. A l’heure où on écrit, et tandis qu’on s’agite dans les cuisines de l’Elysée en vue du “ dîner de la dernière chance ” qu’offre François Hollande à Angela Merkel ce mercredi soir, il est plus que l’or, Monsignore, de parler Europe, dette et gros sous. Ne boudez pas : c’est important, et, vous verrez, pas très compliqué à piger — nous-même, on y est arrivé. “ Challenges ” nous l’explique en effet : “ Mercredi 27 juin, François Hollande a rendu la politesse à Angela Merkel. “ En réponse à sa visite à Berlin le 15 mai ”, précisait un communiqué laconique. Le président français a convié la chancelière à un dîner de travail à l’Elysée, la veille du Conseil européen de Bruxelles. Une ultime rencontre préparatoire à un sommet, dit — une fois, encore ! — de la dernière chance, le premier du genre auquel assiste le nouvel élu ”. Et ils ont prévu un repas chaud ou froid, au Palais ?

Paris-Berlin : relations sous tension

Le magazine l’indique : “ le climat a bien changé entre Paris et Berlin. L’interminable campagne électorale française a exacerbé les tensions entre une chancelière conservatrice qui a érigé la rigueur en dogme et un président socialiste inflexible sur la stimulation de la croissance. Au cours des dernières semaines, piques et petites phrases se sont multipliées de part et d’autre du Rhin. Il y a eu Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif, tançant “ l’aveuglement idéologique ” de la chancelière. En réponse, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schaüble a fustigé le retour à la retraite à 60 ans, tandis qu’Angela Merkel mettait en garde contre un risque de “ médiocrité ” en Europe si on mutualisait les dettes. Jean-Marc Ayrault ripostait, appelant à ne pas “ se laisser aller à des formules simplistes ” ”. Ambiance, ambiance…

En coulisses, une “ relation active ”

“ Challenges ” le note pourtant : “ Heureusement, au-delà des postures et de la rhétorique, les relations entre les deux capitales ne se sont jamais interrompues. La chancelière et le président se sont vus quatre fois en mai : après la rencontre de Berlin le jour de la prise de fonctions de François Hollande, ils se sont croisés à Camp David, puis à Chicago, enfin à Bruxelles. Et trois fois en juin, avant le sommet européen : au G 20 du Mexique, à Rome et à Paris, à la veille du Conseil. Le week-end des élections en Grèce, ils se sont téléphonés, à l’initiative de Berlin ”. L’hebdo économique le précise par ailleurs : “ En coulisses, la relation entre le camp Hollande et l’équipe Merkel a toujours été active, y compris pendant la campagne présidentielle, où elle est restée officieuse ”. Ah oui ?

François et Angela “ coincés ” pareil

Et quourpoi ?, vous demandez-vous… Ptêt parce qu’ils ont pas tellement le choix et qu’au fond, ils sont un peu tous les deux, comme qui dirait, “ gênés aux entournures ”. Le journal le souligne : le président et la chancelière doivent “ faire avec ” des “ contextes politiques ” différents mais également délicats. D’après le professeur Alfred Grosser, interrogé par “ Challenges ” : “ “ François Hollande va avoir du mal à se libérer de certains engagements électoraux, avec face à lui un groupe parlementaire très puissant. Et, à l’extérieur, un Mélenchon qui ne manquera pas de hurler ”. En Allemagne, poursuit le mag, la chancelière est bousculée par une opinion publique très euro-sceptique, une coalition gouvernementale indisciplinée, dont l’aile libérale cultive la démagogie populiste. Sans compter les contrepoids institutionnels ”. De là à ce qu’il y ait compromis… pas évident, hem ! On peut se demander, en même temps, si le fait qu’Angela et François soient tous les deux en situation délicate ne peut pas, en fin de compte, les rassembler… Hmmm, on peut toujours rêver…

“ Hollande et Merkel s’entendront. Fatalement ”

Interrogé par “ Challenges ”, le directeur adjoint de l’Institut franco-allemand de Ludwisbourg est en fait, wow !, plutôt optimiste. “ Henrik Uterwedde rappelle les débuts difficiles de “ Sarko l’Américain ” : “ En 2007, il s’invitait à l’Ecofin pour expliquer qu’il n’honorerait pas la promesse de Chirac d’un retour rapide à l’équilibre budgétaire, provoquant un accrochage avec le ministre des Finances d’Angela Merkel. C’était autrement plus fâcheux que ce qui se passe aujourd’hui. Merkel et Hollande s’entendront. Fatalement ”. Et l’expert de rappeler : “ Ces couples de camps politiques différents — Giscard-Schmidt, Kohl-Mitterrand — ont très bien fonctionné ” ”. Vœu pieux ? D’après l’hebdo, “ la Commission européenne fait aussi ce constat optimiste. Un de ses responsables voit même se dessiner “ une nouvelle dynamique plus constructive, où chaque pas fait par l’un est complété par un nouveau pas fait par l’autre ”, à cause de l’urgence de la crise. Grâce aussi à “ la force des institutions ”, parie Daniel Cohn-Bendit, qui voit émerger un “ Merkhollande ”, moins artificiel que le “ Merkozy ” ”. Mouais, bon, nous, on veut bien, et pas qu’un peu, mon neveu, mais on demande à voir, quand même, hein ?

Hanté par le fantôme de VGE, Sarkozy “ flotte ”

Et puisqu’on en parle, quelles nouvelles de Nicolas Sarkozy ? D’après “ Challenges ”, toujours, “ l’ex-président flotte. D’autant plus qu’une partie de sa famille politique exige un inventaire de la campagne présidentielle. Il a repoussé à septembre toute décision sur sa vie professionnelle. Avec ses proches, il évoque souvent le cas de Valéry Giscard d’Estaing, battu à l’âge de 55 ans (lui en a 57). Ce dernier n’a eu qu’une idée : se faire réélire. Et si en 1995 Edouard Balladur n’avait pas siphonné les voix de l’ex-UDF, il aurait été candidat. Pour tenter un come-back, VGE s’était recentré sur son fief, se faisant réélire député, puis président du conseil régional. Nicolas Sarkozy, lui, a décidé au contraire de rester en retrait. Une stratégie payante en termes d’image, puisque dans les différents baromètres sa cote a rebondi : + 12 points dans celui de l’Ifop ”. Ah, savoir être absent, se faire désirer… tous les amoureux connaissent ça…

Valls, “ Sarkozy de gauche ” ?

“ Valls : le socialiste de droite ”, claironne “ L’Express ” en couverture. En pages intérieures, on découvre que le ministre de l’Intérieur — ben oui, “ l’Autre ” est passé par là… — est très apprécié des membres de l’opposition. “ Quand il s’agit d’attaquer la gauche, la droite a un sujet de prédilection : la sécurité, note le mag. Mais quand il s’agit de dire du bien d’un homme de gauche, la droite n’a qu’un nom à la bouche : Manuel Valls. L’un de ceux auxquels l’ancien chef de l’Etat songea le plus lorsqu’il voulut concrétiser ses rêves d’ouverture, en 2007. Aux législatives, le socialiste a fait des cartons jusque dans les villes UMP de sa circonscription ”. De là à lui valoir le sobriquet de “ Sarkozy de gauche ” ? C’est “ sa hantise ”, écrit “ L’Express ”. Ce qui n’empêche pas Xavier Bertrand de le qualifier de “ Sarkozy sans le son ”. V’là aut’chose…

Plébiscité à gauche — et à droite, Valls revendique son image de “ fermeté ”

Signe des temps, ou signe que la France est plus à droite qu’on ne croit ? “ Manuel Valls est aujourd’hui le ministre le plus populaire du gouvernement, devançant parfois son chef, Jean-Marc Ayrault, note le journal. Selon le baromètre BVA-Orange-France-Inter-L’Express, réalisé les 21 et 22 juin, il est la première des personnalités dont les Français souhaitent qu’elle ait davantage d’influence. Plébiscité par 71 % des sympathisants de gauche (+ 7 points en un mois) et apprécié par la droite. Manuel Valls a une image de fermeté et il la revendique : “ C’est pour cela que j’ai été nommé ”. En matière de sécurité, mais aussi d’immigration, la gauche doit maintenant apporter la preuve de son évolution — lui dirait qu’elle doit montrer à quel point elle est “ décomplexée ” ”.

Valls et le FN : no pasaran

Et il est décomplexé jusqu’où, le ministre de l’Intérieur — et de la “ fermeté ” ? Ah, ah ! On vous voit venir… Hé bé, non, raté, pas jusque-là ! Pas jusqu’au FN, en tout cas. Interrogé par “ L’Express ” sur la politique menée par Nicolas Sarkozy, Manuel Valls “ reconnaît en privé des mérites à (l’ancien président) pour son premier passage à l’Intérieur : “ En 2002, il donne aux Français le sentiment qu’il veut traiter un problème, et il le traite un peu ”. Mais celui qui fut quatre ans ministre de l’Intérieur et cinq ans chef de l’Etat n’a pas réussi, au final, à faire reculer l’extrême-droite en France. “ Je veux réhabiliter le rôle de l’Etat et ne pas laisser la nation à la droite et au FN, explique Valls, qui a imposé “ La Marseillaise ” dans les meetings de François Hollande pendant la présidentielle. La montée du Front national n’est pas qu’une question de sécurité ou d’immigration. Il y a une peur de l’avenir chez les gens isolés dans leur quartier ou dans les milieux ruraux, éloignés des services publics ” ”.

La question FN empêche l’UMP de se reconstruire

L’UMP est-il si clair ? Non, répondent en chœur “ Le Nouvel  Obs ” et “ Le Point ” — et c’est, d’après eux, précisément ce qui le divise… et empêche sa “ reconstruction ”. “ Après avoir courbé l’échine durant tout un quinquennat, annonce “ L’Obs ”, les chiraquiens se rebiffent. Pour mettre sur la place publique leur rejet de la “ droitisation ” de l’UMP qui a caractérisé l’ère Sarkozy. (…) Le problème, c’est qu’aujourd’hui la ligne Buisson-Sarkozy rencontre un large écho dans l’opinion de droite. Selon un sondage Ifop pour “ Sud-Ouest ”, 48 % des sympathisants de l’UMP souhaitent que leur formation “ passe des accords électoraux ” avec le FN aux élections locales. Pis : il existe aujourd’hui deux UMP, aux réflexes antagonistes. Une UMP de l’ouest de la France qui constate que la Bretagne, par exemple, est devenue une terre de gauche parce que les électeurs traditionnels du centre se sont tournés vers le PS. Et une UMP de l’est qui se sent au contraire grignotée par le FN. Comment définir une stratégie unique pour une droite aussi écartelée ? ”. Comment, en effet ?

Copé droitier, Fillon “ normal ” de droite

La question se pose d’autant plus que les deux prétendants à la tête de l’UMP — Jean-François Copé et François Fillon — ont sur le positionnement face au FN deux conceptions opposées. Pour le détail et, faute de place, on vous renvoie aux papiers du “ Point ” qui font on ne peut mieux apparaître “ la ligne anti-Buisson ” de l’ex-Premier ministre, “ le “ normal ” de droite ”, et le placement plus “ droitier ” de l’actuel secrétaire de l’UMP qui, pour enlever le job, “ change (un peu contraint et forcé…) de ton ”. Comme le résume “ L’Obs ”, “ L’UMP est engagé dans un duel paradoxal. D’un côté, un ex-chiraquien, Copé, qui assume la droitisation de sa formation. De l’autre, un ex-souverainiste, Fillon, qui aspire au recentrage de l’UMP sur sa ligne traditionnelle pro-européenne. Le caractère étonnant de cet affrontement est accentué par le fait que Copé est soutenu par des anciens UDF qui dénoncent la droitisation de l’UMP, mais jugent Fillon, à l’instar de Marc-Philippe Daubresse, “ trop égocentré, sans considération pour les personnes ”. L’ancien Premier ministre vient cependant de recevoir un renfort de poids en la personne de Valérie Pécresse, une ancienne conseillère de Chirac ”.

L’UMP, le “ seul parti de droite européen sans doctrine propre ”

Pas gagnée, la remise à l’eau du navire UMP… “ Où va le bateau ivre qu’est devenue l’UMP ?, s’interroge “ L’Obs ”. Un ancien ministre répond : elle est la “ seule ou presque de tous les partis de droite européens, (qui) n’a pas de doctrine propre car elle pratique le culte du chef : elle a été chiraquienne sous Chirac et sarkozyste sous Sarkozy. On ne saura sa nouvelle identité qu’après l’élection du nouveau président ” ”. Ah, ben, on est bien avancé, franchement…

“ A droite, l’arrogance, l’infatuation ne sont pas des travers psychologiques ”

Hasard ? Incroyable coïncidence ? Comme “ l’ancien ministre ” cité par “ Le Point ”, Jacques-Alain Miller, psychanalyste attitré du magazine, fait du “ culte du chef ” la marque de fabrique de l’UMP. “ Quelle idée M. Hollande se fait-il de lui-même ?, s’interroge-t-il. On ne sait pas. Il est le moins narcissique des hommes. Grand avantage pour triompher à gauche. A droite, la posture est tout autre. Chacun des prétendants affiche la très haute opinion qu’il a de soi-même. C’est le ticket d’entrée dans la compétition. L’arrogance, l’infatuation, la morgue ne sont nullement des travers psychologiques qui seraient imputables à la personne de M. Copé ou à celle de M. Fillon. Ce sont des marqueurs politiques, indispensables pour se faire reconnaître comme un candidat sérieux. Ici, on ne veut pas d’une chiffe, mais d’un chef, un vrai, un homme d’ordre, confortable au sommet de la hiérarchie ”. Hé, carrément ! ? !

“ Combien de temps faudra-t-il au nouveau canard sans tête ? ”

“ Sans un “ leader naturel ” (M. Fillon dixit), poursuit le psy, l’UMP s’angoisse. Après le hara-kiri de M. Jospin, le PS ne mit pas moins de dix ans pour en retrouver un. Combien de temps faudra-t-il au nouveau canard sans tête ? Ce chapitre de psychologie groupale (“ Massenpsychologie ” de Freud) promet d’être palpitant. En effet, le ressort libidinal d’un groupe est l’identification convergente sur un dénominateur commun. Or, à l’UMP, cette fonction est divergente, car la fusion des noyaux dont elle est issue — RPR et UDF, bonapartiste et orléaniste, dur et modéré — a fait long feu. Les deux espèces restent distinctes. Il en résulte un méli-mélo inédit : les concurrents sont deux, mais chacun est forcé de s’hybrider, faucon et colombe à la fois ”.

Copé, “ narcissique tendance “ chutzpah ” ”

Et Jacques-Alain Miller de dresser le portrait de Copé, pour commencer. Attention, il le fait pas à moitié. “ M. Copé séduit les “ autoritaires ” du parti et rebute ses “ humanistes ”, commence-t-il gentiment. La modestie n’est pas son fort. Sûr d’être “ le meilleur ”, il a la candeur de le dire. Quand il narre sa conquête de Meaux, c’est une épopée, Bonaparte au pont d’Arcole. La pétulance de son narcissisme a dépassé depuis longtemps le stade de l’estime de soi et confine à la “ chutzpah ”. Ce mot américain, emprunté au yiddish, désigne un mixte de culot d’enfer et d’autopromotion insolente. On lui donne depuis peu une valeur positive : “ Soyez fier de votre chutzpah, recommandait le mois dernier le magazine “ Forbes ”, c’est le nouveau charisme ”. De fait, M. Copé est chef de meute. Mais la double nature du parti l’oblige à brider son agressivité : le voici en concubinage avec M. Raffarin. Ce fil à la patte le fera-t-il trébucher ? ” Hou, quel feuilleton trépidant ! ?

Fillon “ aniquelé ” = “ couard et sans force ”

Mauvais signe ? Le portrait de François Fillon est moins méchant — quoiqu’assez redoutable. “ M. Fillon, la componction faite homme, démarre le psy, est tout ce que M. Copé n’est pas : populaire dans l’électorat, posé, bien élevé, très province, très British, solitaire, secret, sentencieux, patient sous ses noirs sourcils et tiré à quatre épingles. C’est un animal à sang froid, alpiniste et pilote de course à ses heures, qui de préférence fait bande à part. Cependant, il pâtit parfois d’un léger manque de tonus qui lui donne l’air “ aniquelé ”, dit-on dans son terroir : couard et sans force (P. Godard et A. Mala, “ Parler sarthois ”, Le Mans, 1982, p. 25). Il lui faudra démontrer le contraire, puisque c’est dans le creuset de sa seule personne qu’il entend réunir les deux natures de l’UMP. Cet androgynat de synthèse sera-t-il viable ? ” Féroce, le psy… quoiqu’assez clairvoyant, hmm ? En résumé, c’est pas gagné, va falloir, comme qui dirait, du temps…

A lire, encore

On a évoqué le FN. Ne ratez pas l’album photo — ha-llu-ci-nant — du “ bal ” organisé dans le manoir de Montretout en juin 2011, publié ce jeudi par “ VSD ”. “ Tout le clan était réuni autour du vieux chef du FN, commente le mag. Un an plus tard, grâce à sa fille et à sa petite-fille, il est en passe de réaliser son rêve dynastique ”.

Côté majorité, Elysée plus précisément, “ Le Nouvel Obs ” publie une enquête sur “ Les conjurés de la promotion Voltaire ” dont est issu François Hollande. “ Pour lui, annonce l’hebdo tambour battant, ils ont fait une campagne aussi discrète qu’efficace. Et continuent de mobiliser leur influence et leurs réseaux ”. Sur le passé, “ l’enfance ” de la promo, on apprend, c’est vrai, pas mal de choses — notamment sur le “ désamour ” des énarques pour Ségo, leur ralliement final à François et… à Valérie (ça, c’est pour le crunchy). On est, malgré tout, resté un peu sur notre faim quant à l’aspect “ levée de l’armée des ombres ” que promet le papier dans son chapô. Bon, en même temps, ça vaut franchement le coup d’œil.

En vrac, sinon, dans “ L’Express ” : l’entretien avec le président tunisien Moncef Marzouki qui “ a fait le pari de travailler avec les Islamistes plutôt que d’entrer dans une logique d’affrontement ” ; “ Le Vatican sur un volcan ” à propos de la fuite de documents dont est victime le Saint-Siège.

Dans “ Le Point ” : "L'enquête qui accable Abdelkader Merah" sur les éléments à charge qui pèsent de plus en plus sur le frère du tueur de Toulouse. Le magazine rapporte une conversation téléphonique de la mère de Mohamed et d'Abdelkader avec la compagne de ce dernier, et c'est assez troublant, sinon parlant ; “ Arnaud Montebourg, le ministre des catastrophes ” ; “ Ces entreprises qui veulent fuir “ l’enfer fiscal ” ; “ Morsi, le cauchemar des Israëliens ” sur la crainte qu’a Israël de voir le nouveau président égyptien “ remettre en question le traité de paix et aider le Hamas ” ; “ Jusqu’où ira Imran Khan ? ” à propos des nouvelles ambitions de l’ex-champion de cricket qui brigue le poste de Premier ministre du Pakistan en 2013.

Dans “ Le Nouvel Obs ” : le portrait de Thierry Solère, “ tombeur ” de Claude Guéant à Boulogne, “ Joue-la comme Sarko ” ; “ L’homme normal, c’est lui ! ” à propos du Premier ministre Jean-Marc Ayrault ; “ Tunisie : le défi des salafistes ” ; “ Les Anglais, faux jetons de l’Europe ” : “ Cameron passe son temps à casser du sucre sur ses voisins. Le modèle libéral britannique a pourtant du plomb dans l’aile ”, grince l’hebdo ; “ Vive les femmes ! ” à propos de l’Islande qui peut s’enorgueillir d’avoir “ une Premier ministre homosexuelle, une archevêque à la tête de l’Eglise et, bientôt, peut-être, une présidente ”…

Dans “ Challenges ” : le dossier de couverture, plutôt passionnant sur “ Les nouvelles frontières de la Silicon Valley ” ; le portrait du ministre du Budget Jérôme Cahuzac, “ Coriace ” ; “ Noah s’explique sur son passé d’évadé fiscal ” et “ La vérité sur… les délocalisations du luxe ”. Ca dépote !

Dans “ Les Inrocks ” : “ Julian Assange à Quito double ” à propos de la demande d’asile politique du fondateur de Wikileaks en Equateur ; “ Roses, rouges, verts mais bleus ” sur la nouvelle génération de députés qui fait son entrée à l’Assemblée nationale ; “ Parole donneurs ” sur le dur métier de porte-parole ; le reportage “ Ils ont fait le printemps érable ” et le dossier de couverture “ Sale temps pour Hollywood : l’usine ne rêve plus ”.

Côté dossiers : “ Le Nouvel Observateur ” donne dans le “ Mieux manger ” ; “ Les Inrocks ”, comme “ L’Obs ”, proposent leur “ Spécial livres d’été ” — et ils n’ont visiblement pas les mêmes goûts ; “ Le Point ” annonce “ les sorties ciné de l’été ” et publie un hors-série “ La Grèce et ses mythes. Les textes fondateurs ”.

Rayon voyages : “ VSD ” propose un “ Let’s Go ! ” à Bâle ( ? ?) ; “ Le Point ” fait un “ spécial J.O. de Londres ” et “ L’Express ”  un “ Spécial Londres, 40 adresses tendance ”. C’est sport, c’est anglais, c’est groovy, baby !

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !