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Eh oui ! C’est une montre à porter au poignet : c’est même la seule montre qui devrait porter le capitaine Nemo pour son prochain embarquement à bord du Nautilus…
Eh oui ! C’est une montre à porter au poignet : c’est même la seule montre qui devrait porter le capitaine Nemo pour son prochain embarquement à bord du Nautilus…
©L'actualité des montres

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Quand les minutes glissent et les heures sautent, quand les bouquets s’accrochent au poignet et quand il faut enfiler sa tenue de soirée : c'est l'actualité des montres

Et aussi la seule montre vraiment digne de Jules Verne, les heures heureuses qui ont des reflets et le mont Blanc qui n’est plus un sommet inaccessible…

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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THOMAS PRESCHER : Un submersible mécanique pour le capitaine Nemo…

Sauf si vous êtes à la fois milliardaire et collectionneur de montres [ce qui ne va pas toujours ensemble, surtout en France], vous avez très peu de chances d’apercevoir un jour, de près ou de loin, la montre Nemo Sub 1 que vient de mettre au point l’horloger indépendant germano-helvétique Thomas Prescher. D’une part, parce qu’il n’y en aura que cinq ; d’autre part, parce que ce sous-marin de poignet – capable de donner l’heure – sera facturé au-delà des 350 000 euros, ce qui calme les ardeurs des meilleurs aficionados. L’inspiration vernienne (Jules) est évidente, mais le concept mécanique et esthétique sont à la hauteur du rêve fou des Vingt mille lieues sous les mers, avec ce qu’il faut de hublots, de rotondités et de cerclages pour évoquer le style pré-industriel d’avant l’ère du design. Il s’agit d’une montre avec un triple boîtier en verre saphir transparent : le tube central abrite le mouvement et le mécanisme de remontage, ainsi qu’un tourbillon qui tourne sur deux axes ; le tube de gauche permet de lire l’heure sur un cylindre hélicoïdal qui tourne sur lui-même trois fois par douze heures : le tube de droite affiche les minutes grâce à un cylindre qui tourne sur lui-même trois fois par heure. Les hélices qu’on peut distinguer à l’extrémité de ces tubes sont purement décoratives. On peut faire confiance à un maître-horloger comme Thomas Prescher, spécialiste des tourbillons multi-axes pour que ça marche sur le plan mécanique. L’esthétique de ce submersible-bracelet plaira ou déplaira souverainement, mais des goûts et des couleurs on ne discute pas à propos d’une œuvre d’art qui relève plus volontiers de la sculpture de poignet…

BOUCHERON : Une élégance des « heures heureuses » toute en reflets…

Après la tempête conceptuelle et disruptive de la montre du capitaine Nemo, un petit retour au calme, au luxe et à la volupté s’impose : c’est là que la nouvelle Reflet de Boucheron vient adoucir les mœurs. Elle rassure par son allure intemporelle : normal, puisqu’elle a été créée en 1947 et qu’elle n’a pratiquement pas été changée depuis – sauf que, pour 2014, la Reflet s’offre un discret restylage, avec un mouvement automatique, une glace saphir à « signature secrète » (un hologramme qui représente la colonne Vendôme) et un cadré laqué blanc dans le goût émaillé, avec un cabochon en saphir bleu. Les fameux godrons sont toujours là, mais les proportions ont été affinées. Le choix d’un boîtier en acier permet de contenir l’emballement du tarif [tout de même, on est place Vendôme, pas chez un faiseur de quartier] et il faut retourner la montre pour découvrir la gravure au dos : « Je ne sonne que les heures heureuses », même si la montre ne sonne pas ! Cette Reflet new look relève de ce qui peut exprimer la quintessence de l’élégance horlogère au poignet, version « à la française »…

HUBLOT : Tenue de soirée recommandée…

Avant de replonger vers des montres plus brutales ou plus spectaculaires, attardons un peu sur une autre définition de l’élégance au poignet avec une Classic Fusion Hublot en version Night Out : on vise ici l’expression d’un goût plus contemporain, sans autre prétention que celle d’un néo-classicisme qui serait un peu l’équivalent au poignet de la « petite robe noire » de Mlle Chanel. Céramique noire polie et douce au toucher, tiède sur la peau pour le boîtier en 45 mm, cadran en laque noire sertie de dix diamants et mécanique à tourbillon pour renforcer le style précieux de l’ensemble. Hublot, marque de footballeurs [bientôt, le Mondial dont Hublot est le partenaire officiel], de pétro-milliardaires et de pilotes de Ferrari ? Sans doute, mais aussi marque de gentlemen qui sortent en black tie – à peu près la seule tenue qui tolère des diamants pour les messieurs – sans renoncer aux codes de leur allure avant-gardiste…

BVLGARI : Une précieux bouquet de haute joaillerie horlogère…

Les pierres de couleur sont une tradition chez Bvlgari. C’était une bonne raison d’oser une telle montre ! La nouvelle collection baptisée Diva par Bvlgari s’inspire des grandes créations du passé en composant, avec différentes nuances de gemmes, une fleur dont les pétales forment autant de bouquets précieux (ci-dessous : la « fleur » de turquoises, de diamants et tourmalines, avec son cœur givré de brillants). Même le bracelet au dessin inhabituel participe de cette fête florale et joaillière. Cette Diva empreinte de glamour hollywoodien consent malgré tout à nous donner l’heure, avec une élégante ponctualité électronique. On pensait révolue l’ère du bling-bling au poignet : Bvlgari nous prouve qu’on peut toujours repenser l’art féminin de la parure, en imaginer les nouveaux codes et en repenser les frontières créatives…

MONTBLANC : Une rigueur très germanique pour un hommage à la tradition suisse…

Les horlogers suisses adorent nous faire et nous refaire le coup des phases de la Lune sur un cadran : c’est toujours spectaculaire (la Lune, les étoiles, la couleur), c’est toujours très graphique (un guichet autour duquel on peut loger une date) et c’est toujours connoté haute horlogerie. Montblanc revient à une rigueur très germanique pour sa nouvelle collection Heritage : le boîtier (39 mm ou 41 mm, donc très portable) est très strictement « tranché », les appliques des index soigneusement anglées et polies, les aiguilles taillées comme des épées. Seule la Lune vient apporter sa touche changeante de fantaisie, tout au long du mois lunaire, avec le bleu de l’aiguille de la date. Les amateurs de mécaniques apprécieront de découvrir le mouvement au verso de la date, à travers son fond transparent. Le plus sympa, c’est peut-être le prix de cette montre ultra-classique qui sait cependant avouer sa modernité par la sobriété germanique de ses lignes : 3 500 euros en acier, 11 500 euros en or rose, c’est plus que bien placé sur un marché où les concurrents se croient parfois tout permis…

ZZ WATCHES : Un concentré de style horloger néo-contemporain…

ZZ pour les initiales du fondateur, qui a imaginé, pour poser l’identité de sa toute nouvelle marque, un affichage alternatif de l’heure : les heures sont sautantes (le chiffre dans le guichet à 12 h « saute » toutes les heures), alors que les minutes sont « glissantes » (dans le guichet à 6 h). Pas d’aiguille, mais des disques qu’on peut deviner par transparence sous le cadran en verre fumé. La structure en nid d’abeille est une coquetterie de style néo-horloger, de même que les deux « ponts » jetés par-dessus le cadran font un clin d’œil à la tradition horlogère. On remarquera au passage le style ni rond, ni carré, mais anglé et légèrement dodécagonal pour cadrer la montre : encore une figure de style comme les adorent les jeunes designers. La forme de 8 lisible dans le cadran ne devrait pas déplaire aux Asiatique superstitieux. Vous aurez compris que cette ZZ est une montre d’esprit contemporain, mais qui s’appuie sur une impeccable mécanique « à l’ancienne », spécialement et exclusivement développée pour ZZ Watches…

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

Lien : http://www.businessmontres.com

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