Quand les arbitres se piquent d’élégance horlogère, quand les codes deviennent électro-mécaniques et quand le chic passe par le coussin : c’est l’actualité des montres | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Consommation
Le Mondial de football brésilien approche et les grandes marques de montres ont chaussé leurs crampons pour imaginer des solutions mécaniques pour les arbitres…
Le Mondial de football brésilien approche et les grandes marques de montres ont chaussé leurs crampons pour imaginer des solutions mécaniques pour les arbitres…
©

Atlantic-tac

Quand les arbitres se piquent d’élégance horlogère, quand les codes deviennent électro-mécaniques et quand le chic passe par le coussin : c’est l’actualité des montres

Et aussi les 365 jours dans la vie d’une Chanel, le calendrier quotidien qui ne se déréglera qu’en l’an 2100 et le design horloger alémanique…

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

Voir la bio »

HUBLOT : L’arme fatale des arbitres du Mondial brésilien…

Chronométreur officiel de la FIFA pour la Coupe du monde qui se jouera au Brésil cet été, la manufacture Hublot a dédié au football un chronographe qui peut, évidemment, donner l’heure au quotidien, mais surtout décompter une mi-temps de 45 minutes, avec les minutes de prolongation et même les temps additionnels nécessaires (15 minutes). En l’honneur du Brésil, ces temps courts sont indiqués en jaune et vert, couleurs du drapeau brésilien. Pendant ce chronométrage du match, l’heure continue à tourner dans le mini-cadran placé à 6 h. Le guichet à 12 h (celui qui indique 2 sur l’image ci-dessous) est celui de la période de temps choisie dans les séquences de jeu. Le tout purement mécanique, la petite hélice tripale placée à 9 h servant de repère pour les secondes et pour vérifier que la montre n’est pas arrêtée. Pas facile à comprendre, mais la vidéo de démonstration clarifiera les idées des amateurs…

CHANEL : Une nouvelle J12 qui a la taille d’un calendrier…

Déjà sacrée icône horlogère du XXIe siècle, la J12 s’offre une nouvelle version qu’on désignera bientôt comme la « 365 ». Trois chiffres qui jouent à la fois sur la taille de la montre – 36,5 mm, une taille idéale pour le marché féminin – et sur le décompte des jours d’une année. Cette « 365 » est strictement fidèle aux codes esthétiques de la J12 (boîtier en céramique blanche ou noire, chiffres élégants en corolle autour du cadran), mais en y ajoutant quelques détails qui en accentuent la séduction : la taille a été revue, mais surtout l’épaisseur, ramenée à une enviable minceur, de même que la lunette crantée de la montre, sans oublier l’addition d’une petite seconde circulaire à 6 h.  Les différents sertissages rendent encore plus précieuses une « 365 » qui sait rester accessible dans ses premières prix : ce sera le cheval de bataille de Chanel dans les mois à venir, et cette « petite seconde » à l’intérieur du cadran risque de démoder beaucoup de J12 antérieures…

 

BRISTON : Le style sportif chic et décalé, mais en toute discrétion…

La nouvelle collection de printemps joue avec les couleurs de l’écaille [pas de la vraie, mais un composite d’acétate de cellulose polie à la main et douce au toucher], mais ce chronographe Clubmaster Spring Spirit s’offre un bracelet rouge très tonique, qu’on pourra facilement échanger pour assortir la montre à ses tenues d’été. Pour une poignée d’euros, la jeune marque française Briston sait épouser les tendances de la saison sans déroger à l’exigence d’une « vraie » montre à la précision électronique. La forme « coussin » du boîtier (40 mm) ajoute la touche vintage indispensable par ces temps de normcore qui bannissent les objets du temps trop statutaires, trop ostentatoires ou trop visiblement griffés : Briston, ou la nouvelle élégance des poignets discrets…

 

 

H. MOSER & CIE : La tentation d’une nouvelle élégance dans la tradition horlogère…

Taillée dans un bloc de titane noirci de 40,5 mm de diamètre, cette montre d’une remarquable simplicité n’en est pas moins d’une redoutable complexité mécanique : elle indique avec élégance et précision la date et le mois, par l’aiguille en flèche au centre, avec un repérage des douze mois de l’année calquée sur les douze heures du cadran. Indication valable sans intervention manuelle, même les années bissextiles (mécanisme au dos de la montre) : la montre affichera ainsi sans se tromper les 29 février et les 1e1err mars, au moins jusqu’en 2100 (année séculaire qui ne sera pas bissextile alors qu’elle aurait dû l’autre : un réglage manuel sera nécessaire). Ceci avec près d’une semaine de réserve de marche mécanique sans remontage du mouvement. Vieille manufacture suisse de tradition, H. Moser & Cie vit une renaissance bien ancrée dans le style horloger contemporain, avec un niveau de finition qui honore cette tradition suisse…

 

NIXON : Ambiance électrique avec éclats métalliques en bleu et noir…

Toujours précurseur de tendance et jamais en retard d’une idée forte, la marque Nixon nous propose The Deck Midnight GT dans un nouveau concept Future Clash, dont les codes électro-métalliques s’étendront à différents modèles de la gamme. Il y a de l’électricité dans l’air, avec des tons d’orage dans les gris-bleu-noir, mais aussi dans la renaissance de ces boîtiers qui renouent avec le design un peu rugueux des années 1970 et 1980. Les best-sellers de l’époque adoraient ces bracelets intégrés dans la carrure de la montre et ces angles capables de restyler un boîtier « coussin » en container futuriste. Une montre pour les jeunes générations (150 euros), qui rendra cependant les bobos nostalgiques de leurs premières amours horlogères : en y regardant de plus près, c’est avec l’esprit de telles propositions que les smartwatches (montres connectées) doivent impérativement renouer si elles veulent bousculer le conservatisme des montres suisses…

 

 

MAURICE DE MAURIAC : Une tendance design conjuguée au présent suisse…

Le designer suisse alémanique Fabian Schwaerzler (Zurich) a dessiné cette montre automatique L1 pour la marque Maurice de Mauriac, zurichoise en dépit de son nom français. Réussite totale dans les proportions du boîtier de 39 mm, dans l’équilibre de la balance blanc/noir et dans l’expression de l’heure (aiguilles et index, le tout luminescent dans le bleu pâle la nuit venue) : forme et fonction se répondent en harmonie pour nous délivrer un message de modernité apaisée. Une montre élégante par nature et substantielle dans son caractère horloger (mouvement automatique suisse), qui illustre avec force le meilleur des traditions de la montre suisse et du design germanique…

 

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

En savoir plus sur Businessmontres.com

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !