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Quand le code russe revient en arrière et quand l’icône suisse se lance vers l’avant : c’est l’actualité des montres pour fêter Samain
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Quand le code russe revient en arrière et quand l’icône suisse se lance vers l’avant : c’est l’actualité des montres pour fêter Samain

Mais aussi un crâne qui sent bon le sable chaud, une Cubaine qui salue les gringos motorisés, une montre pour les femmes d’influence et une autre pour les femmes de tête qui sont aussi des femmes de cœur…

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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TAG HEUER : Avant-gardiste depuis un demi-siècle…

1969-2019 : un demi-siècle déjà, et un cinquantième anniversaire pour le premier chronographe automatique de l’histoire des montres. À l’époque, cette Monaco au révolutionnaire boîtier rectangulaire était furieusement avant-gardiste et très innovante. Les décennies ont fait de cette Monaco une icône contemporaine, vue à l’écran au poignet d’une légende comme Steve McQueen. Bref, tous les arguments étaient réunis pour faire de ce cinquantième anniversaire une date marquante : entre autres éditions commémoratives, TAG Heuer a concentré cet hommage à son patrimoine dans une pièce unique qui sera vendue aux enchères par la maison Phillips, à New York, en décembre prochain. Cette Monaco Piece d’Art embarque un « calibre 11 » d’époque (c’est le mouvement automatique que proposait la première série de la montre en 1969) soigneusement redécoré et ornementé à l’ancienne – ce qui constitue un joli coup de chapeau aux traditions e la bienfacture suisse. Le style du boîtier, du cadran et des attributs de la montre (couronne de remontage à gauche, poussoirs à droite) est en tout point conforme à l’édition originale, de même que les aiguilles et le bracelet. Bien plus qu’une copie ou qu’un banal clonage de l’édition de 1969, cette Pièce d’Art est une résurrection en majesté d’un modèle qui a marqué l’histoire des beaux-arts de la montre…

BOMBERG : Un crâne qui sent bon le sable chaud…

Dans les parages d’Halloween, les crânes grimaçants à la mexicaine sont de saison. Cet automne, les parements militaires sont également à la mode. Pourquoi ne pas marier les deux tendances ? Il fallait l’approche non conformiste de l’horlogerie incarnée par Bomberg pour oser ce mélange des genres, qui nous propose une BB-01Automatic Military Skull, dans un boîtier en acier de 43 mm, en édition limitée comme il se doit, avec un cadran de style « jungle » qui réinterprète le crâne dans un style guerrier assorti au bracelet camouflé comme un tenue de combat. Les côtés du boîtier reprennent ce motif militaire, tandis que la couronne de remontage se flatte d’une touche kaki qui sent bon le sable chaud. On aura compris que, sans jamais se prendre au sérieux, cette Skull Military est une très sérieuse candidature pour devenir la montre de la saison, celle d’avant les rafales de l’hiver – affichée à moins de 500 euros, cette BB-01 à quartz ne ruinera personne…

CUERVO Y SOBRINOS : Un hommage cubain aux Harley-Davidson...

En pleine renaissance, la marque horlogère Cuervo y Sobrinos décale très provisoirement son habituelle inspiration cubaine pour remonter de quelques centaines de kilomètres vers le nord et rendre hommage à la moto préférée des gringos et donc pour nous parler de Harley-Davidson, le plus mythique des engins à deux-roues sur cette planète. Pour Cuervo y Sobrinos, manufacture indépendante suisse spécialiste des montres Swiss Made d’ascendance cubaine [avant la révolution castriste, à La Havane, la maison Cuervo y Sobrinos distribuait à Cuba les plus fameuses marques suisses : on trouve encore aux enchères de légendaires Patek Philippe cosignées par Cuervo y Sobrinos]. L’exercice consiste cette fois à concevoir une montre en collaboration avec l’artiste américain Scott Jacobs, célébrité mondiale du photoréalisme et spécialiste entre autres de la représentation magnifiée de motos Harley-Davidson magnifiquement repeintes et décorées. On retrouve une de ses œuvres les plus connues, « Live To Ride », sur le cadran de cette montre en série limitée (disponible en version quartz ou en version automatique, de 1 300 euros à 2 300 euros). Lestyle du boîtier reprend celle des « montres de forme » qui exprimaient, dans les années 1940-1950, l’essence horlogère du design avant-gardiste des meilleures manufactures suisses…

EBEL : Une douceur de vivre ponctuée de diamants…

La montre Beluga est une des plus emblématiques des collections Ebel, où elle est née en 1985 pour honorer à la fois la tradition féminine d’une marque dont le nom de baptême est un hymne à l’amour (il fusionne les deux noms du couple fondateur) et l’idée d’un certain renouveau des montres de joaillerie. Le dessin tout en courbes affirmeune belle douceur de vivre, quand le sertissage (40 diamants qui encerclent le boîtier en acier de 28mm, en plus des onze qui ponctuent le cadran) confirme que le temps est le plus précieux des biens qui restent perpétuellement à conquérir. La charmeuse discrétion de cette Beluga la font passer sans fausse note du bureau au cocktail de fin de journée, et de la ville au week-end, tout au long de l’année et même en vacances. Une Beluga, c’est la meilleure des options pour assurer l’élégance des femmes de tête qui ont l’art de rester des femmes de cœur…

SAINT HONORÉ : De montres d’influence…

Les jolies montres de la collection Opera Twist, irrésistibles avec leurs bracelets interchangeables, s’habillent de lanières à double tour en or ou en python (comme, ici, l’influente « influenceuse » @Lapetite_lyonnaise), quand ce n’est pas de liens aux couleurs « néon » qui se font remarquer au poignet. Pour les fêtes de fin d’année, la marque française Saint Honoré offrira un second bracelet aux acheteuses d’une montre Opera Twist, qui reste un des modèles les plus séduisants et les plus accessibles de la panoplie horlogère de toute élégante qui se respecte : so chic, si Parisian, non ?

RAKETA : Pour tout faire à l’envers, à la russe…

Regardez très attentivement cette montre russe prénommé « Code russe » : n’y a-t-il rien qui vous dérange ? Eh oui, vous l’avez bien repéré : les chiffres des heures ne sont pas où ils devraient être et les aiguilles tournent donc dans un sens antihoraire par rapport aux montres traditionnelles ! C’est énorme, mais quoi de plus logique que de respecter les lois de la cosmologie – puisque le mouvement apparent du soleil et des planètes dans notre horizon se fait de droite à gauche, et non de gauche à droite comme les montres. Le mouvement automatique de cette « Code russe » en édition limitée (300 pièces) fait tourner « à l’envers » toutes les aiguilles du cadran : vous pouvez vérifier avec l’aiguille des secondes, qui porte une Lune à son extrémité, que cette Lune tourne elle aussi, comme dans le ciel, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. On dit que le choix de faire tourner les aiguilles de gauche à droite reflète et reproduit simplement le déplacement de l’ombre d’un bâton planté dans le soleil ou sur un mur, repères qui étaient ceux des premiers cadrans solaires : les premiers horlogers ont donc pris l’ombre pour la proie – ceci dans l’hémisphère nord, parce que c’est l’inverse dans l’hémisphère sud ! Pour ceux qui l’auraient oublié, « Raketa » en russe, c’est la fusée spatiale : le retour sur le devant de la scène de la manufacture Raketa, créée en 1961 en hommage au pionnier de l’espace russe Gagarine et toujours située à Saint-Pétersbourg, est donc incarné par cette montre « Code russe », clin d’œil aux traditions « cosmiques » de la marque. Détail final qui a son importance : pour remonter le mouvement automatique ou pour remettre la montre à l’heure, il faut faire l’inverse de ce qu’on pratique habituellement – cette « Code russe » se remonte et se remet à l’heure « à l’envers » (il vous en coûtera environ 1 380 euros pour aller ainsi à contre-courant)…

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

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