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Les tests les plus impitoyables ont éprouvé cette montre Inox pour en faire la plus endurante de toutes les montres jamais réalisées en Suisse…
Les tests les plus impitoyables ont éprouvé cette montre Inox pour en faire la plus endurante de toutes les montres jamais réalisées en Suisse…
©Gregory Pons

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Quand la reine Marie faisait la tête (de mort), quand le Minotaure vous piège dans un cadran et quand Arlequin enfile son costume de lumière : c’est l’actualité des montres

Et aussi la montre sur laquelle on peut rouler en char d’assaut, l’hommage à la Riviera du grand bleu et un chronographe qui sera une pierre blanche dans l’histoire de la montre…

Grégory Pons

Grégory Pons

Journaliste, éditeur français de Business Montres et Joaillerie, « médiafacture d’informations horlogères depuis 2004 » (site d’informations basé à Genève : 0 % publicité-100 % liberté), spécialiste du marketing horloger et de l’analyse des marchés de la montre.

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VICTORINOX : La victoire de l’Inox pour une reconquête du temps…

Dans Victorinox, il y a inox, l’acier par exemple. Un acier que la marque a voulu forger pour résister au temps, en créant la montre la plus endurante jamais réalisée en Suisse. Très au-delà des tests de résistance et d’homologation classiques pour les montres suisses, cette Inox a subi une batterie de 130 épreuves impitoyables, dont une trentaine ont été exclusivement imaginées pour pousser cette résistance dans ses ultimes limites. L’Inox résiste à une chute de 10 m sur une surface en béton, au passage d’un tank de 64 tonnes ou à deux heures de machine à laver. Elle est éprouvée en - 51°C et + 71°C comme à des forces d’accélération/décélération d’à peu près 12 G ou aux attaques d’à peu près tous les produits corrosifs qui nous entourent au quotidien. Mouvement à quartz suisse, boîtier de 43 mm, étanchéité à 200 m, super-protection de la couronne de remontage, trois couleurs de cadran et livraison à la fin de l’été prochain – malheureusement pour les baroudeurs des prochaines vacances. Il en faudra beaucoup pour en venir à bout…

DE BETHUNE : Un Maxichrono totalement unique dans l’histoire de la montre…

Traditionnellement, on lit les temps courts décomptés par le chronographe d’une montre sur différents compteurs (les heures, les minutes et les secondes, voire les dixièmes ou les centièmes de seconde font chambre à part). De Bethune, le turbo-atelier de la haute horlogerie mécanique inventive, nous un maxichrono à lecture directe dont les cinq aiguilles sont au centre, pour une lecture centrale de tous ces temps courts, jusqu’à 23 heures 59 minutes, 59 secondes et 9 dixièmes de seconde – avec une précision ultime garantie par le « tourbillon » qui règle la montre en tournant sur lui-même tous les 3à secondes, à une cadence de 36 000 tics et 36 000 tacs par heure (à peu près huit fois plus vite qu’un cœur humain). C’est un exploit mécanique absolu, doublé d’une brassée d’innovations techniques qui font de ce Maxichrono une étape historique dans l’histoire des montres mécaniques. Le style néo-classique – (re)créatif et non passéiste – de la montre est souligné par le mono-poussoir dissimulé dans la couronne de remontage et par le fond ouvrant par clapet de cette montre-bracelet. Ce sera sans doute une des pièces maîtresses de l’année 2014 et, en tout cas, le symbole plus évident de l’infinie richesse d’une tradition mécanique suisse jamais à court de nouvelles inspirations…

JACOB & CO : La haute mécanique joaillière en costume d’Arlequin…

Bad boy assumé de la haute horlogerie internationale, le créateur ouzbéquo-newyorkais Jacob Arabov (créateur de Jacob & Co) n’a que des copains – pas tous fréquentales – dans la jet set et chez les célébrités lancées sous les projecteurs de tous les rendez-vous où il faut se faire voir. Ses montres combinent l’art de la joaillerie, l’insolence de couleurs qui détonnent et des mécaniques de très haut niveau, comme ce tourbillon volant Brilliant Arlequino qui aligne 205 pierres multicolores, dont la « carapace » recouvre la montre (47 mm, 205 pierres) et son cadran (160 pierres en taille baguette) d’un précieux velours de carats sertis de façon invisible. L’illusion de ce costume d’Arlequin plein d’imagination joaillière piège la lumière pour en faire l’essence d’un temps aux vingt mille facettes chromatiques. On reverra cette montre sur les red carpets de toute la planète…

RALF TECH : Une Riviera à l’assaut des légendes de la Riviera…

Française d’inspiration, suisse d’exécution, cette montre Ralf Tech est inspiré par la Riviera dont elle tire son nom et dont l’imaginaire soulève immédiatement des images de ciel sans nuages, de mer bleue et de montagnes méditerranéennes écrasées de soleil. Cette montre Riviera WRX semble inspirée par les mythologies du « grand bleu », avec ou sans plongée sous-marine, par les Riva aux ponts lattés de teck qui sillonnent ce littoral où s’enracine la culture européenne : avec son mouvement automatique suisse, ses dimensions généreuses (47,5 mm), son étanchéité à 500 m et ses couleurs, c’est un vrai instrument professionnel, mais aussi une bête de mode pour affronter l’été des plages et des vagues (environ 2 700 euros)…

FIONA KRÜGER : Une tête de mort qui fait la course contre la montre…

Ecossaise de naissance et Suissesse par le mariage, la créatrice Fiona Krüger – qui enseigne à la fameuse école de design ECAL de Lausanne – a voulu rendre hommage à ses deux patries. Sa montre Skull reprend l’idée d’une « vanité » horlogère (on parlait aussi des Memento Mori : « Souviens-toi que tu es mortel »), montre en forme de tête de mort qui appartenait à la reine Marie d’Ecosse (en cartouche dans l’image ci-dessous), en la réinterprétant de façon contemporaine sans se contenter d’ajouter un crâne sur un cadran. Elle a donc dessiné un boîtier qui reprend le style des têtes de mort qu’on voit apparaître au Mexique pour le Dia de Los muertos (« Jour des morts »), en adaptant la structure du mouvement mécanique et de la montre aux grandes lignes de ce style. Les finitions sont celles d’une montre de haute horlogerie, mais avec l’expression d’un art totalement non-conformiste plus proche du punk que de la bourgeoisie genevoise. C’est un défi au temps qui passe et un exorcisme contre la mort qui est au bout des ces heures en fuite perpétuelle. Pas facile à porter, mais magnifique au poignet (il n’y en aura que dix exemplaires, facturés un peu plus de 10 000  euros pièce)…

VALBRAY : Encore une minute de labyrinthe, Monsieur le minotaure…

Au choix, selon l’humeur, une montre qui sert à jouer ou une montre qui sert à prouver sa culture. Côté cadran, le classique jeu du labyrinthe, qui se masque ou qui se démasque en actionnant la lunette de la montre (la partie qui entoure le verre saphir) : on tente alors de faire parvenir la petite bille au centre de la montre – en la gardant au poignet, c’est tout sauf évident. Côté fond, la gravure d’un minotaure qui hésite entre Trémois et Picasso et qui nous renvoie au mythe grec du labyrinthe de Cnossos, en Crète, et à ce monstre mi-homme mi taureau que Thésée devait y tuer avant de trouver la sortie du labyrinthe grâce au fil d’Ariane, la fille du roi Minos. Détail utile : cette montre à diaphragme (inspiré par le rideau d’un appareil photographique) donne l’heure, en plus de donner à réfléchir et de donner du plaisir…

• LE QUOTIDIEN DES MONTRES

Toute l’actualité des marques, des montres et de ceux qui les font, c’est tous les jours dans Business Montres & Joaillerie, médiafacture d’informations horlogères depuis 2004...

Lien : http://www.businessmontres.com

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