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Les forages pétroliers en Arctique pourraient avoir des conséquences écologiques, économiques et géopolitiques majeures.
Les forages pétroliers en Arctique pourraient avoir des conséquences écologiques, économiques et géopolitiques majeures.
©Reuters

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La perspective de forages pétroliers en Arctique déchaîne les passions

Les forages en Arctique pourraient avoir des conséquences écologiques, économiques et géopolitiques majeures, dans un contexte d'épuisement des ressources pétrolières. Mais les géants de l'or noir multiplient les allégations rassurantes. A l'exception notable de Total...

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Christophe de Margerie, "l'intrus"

Le PDG de la multinationale française Total semble vouloir améliorer l'image de celle-ci, associée dans l'imaginaire collectif à la catastrophe de l'Erika et, pour les observateurs les plus attentifs, à la toujours vraisemblable exploitation des gaz de schiste sur le territoire national. Ses fortes réserves sur le dossier des forages pétroliers en Arctique tranchent en tout cas avec la détermination de Shell, qui investit des sommes mirobolantes depuis le début du millénaire pour devenir le "taulier énergétique" de la région et a déjà dû différer ses ambitieuses velléités à plusieurs reprises.

"Du pétrole dans l'Arctique, ce serait un désastre", déclarait-il en septembre dernier dans un entretien accordé au Financial Times. "Une fuite causerait trop de dommages à l’image de la compagnie", a-t-il ajouté. À la supposée prise de conscience environnementale s'ajoute donc la lucidité du patron, bien conscient que les activités du géant dont il a la charge suscitent quantité d'oppositions et qu'un accident aurait des conséquences dramatiques à bien des égards.

Ces propos ont été salués par le responsable de la campagne Arctique de Greenpeace Ben Ayliffen, selon lequel "le reste de l’industrie pétrolière devrait tenir compte de cet avertissement". Elle ne l'a pas encore fait jusqu'ici...

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Deux proches de Barack Obama tapent du poing sur la table

La première a été conseillère pour l'énergie et le climat du chef de l'exécutif américain, le second directeur de son équipe de transition après avoir été chef de cabinet de Bill Clinton. Co-auteurs d'une tribune publiée dans Bloomberg News, Carol Browner et John Podesta ont enjoint l'administration Obama à "n'accorder aucun nouveau permis à Shell" et à "suspendre  toute action vis-à-vis des demandes d’autres compagnies de forer (en Arctique)".

Une proposition radicale que Washington pourrait retenir étant donné l'incident survenu fin décembre sur la plate-forme Kulluk, qui s'est finalement échouée, manquant de peu de provoquer une marée noire. Shell fait en effet l'objet d'une enquête gouvernementale de deux mois concernant sa politique de forages dans le Grand Nord et l'incident précité est quant à lui "décortiqué" par les gardes-côtes américains.

De quoi redouter une douche glacée alors que le groupe anglo-néerlandais a déjà déboursé trois milliards et demi d'euros en logistique et en permis pour régner en maître dans la région.

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Une catastrophe pour la biodiversité ?

C'est l'un des principaux arguments des ONG de protection de l'environnement. De leur point de vue, des forages pétroliers en Arctique seraient un désastre pour l'écosystème, déjà gravement menacé par la pollution, la surpêche et bien sûr le réchauffement climatique. Conseillère politique en chef de Greenpeace, Ruth Davis a dénoncé l'an passé l’attitude du secteur, qui ferait "tout ce qu’il peut pour éviter de discuter de la sécurité des forages, effectués dans des conditions des plus inhospitalières, de surcroît dans des endroits où un déversement de pétrole dévasterait la faune et serait presque impossible à nettoyer".

"Le risque est unique et difficile à gérer", souscrit la Lloyd’s, co-auteure d’un rapport publié en avril dernier dans lequel elle s’est notamment inquiétée que l’avenir énergétique de l’Arctique soit traité en haut lieu aussi peu de temps après le cataclysme Deepwater Horizon. Elle redoute par ailleurs, entre autres, des modifications graves des schémas de migrations des caribous et des baleines. Rejets de polluants directement dans les eaux, construction de pipelines, de nouvelles infrastructures routières et de nouvelles installations minières, pétrolières et industrielles, augmentation du trafic maritime et regain probable de l’activité sismique pourraient bientôt être le triste lot d’un écosystème qui, répétons-le, pâtit déjà de la hausse des températures.

À croire que l'Homme n'a pas son pareil pour se tirer une balle dans le pied.

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