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2,5 millions d'Américains sont des e-smokers.
2,5 millions d'Américains sont des e-smokers.
©Reuters

Minute tech

La e-cigarette, le fabuleux destin du marché de la vapeur

Les cigarettes électroniques, ou "vaporettes", ne sont plus un simple gadget et ont envahi les lieux fumeurs et non fumeurs. Une saga douce, qui permet de contourner l'addiction, mais aussi un véritable Far west, tant le business de la cigarette à vapeur est juteux.

La cigarette électronique, c'est aussi de la tech. Quelques filaments qui réchauffent un peu d'eau, un chargeur USB, différents goûts et adjuvants. Le site  Mashable a signalé cette semaine l'extraordinaire succès de ce que l'on traitait de gadget il y a quelques années, un peu de vapeur qui pèse maintenant entre un et deux milliards de dollars en ventes.

Petit flash back

Un brevet lointain avait été déposé par un certain Herbert A. Gilbert en 1963, sans succès, et c'est un pharmacien chinois, allié àGolden Dragon Holdings qui a été le premier à commercialiser une cigarette électronique comme substitut e à la maudite et bien aimée cigarette, en 2005. Personne n'y croyait. Mais les statistiques actuelles pour les seuls Etats-Unis, où il n'est plus possible d'allumer une cigarette, sont celles d'un business majeur. D'après le site de statistiques Statistic Brain 2,5 millions d'Américains sont des e-smokers. Et c'est efficace pour qui veut arrêter le tabac. 31 pour cent de ceux qui ont testé la cigarette électronique ont arrêté de fumer des cigarettes classiques dans les six mois. Les chiffres économiques sont aussi plein de santé. De 20 millions de dollars en 2008, à un milliard de dollars cette année avec des perspectives encore plus roses : 10 milliards de dollars d'ici à 2017.

Les cigarettiers deviennent des e-cigarettiers

Les marques, modèles et techniques de vaporisation, les goûts aromatiques, pullulent maintenant dans le monde entier, en vente sur Internet d'abord, puis selon les pays, dans les tabacs, des chaines de boutiques spécialisées ou des franchises. Le leader des fabricants américains est pour l'instant NJOY, qui compte justement parmi ses investisseurs des capital risqueurs de la tech :  l'un des fondateurs de Skype et un autre de PayPal. Mais derrière quelques "majors" de la vapeur nicotinisée, des petites marques occupent 41 pour cent du marché, un marché en train de se structurer à grande vitesse.  Ironie suprême : ce sont maintenant les multinationales du tabac qui partent à l'assaut de ce marché trop beau. 

Le groupe RJRV (R.J. Reynolds Vapor Co) filiale de Reynolds qui commercialise entre autres les cigarettes Kool et Camel, se prépare à lancer en juillet sa propre cigarette électronique, sous la marque Vuse, dont voici le pitch."VUSE est une technologie Smart Technologie, conçue pour réguler la consommation, la chaleur et la performance par cartouche, pour assurer une première bouffée parfaite. Aujourd'hui, les fumeurs adultes qui ont essayé les e-cigarettes n'ont pas trouvé un produit efficace à long terme. Grâce à sa technologie digitale, VUSE procure aux fumeurs adultes qui songent à passer aux e-cigarettes un produit innovant et de haute qualité, produit par un fabricant de cigarettes".

Dans cette ruée vers l'addiction à la vapeur aromatisée, Mashable a également repéré ce qui est sans doute le premier branding de la e-cigarette, des e-cigarettes de marque Play Boy, qui sortiront cet automne. Et en France, ou la vaporette caracole comme partout parmi les produits best sellers de l'année ? Les députés viennent d'interdire la vente de e-cigarettes et la publicité de celles-ci pour les mineurs. La e-cigarette est donc bien la nouvelle cigarette officielle.

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