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François Hollande est-il en voie d’anéantissement ?
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Chroniques du pot aux roses

François Hollande est-il en voie d’anéantissement ?

Les Français ne sont plus que 15 % à avoir une bonne ou plutôt bonne opinion du président de tous les changements. Et, plus significatif encore et même franchement cocasse, 3 % à espérer qu’il se représente ! Oui, vous avez bien lu, 3 %. Sa dernière chance de s’en sortir, une dissolution qui lui permettrait de faire oublier ses turpitudes, s’amenuise dangereusement.

Google et Yahoo, internet

Serge Federbusch

Serge Federbusch est président d'Aimer Paris et candidat à l'élection municipale de 2020. Il est l'auteur de La marche des lemmings ou la 2e mort de Charlie, et de Nous-Fossoyeurs : le vrai bilan d'un fatal quinquennat, chez Plon.

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1 – Déchéance de la déchéance

Hollande tenait, malgré lui et malgré nous, l’occasion unique et rêvée de rebattre les cartes politiques grâce à une mesure de déchéance de nationalité qui aurait pris son camp et ses adversaires à revers. Face aux manœuvres de ses opposants et de ses faux amis, il ne lui restait qu’une solution : passer en force en utilisant l’article 11 de la constitution, en tordant si besoin le texte, et proposer la mesure au peuple par la voie du referendum. Il pouvait gagner et dissoudre dans la foulée.

Mais il n’est pas un de Gaulle, pas même un Mitterrand. Il a ainsi gâché sa dernière chance de sauver son siège. Et, ce faisant, il a perdu également la face, ce que son armada de communicants ne parviendra pas à dissimuler.

2 – L’inversion de la courbe du terrorisme est proche 

« Le réseau responsable des attentats de Bruxelles et Paris est en voie d’anéantissement » a triomphé Mou-Président. Jonché de 162 cadavres, c’est un chemin bien tortueux… Pendant ce temps, le troisième homme dit « au chapeau » de l’aéroport de Zaventem n’en finit pas d’être identifié puis « désidentifié » et de nouveaux « cerveaux » des attentats repérés de semaine en semaine. Dans l’ombre, de nouveaux groupes ou les mêmes sont en train d’ourdir d’autres meurtres. Ce qui est sûr, c’est que jamais le mot islam ou même islamisme ne sortira de la bouche présidentielle.

3 – Molenbeek, capitale de l’Europe

Avec un peu de recul, ce qui se passe à Molenbeek est décidément symbolique. L’Europe meurt à petit feu, rongée par un double mal.

D'une part, la captation du pouvoir par une technostructure qui manipule la monnaie, l’endettement, les accords commerciaux au gré de ses intérêts et d’une logique qui a crucifié l’industrie française, entre autres victimes. La caste dirigeante française en est la complice pour des raisons maintes fois évoquées dans ces colonnes, la principale étant que cette montagne de dettes lui permet d’éviter les réformes douloureuses. D'autre part, l’essor rapide d’un islam bigot et régressif qui modifie peu à peu la « physionomie sociale » de nos villes, sorte de poison associé à cette déliquescence démocratique.

La Belgique et sa capitale Bruxelles, longtemps sans gouvernement, ventre mou d’une Europe sans citoyens étaient la proie rêvée de cette hydre à deux têtes. Du reste, la démocratie européenne n’est pas en panne qu’en Belgique : Espagne et Portugal sont dirigés depuis des mois sans aucune majorité parlementaire et tout le monde s’en moque. Ce qui compte, c’est que Mario Draghi achète discrètement de la dette publique pour éviter que les marchés ne sanctionnent la faillite de ces Etats impécunieux.

Molenbeek, qui n’est au fond qu’un quartier de Bruxelles, porte les stigmates de ces capitulations. Et, à ce titre, elle mériterait d’être élevée au rang de capitale de l’Europe. Il est vrai que selon Pascal Kanner, ministre français si l’on en croit les gazettes, il y aurait des centaines d’équivalents-Molenbeek rien qu’en France.

Le titre prestigieux sera donc âprement disputé.

4 – Nuage épais sur déficit budgétaire

Relayé par de sages médias, le gouvernement s’est emparé des chiffres de l’Insee qui font état d’un ratio déficit public/pib de 3,5 % contre 3, 8 % attendu. C’est un succès, presque un triomphe. Sauf que … on y voit surtout un parfait résumé des techniques hollandaises d’enfumage. La méthode est simple est éprouvée. Dans un premier temps, on gonfle le chiffre prévisionnel afin de pouvoir pavoiser en affichant un résultat meilleur que prévu. C’est ainsi que l’an dernier les 3,8 % avaient été retenus au lieu d’une prévision moins pessimiste. Dans un second temps, on évite que la question de l’origine de ce léger recul soit posée. On y verrait l’effet du fort repli des intérêts payés qui n’est en rien imputable à la politique de Hollande et entièrement à mettre au compte de la Banque Centrale européenne et de son assouplissement quantitatif. L’impact de la hausse de la fiscalité sur les carburants n’est pas non plus mentionné. Dans un troisième temps, le pouvoir se saisit de cette heureuse « surprise » pour délier les cordons de la bourse : dégel du point d’indice dans la fonction publique, transferts aux collectivités locales, ruineuse politique de création d’emplois subventionnés dans le public et parapublic, etc. La cagnotte virtuelle est déjà très matériellement entamée ! Enfin, comme de bien entendu, la Commission européenne ne se rend compte de rien. L’engagement initial de hollande était le retour à l’équilibre budgétaire à l’horizon 2017. Bientôt, il pavoisera avec un déficit de 4 % constaté ex post.

Moscovici doit être trop occupé à préparer son pot de remerciement pour la légion d’honneur que son ancien patron vient de lui accorder.  On appelle cela la récompense pour bons et loyaux services.

5 – Lilliput président

Ils ne sont plus que 15 % à avoir une bonne ou plutôt bonne opinion du président de tous les changements. Et, plus significatif encore et même franchement cocasse, 3 % à espérer qu’il se représente ! Oui, vous avez bien lu, 3 %. Sa dernière chance de s’en sortir, une dissolution qui lui permettrait de faire oublier ses turpitudes, s’amenuise dangereusement au fur et à mesure que le temps que les Français auraient pour l’oublier se réduit d’autant. « Le président qui rétrécit » : cela aurait fait un bon film d’anticipation dans les années 1950. Malheureusement, ce concassage en règle a lieu dans la France d'aujourd'hui.

6 – Inédit : nos félicitations à un ministre socialiste !

Hamdulillah ! Certains à gauche retrouvent le bon sens républicain. Ainsi Laurence Rossignol, ministre du droit des femmes, vient de déclarer à propos des marques de mode qui se lancent dans la Burqa et autres encagements voilés : «Ce qui m'a frappé ce sont les arguments que donnent ces marques, qui disent ne faire la promotion d'aucun mode de vie, comme s'il y avait une dissociation entre les vêtements et les modes de vie. L'enjeu c'est celui du contrôle social sur les corps des femmes. Lorsque des marques investissent ce marché de la tenue islamique, parce qu'il est lucratif, elles se mettent en retrait de leur responsabilité sociale et d'un certain point de vue font la promotion de cet enferment du corps des femmes. Cela me choque …. Dans certains quartiers, on voit de moins en moins de femmes dehors, dans les cafés. Mon rôle, a-t-elle ajouté, c'est d'aider les femmes qui veulent résister à l'emprise des salafistes dans certains quartiers». 

Espérons que Mou-Président, communautariste en chef, ne lui fasse pas subir le sort qu’il a réservé à Pascale Boistard. Allez les filles ! La femme est l’avenir de l’homme.

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