Le Watergate dont tout le monde se fiche ? Des micros dans les bureaux de Gérard Larcher ; Macron laisse perplexe l’Express, Philippe déboussole le Point ; François Ruffin le surassisté ; Ces Français qui vous fichent eux aussi ; | Atlantico.fr
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Le Watergate dont tout le monde se fiche ? Des micros dans les bureaux de Gérard Larcher ; Macron laisse perplexe l’Express, Philippe déboussole le Point ; François Ruffin le surassisté ; Ces Français qui vous fichent eux aussi ;
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Revue des hebdos

Le Watergate dont tout le monde se fiche ? Des micros dans les bureaux de Gérard Larcher ; Macron laisse perplexe l’Express, Philippe déboussole le Point ; François Ruffin le surassisté ; Ces Français qui vous fichent eux aussi ;

Sans oublier : la bombe de la dette inquiète Valeurs Actuelles ; L'Obs et Vraiment craignent pour nos données personnelles mal protégées.

Gilles Klein

Gilles Klein

Gilles Klein,, amateur de phares et d'opéras, journaliste sur papier depuis 1977 et en ligne depuis 1995.

Débuts à Libération une demi-douzaine d’années, puis balade sur le globe, photojournaliste pour l’agence Sipa Press. Ensuite, responsable de la rubrique Multimedia de ELLE, avant d’écrire sur les médias à Arrêt sur Images et de collaborer avec Atlantico. Par ailleurs fut blogueur, avec Le Phare à partir de 2005 sur le site du Monde qui a fermé sa plateforme de blogs. Revue de presse quotidienne sur Twitter depuis 2007.

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Micros espions chez Larcher
Une inspection dans les locaux de la présidence du Sénat a permis de découvrir des micro espions. Une enquête a été ouverte. Larcher est quand même le deuxième personnage de l'Etat, et il disait il y a quelques temps se méfier du téléphone. Un policier en poste auprès de Gérard Larcher a été placé en garde à vue selon le Point, le policier aurait dit utiliser ces micros pour surveiller... sa propre femme.
Mélenchon : OM et foot
Député des Bouches du Rhône, le Marseillais Mélenchon se devait d'assister au match OM-Salzbourg le 26 avril. Dur pour lui, remarque Le Point. Il déclarait en effet, dans l'émission Quotidien, cette année "S'il y a un mec dans tout le pays qui ne s'intéresse pas au foot, c'est bien moi." Et sur RTL, en 2010, il disait : "Cela m'a toujours choqué de voir des RMisttes applaudir des millionnaires."
Les Insoumis dans les facs
"A Tolbiac, Rennes ou Nanterre, les militants de La France insoumise investissent les facs. Ils séduisent les étudiants en quête de contestation mais allergiques aux politiques. Autant de voix décisives pour la prochaine campagne électorale de Jean-Luc Mélenchon ?" se demande Vraiment sur 10 pages.
Hamon et la rue du Banquier
"Benoît Hamon, à la tête de son mouvement Génération.s, a investi le 11e étage de la tour Montparnasse, à Paris, là où il avait organisé sa campagne pour la primaire socialiste en vue de la présidentielle" note l'Express qui ajoute qu'il avait visité une autre adresse… rue du Banquier, dans le XIIIe mais "Face au risque de railleries, Hamon a préféré refuser".
Moins de députés ? Oui, mais pas chez moi !
"A 92 %, les Français sont favorables à la baisse du nombre de parlementaires. Sur le terrain, ils se contredisent." constate l'Express après avoir suivi une élue dans l'Orne. "Electeur ou sondé, le Français ne serait-il pas surtout schizophrène ? En quête d’écoute et d’attention de son député, mais impitoyable avec les locataires de l’Assemblée et du palais du Luxembourg ? « Il n’y a pas de paradoxe, assure Bruno Cautrès, politologue au Cevipof. Les Français sont beaucoup moins en demande d’une proximité géographique que de manifestations d’empathie et de compréhension des problèmes concrets. Ils veulent simplement avoir le sentiment que leurs élus ne vivent pas comme une caste à part. »
La vraie nature de Macron
L'Express s'interroge : "La vraie nature du président fait toujours question. Un prophète qui va changer la vie des Français ? Ou un illusionniste qui nomme les maux sans les soigner ?" et ajoute "Face, le chef de l’Etat veut et va changer la vie des Français. Pile, il est un beau parleur qui sait nommer les choses, pas les soigner."
Pour l'Express : "L’acrobate jongle, tour à tour enjôleur et tranchant. Le macronisme est une auberge espagnole, chacun y apporte ce qu’il aime ou hait. Jean-François Kahn rend les armes face à celui qui réalise son rêve : « bordéliser » les clivages de la politique française. Xavier Bertrand les reprend : après le regard bienveillant, il porte une parole acidulée sur ce pouvoir « technocratique » et « clivant ». Louangeur et distancié, Jean Pisani-Ferry, l’économiste qui a mis le programme de Macron en forme, estime que le volontarisme politique n’est rien s’il ne met pas la société en mouvement."
Mais pour l'hebdo, finalement "le meilleur commentaire revient à l’intéressé : « Je suis très lucide sur le fait que ce sont les Français qui m’ont “fait” et non un parti politique », dit-il dans le numéro de mai de La Nouvelle revue française."
Edouard Philippe, patron ?
Le Premier ministre "a conquis sa place à la droite de Jupiter" aux yeux du Point qui enquête "sur le petit royaume de Matignon" avec 15 pages. Le journal évoque les "conseillers communs de Macron et Philippe". Mais contrairement au titre de la Une "Et si c'était le patron ?" Le Point conclut "Premier ministre absolu au sens institutionnel du terme, exécutant général, le juppéiste défait de la primaire, deveu chef de gouvernement ex-nihilo, pourrait politiquement tout aussi bien ressortir de Matignon dans l même tenue que celle dans laquelle il est entré. Quasi nu."
Mais en attendant, il ne se laisse pas faire : certains ministres ont oublié de passer par Matignon pour s'adresser à l'Elysée "Ils se le sont pris dans la figure" selon Christophe Castaner cité par Le Point.
Ruffin l’incontrôlable
L'Obs fait le portrait de cet élu de la France Insoumise, âgé de 42 ans, "Défenseur des ouvriers et des sans-grade, le député-reporter impose son style perturbateur et potache dans le paysage désolé de la gauche", François Ruffin a droit à six pages. Rien de particulier. On apprend quand même qu'il a... six attachés parlementaires, tous, par ailleurs, collaborateurs de son journal trimestriel Fakir qui revendique 30 000 exemplaires (vendus ou diffusés, on ne sait pas).
Voir aussi deux pages sur Ruffin "insoumis et pessimiste" dans Marianne qui estime que La France Insoumise "dit s'accomoder de ce trublion dont les ambitions politiques paraissent pour le moment limitées".
L'ennemi de Bolloré
Marianne consacre un dossier aux ennuis de Vincent Bolloré "Le fossoyeur de Canal +" et croit pouvoir titrer sur sa "Chute" ce qui est peut-être un peu rapide en besogne.. Les ennuis de Bolloré (procédure judiciaire en France, mais aussi soucis en Italie) sujet aussi traité sur deux pages dans Le Monde paru hier, mais de manière moins radicale.
Tandis que, de son côté, l'Obs s'intéresse à celui qu'il appelle "l'ennemi" de Bolloré : "Ancien associé du milliardaire breton, il est devenu, il y a dix ans, son ennemi juré ; ses multiples plaintes ont alimenté la procédure, qui a valu à Bolloré de passer quarante-huit heures de garde à vue dans les bureaux de l'office anticorruption à Nanterre" écrit L'Obs sur 3 pages, à propos de Jacques Dupuydauby, homme d'affaires à la retraite âgé de 72 ans, ruiné après un différend avec Bolloré qui l'accuse d'avoir "siphonné" des comptes de "sociétés vers le Luxembourg pour mettre l'argent à son nom, avec un préjudice estimé à 62 millions". 
Dupuydauby a déposé deux plaintes : "L'une concerne le Togo. L'autre, la Libye, le Cameroun, le Gabon… Il y accuse Bolloré d'avoir bénéficié des interventions de Nicolas Sarkozy pour obtenir les ports d'Afrique de l'Ouest. Il aurait remis quelque 7.000 documents à la justice. "La haine est tellement tenace, que tout est bon à prendre pour lui, constate un enquêteur. Mais tout n'est pas forcément bon à garder."
Areka contre le Crédit Mutuel
"Entre l’organe central du Crédit mutuel, historiquement piloté par le groupe CM11-CIC (11 fédérations, dont la puissante strasbourgeoise), et les fédérations dissidentes d’Arkéa (Bretagne, Sud-Ouest et Massif central), l’entente n’a jamais été au beau fixe." écrit l'Express.  "Depuis des décennies, les deux principales entités régionales du Crédit mutuel entretiennent des relations conflictuelles, la petite bretonne cherchant jalousement à préserver son autonomie vis-à-vis de sa grande sœur alsacienne."
"Il y a quatre mois, Arkéa a décidé de faire voter son indépendance aux administrateurs, et la querelle historique a pris une nouvelle tournure. Les attaques devant la justice civile se sont transformées en plaintes pénales, et des critiques institutionnelles on est passé aux attaques personnelles, voire, dans certains cas, aux menaces physiques, le tout sur fond de revendications régionalistes. Bref, une bataille digne d’un roman noir." que raconte l'Express sur 4 pages.
Tous fichés
"Nous sommes désormais condamnés à laisser des traces numériques. Avec leurs séduisantes applications gratuites, les géants de la Silicon Valley surveillent nos faits et gestes... Bruxelles pose fin mai la première pierre d’une réglementation des données dans la transparence. Mais l’Europe devra déployer un plan plus global pour ne pas devenir une colonie numérique des Etats-Unis, voire de la Chine..." explique l'Obs dans un dossier d'une douzaine de pages face aux "failles de sécurité, violation de la vie privée, prolifération des “fake news”, manipulation des esprits...."
Ce long dossier est plus un rappel pour ceux qui sous-estimeraient encore la situation, qu'une enquête pleine de révélations, mais on y apprend quand même des choses : "Tous les acteurs du numérique exploitent nos données, mais tous ne les vendent pas à des tiers. Amazon tire l’essentiel de ses revenus du commerce de marchandises, Apple de la vente d’ordinateurs et de smartphones . Netflix fait payer un abonnement à son catalogue audiovisuel, Uber et Airbnb prennent une commission pour la mise en relation avec un chauffeur ou un hôte".
Ceux qui exploitent nos données commercialement : "Les seuls géants occidentaux dont le modèle économique repose exclusivement sur la commercialisation des profils de leurs milliards d’usagers sont les plateformes « gratuites » : Google et ses innombrables ramifications (Android, Search, Gmail, Maps, Calendar, Drive, YouTube, Earth), ainsi que Facebook et ses services satellite (Messenger, Instagram, WhatsApp)." 
Mais les géants américains ne sont pas les seuls à fouiller notre vie et à en vivre, l'Obs donne l'exemple du centre commercial So Ouest de Levallois-Perret avec son "programme de fidélité XXL ou appli shopping" géré par " le leader européen Unibail-Rodamco" qui "teste de nouveaux services liés à l’obtention d’un accès au compte en banque des visiteurs" En effet, "au moment de son inscription, le futur abonné est invité à donner l’identifiant et le mot de pase qui lui permettent d’accéder à ses comptes bancaires en ligne..." ce qui peut inquiéter certains d'entre nous même les plus optimistes.
L'Obs évoque l'intervention de l'Europe. Vraiment fait de même : " L'Europe peut-elle sauver nos data ? Face aux géants du Net, l'Europe réagit enfin en instaurant un règlement général sur la protection des données (RGPD) censé permettre à chacun de reprendre la main sur ses données personnelles
La dette, bombe à retardement
"Dette française, la grenade dégoupillée. L’endettement ne fait qu’augmenter. Les taux d’intérêt ne peuvent que remonter. Tous les ingrédients d’une crise sont réunis, mais les politiques restent silencieux face à ce danger. Pourtant, il existe un remède : la réduction importante de la dépense publique" Sujet à la Une avec 14 pages dans Valeurs Actuelles qui estime que "La France, lanterne rouge de l’Europe Prélèvements obligatoires, dépense publique, déficits, dette : la France est le plus mauvais élève des grands pays européens".
"C'est une première depuis dix ans: la France affiche — enfin — un déficit public au-dessous de la barre des 3% du PIB, à 2,6 %. À Bercy, on n’a pa pu s'empêcher de pavoiser" mais, souligne Valeurs "C’est oublier un peu vite les récentes mises en garde du Premier président de la Cour des comptes, Didier Migaud, qui a une fois de plus tiré la sonnette d’alarme, mi-janvier, soulignant que « la France continue de présenter une situation financière plus dégradée que celle de la quasi-totalité de ses parte- naires de la zone euro »."
Les Kurdes abandonnés
"Pourquoi les Occidentaux ont-ils laissé tomber les Kurdes, leurs alliés dans la lutte contre Daech ?" s'interroge L'Obs qui constate "Jamais ce peuple sans Etat n'aura réussi à faire de sa cause un enjeu international."
Afrique centrale, le recul démocratique
"De N’Djamena à Kinshasa, via Yaoundé, Libreville et Brazzaville, le vent mauvais de la régression démocratique balaie l’Afrique centrale. Certes, le cœur du continent n’a pas le monopole du simulacre électoral, du bricolage constitutionnel, du clanisme ou de la dérive autoritaire" explique l'Express. Après avoir évoqué "la République centrafricaine, Etat failli de naissance, livré aux jeux pervers des intrigues politiciennes et aux pulsions prédatrices de caïds miliciens"  la Guinée équatoriale "émirat pétrolier aux usages orwelliens que régente depuis près de quatre décennies Teodoro Obiang" l'Express s'intéresse "au quintette des cancres : Tchad, Gabon, Congo-Brazzaville, République démocratique du Congo (RDC)", Cameroun.

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