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Charb, la charge posthume contre les escrocs de l'islamophobie; Sarkozy, Juppé, Fillon : 50 nuances de libéralisme; Jean-Marie Le Pen, du crépuscule à la nuit
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Revue de presse des hebdos

Charb, la charge posthume contre les escrocs de l'islamophobie; Sarkozy, Juppé, Fillon : 50 nuances de libéralisme; Jean-Marie Le Pen, du crépuscule à la nuit

Et aussi : le renseignement rassure, mais le secret fascine : la folie des complots ; bienvenue dans 100 Start up Françaises au top ! ; "La Junk science" : peut-on parler d’une "malrecherche" comme il existe une "malbouffe" ? C'est la revue des hebdos, par Sandra Freeman.

Sandra Freeman

Sandra Freeman

Journaliste et productrice, Sandra Freeman a animé des émissions sur France Inter, LCI, TF1, Europe 1, LCP et Public Sénat. Coautrice de L'École vide son sac (Éditions du Moment, 2009), elle est la fondatrice du média internet MatriochK.

 

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Pour traquer les terroristes : le projet de loi sur le renseignement, liberté, égalité, mais surveillés !

« En matière de législation, l’urgence et l’émotion sont mauvaises conseillères ». Mathieu Croissandeau consacre son édito dans l’Obs cette semaine au projet de loi sur le renseignement que vient d’examiner en procédure accélérée l’Assemblée Nationale. Et il fait bien la part des choses, d’ailleurs « cette loi est-elle nécessaire ? Oui, bien sûr. Ne serait-ce que pour mettre fin à l’hypocrisie en donnant un cadre légal à des pratiques aujourd’hui en cours dans les services de renseignement ». Et ce n’est pas tout rose quand même.

« Cette loi pose-t-elle problème ? Oui aussi. Et il n’est pas anodin de voir, devant le bel unanimisme des députés, se lever des associations de défense de des libertés, des syndicats d’avocats, de magistrats et jusqu’aux rapporteurs des Nations unies sur les droits de l’Homme pour nous mettre en garde ».

« Le projet de loi sur le renseignement prétend répondre à la menace terroriste ». Mais tout cela se fait-il « au mépris de certains principes fondamentaux du droit ? » s’interroge Télérama, dans ses pages « Penser autrement ». Inquiétude de la méthode rapide, déjà : « la machine à voter est réglée sur "hémicycle rapide". Piloté par Manuel Valls, ce véhicule législatif circule en effet sous le régime de la procédure d’urgence ». Inquiétude aussi de l’accumulation de mesures, ces derniers temps :« c’est le troisième coup de semonce antiterroriste de François Hollande depuis son arrivée chaque attaque contre l’intégrité de l’Etat amène son lot de nouvelles mesures (Merah,Nemmouche, Kouachy et Coulibaly). Mise sur écoute d’un véhicule, interception de communications en temps réel ou installation de keylogger pour enregistrer les frappes d’un clavier d’ordinateur…toutes ces pratiques, de plus en plus intrusives, seront bientôt bordées par la loi. Enfin, inquiétude sur l’ampleur de l’arsenal. Sa principale innovation ?« L’élaboration d’un algorithme qui, une fois placé sur le réseau des opérateurs télécoms, serait capable de détecter les « signaux faibles ». Vous vous demandez ce que sont ces « signaux faibles » ? Ce sont les « comportements numériques annonciateurs d’un hypothétiques passage à l’acte terroriste ». En gros, en croisant les infos de « qui se connecte à quoi, et quand », et bien ça permet de savoir qui peut communiquer (en secret) avec qui et donc de potentiellement trouver de nouveaux terroristes…« C’est ahurissant que l’Etat reconnaisse des mesures illégales », s’insurge Henri Leclerc, cet avocat qui défend les libertés publiques depuis bien longtemps (et sans doute de plus en plus).Certains se méfient des grands pouvoirs confiés à la police, « qui n’existent aujourd’hui que sous le contrôle d’un juge ». D’autres craignent l’amateurisme, une « NSA du pauvre », plus modeste mais tout aussi intrusive que la cousine américaine.

Et quand on touche à la liberté, ce n’est pas que celle des terroristes recherchés, c’est celle de tous, qu’ils émanent des Djihadistes, des Zadistes ou de la Manif pour tous, « nous sommes face à une démocratie qui n’assume aucune de ses marges », alerte la magistrate Laurence Blisson. « Toute expression de radicalité sera surveillée, des blacks blocs aux mouvements sociaux ».

Contre le terrorisme, le refus du silence : Charb l’ouvre encore

« L’urgence et l’émotion », ça vient évidemment des attentas de Charlie il y a 3 mois. La plus grande arme contre le terrorisme reste le refus du silence. D’ailleurs, Charb l’ouvre encore. C’est dans l’Obs, en exclusif, « le dernier livre choc du directeur de Charlie Hebdo » paraît là, maintenant. On la capte en couv’« Le testament de Charb ». Son visage pleine page. Fond bleu. Rien d’angoissant. Rien de misérabiliste. Juste yeux dans les yeux. Visage dessiné. Regard présent. Apaisé. « Deux jours avant sa mort, le 5 janvier 2015, Charb avait mis la dernière main à ce livre qui lui tenait comme aucun autre à cœur ». Un livre adressé aux collectif de rappeurs qui avait réclamé « un autodafé pour ces "chiens de Charlie Hebdo", aux politiques qui les avaient traités d’irresponsables, aux "intellectuels terrorisés", aux "vieux clowns moralistes". Aujourd’hui, recadre-t-on dans l’Obs, « le plaidoyer pro domo de Charb est évidemment porteur d’une charge émotive unique en son genre », d’autant qu’en « en lisant cette lettre ouverte, on s’en rend compte surtout, tous les éléments étaient réunis pour que la tragédie advienne, pour que deux logiques, l’une et l’autre implacables se percutent un jour violemment ». Et l’hebdo de nous en offrir déjà quelques passages. Lisez plutôt Charb : « ceux qui accusent les dessinateurs de Charlie Hebdo d’islamophobie chaque fois qu’un personnage porte une barbe ne sont pas seulement malhonnêtes ou de mauvaise fois gratuitement, ils montrent leur soutien à l’égard de l’islam radical. Lorsqu’on dessine un vieux qui commet un acte pédophile, on ne jette pas l’opprobre sur tous les vieux, on ne laisse pas entendre que tous les vieux sont pédophiles (ni l’inverse)… ».

Une logique radicale, « ultra courageuse et parfois très butée ».Une « Lettre ouverte aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes » pour ne pas céder aux intimidations. Il l’ouvre donc grandement. Encore.

Le renseignement rassure, mais le secret fascine : la folie des complots

« La tuerie de Charlie Hebdo, par exemple. « Elle n'a pas de lien avec l’idéologie Djidahisdiste (…) Ses commanditaires ont les plus probables à Washington » La preuve ? « Les assaillants n’étaient pas vêtus à la mode des djihadistes mais comme des commandos militaires ». CQFD. Vous vous souvenez de Thierry Messan ? Lui aussi on l’entend encore. Il s’était fait remarquer lors de la parution de son livre sur les attentas du 11 septembre 2001. Et bien aujourd’hui, plus que jamais, il est devenu,« un des chefs de file mondiaux du comtisme ». Aujourd’hui, il est établi en Syrie, et accable « l’Occident et les sionistes » de tous les maux.

Dans l’Express, pour accompagner leur enquête sur les amateurs de complots et leurs méthodes, le dessin d’une grosse main menaçante sur fond rouge. « Enquête sur la folie des complots ». Les événements pour attirer les activistes sont tout simplement ceux de l’actualité. Et à tant avoir accès à l’information, on est accusé d’en cacher. « On nous ment, on nous prend pour des cons depuis des décennies, voire des millénaires ». Qui ment ? Et bien ces « élites non élues qui nous a été imposées depuis la Révolution maçonnique française ». D’ailleurs, « le juif serait à l’origine de tous les complots : judéo-maçonnique, judéo-bolchevique, judéo-capitaliste, américano-sioniste ». Le journal en rappelle quelques uns. 1963 : JFK assassiné par la mafia ; Les communistes cubains ; La CIA ; Le fantôme de Marilyn ; 1969, l’alunissage d’Apollo11 était mis en scène par Hollywood ; En 1997, Lady Di et Dodi ont été assassinés par la famille royale britannique ; Et en 2001, le World Trade Center.

Aujourd’hui, la violence du terrorisme se déplace sur le web. Les complotistes, « et plus largement les colporteurs de haine », aussi ont pris d’assaut le Web, « leur Terre promise » avec les mêmes expressions de peur, le tout en plus gros, en plus fantasmé. Et d’ailleurs « sur certains sujets en ligne, on ne trouvent qu’eux » (la galaxiecomplotiste)… qui vont nous expliquer que derrière Ilan Halimi, Mohamed Merah,Kouachi, Coulibaly…. En fait se cachent le Mossad, la CIA, la DCRI…

8 avril au FN, rupture politique avec JMLP ou tuer le père

Florian Philippot s’était moqué, en plateau des visions complotistes du président d’honneur du front National. C’était déjà quelques pas de côté. Mais ce 8 avril, tôt le matin, Philippot va plus loin et donne le signal sur Twitter : « la rupture politique avec JMLP est désormais totale et définitive. Sous l’impulsion de Marine Le Pen, des décisions seront prises rapidement ». L’Express rappelle qu’il faisait depuis quelques année parti des « potentiellement nuisibles » pour sa fille. Là, il y a eu le dérapage de trop dans Rivarol, le journal antisémite.

Dans l’édito du Point cette semaine, pour FOG, « Marine Le Pen n’a pas eu à attendre la mort naturelle de son père pour finaliser la mue politique. Elle l’a tué elle même en situation de légitime défense, avant de l’expédier, pardon la métaphore, dans son cercueil où il gigotera sans doute longtemps encore ». Tué ? le terme est fort mais dans l’Express aussi, on nous raconte « Les dessous d’un meurtre ». Le 8 avril, une « date sanglante sur la frise de l’histoire du Front National ». Marine juge que son père « est entré dans une véritable spirale entre stratégie de la terre brûlée et suicide politique ». Mais c’est périlleux pour la fille, il faut que ce « soit perçu comme un combat politique et non une lutte personnelle ». Le 13 avril, Jean Marie Lepen renonce à être candidat aux régionales en PACA. « Du crépuscule, le voilà qui passe à la nuit ».

Le seul à défendre l’ancien chef, c’est Bruno Gollnish. « Pas rancunier ». En 2011, JMLP avait préféré Marine à lui pour reprendre la tête du parti. « Il y a des gens qui ne sont pas reconnaissants », d’autres « pas rancuniers ». Commente Le Pen père, qui lui n’oublie pas, non plus. Dans un livre - jamais paru - d’entretiens avec Robert Ménard, quelques infos sont reprises dans « l’Express » pour éclairer la nature de relation que JMLP a pu avoir avec ses filles. D’abord, recadrer : Iil voulait un fils. Il a eu trois filles. « Je n’ai pas eu un grand contact personnel avec mes filles. Elles sont dans leur propre monde. J’étais l’homme un peu comme le marin pêcheur qui s’en va et rentre huit jours après. Elles avaient à mon égard une certaine crainte révérencielle. J’étais quand même un personnage pour elles ». De fait. L’aînée, Marie-caroline, a rejoint Bruno Megret et les séparatistes du Front National en 1998. Ils ne se parlent plus. A la question posée au père « peut-on vivre sereinement sans parler à l’un de ses enfants ? la réponse déroutante et glaçante : "Absolument "». (Au moins, Marine, le sait déjà).

Alors, quid du «  sens de ce parricide » ? L’Express tente de l’éclairer : « La rupture de Marine avec son père est non seulement un déchirement familial, mais une épuration politique et une révolution idéologique, au service d’une nouvelle stratégie pour affronter l’UMP ».

Mais auj, le FN de Marine est-il si différent de celui de son père ?

Une étude de l’observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean Jaurès, la plus importante qu’il ait consacrée au FN, que l’Express s’est procuré, va à l’encontre du discours dominant :

1. Peut-on dire que Marine est plus sociale et JMLP était libéral ? Pas si évident : dès 1992,  avec ses « 51 mesures pour faire le point sur le social », le FN a tourné le dos au libéralisme.

2. La création du Rassemblement bleu Marine, est-ce une vraie stratégie nouvelle en 2012 ? Non en 1986, à l’approche des législatives de 1986, le FN avait déjà créé un genre de rassemblement similaire permettant à ceux qui mènent un combat comparable au Front puissent se rapprocher.

3. La République a intégré la sémantique du FN sous Marine ? Pas évident encore : en 1995, le slogan de la campagne présidentielle était « En avant pour la 6ème République ».

Alors « du crépuscule à la nuit », mais quoi de neuf sous le soleil ?

Fillon, Sarkozy, Juppé : que feront-ils s’ils reviennent au pouvoir ?

Une nouvelle stratégie pour affronter l’UMP… mais la droite est-elle, elle-même, à la hauteur ? Le point s’interroge à son tour et fait donc un tour de table. La photo qui ouvre ce dossier central cette semaine ? Autour d’un bon déjeuner : Fillon, Sarkozy, Juppé. C’est Chez Benoit, le 14 avril. Ils sont ensemble. L’UMP est en position de force après ces départementales qui ont assommé la gauche. « Reste à savoir ce qu’ils feront s’ils reviennent au pouvoir ».

« Les dirigeants de l’UMP feraient bien d’apprécier à leur juste valeur ces moments heureux qui ne vont pas durer ». Pourquoi ? Parce que la situation économique glisse aujourd’hui vers une embellie, puisque les taux sont bas, le pétrole est bas et que l’euro est bas. Ok. La courbe du chômage devrait enfin s’inverser, d’ici la fin de l’année. Ok. Et par conséquent, « au lieu de dénoncer tranquillement les échecs du gouvernement, la droite va devoir s’employer en permanence à en relativiser les apparents succès »… et surtout à apparaître avec un solide programme économique et les équipes des trois « principaux prétendants au trône » y travaillent d’arrache pied. Le Point les compare. Premier constat, « ils sont très proches, rien à voir avec le large éventail idéologique qu’on a pu retrouver à la primaire socialiste ». Et en détail ? Sur la baisse des dépenses publiques, c’est un peu la course à l’échalote. Sur les 35h, Juppé et Fillon veulent les supprimer. Sarkozy, les assouplir. L’ISF serait supprimé pour tous les trois. L’âge de la retraite ? 65 ans pour Juppé et Fillon, 63 pour Sarko.

Le Code du travail à réviser, ou réduire pour chacun… Bref, « s‘intéresser aux programmes respectifs, c’est un peu lire "Cinquante nuances de libéralisme" » note Pierre-Antoine Delhommais, même s’il constate que la version la plus soft ou la moins libérale est celle de sarko.

L’UMP a adopté la primaire : Fillon attaque (longue interview dans Le Point)

… Et il se place sans trembler, avec ambition affichée. "Je pense que l’Europe a vocation à devenir un continent indépendant des Etats-unis. Nous pouvons rassembler une partie des souverainistes". Une volonté de trancher, oserai-je dire, d’imposer une "rupture" face à cette volonté des gouvernements de gauche et de droite de vouloir protéger les Français, qui fait selon son explication qu’on est parvenu à une "accumulation de contraintes de normes, de niveaux d’administration, d’impôts qui a paralysé la société française. Il faut que le balancier revienne vers plus de libertés". Et d’ajouter que c’est d’ailleurs la démarche de De Gaulle en 1958 "quand il est rappelé au pouvoir"… Fillon - De Gaulle, l’évidence ?

L’appel à la désobéissance de Alexandre Jardin

Face à une France qui se délite à cause de ses élites, le romancier Alexandre Jardin entreprend son « coming out » civique et citoyen. «Laissez-nous faire », c’est son livre chez Robert Laffont, mais c’est surtout un manifeste. Contre les solutions technocratiques, il décide d’agir, d’appeler la société civile à « relancer son pays par le bas, sans rien attendre d’en haut ». Du coup, il crée des mots (c’est normal il est romancier) et oppose les « dizeux » aux « faizeux »… Et il exprime surtout un ras-le-bol face au système politique. En voici un extrait : « Comme si la loi était toute puissante. Le mini Colbert qui s’épanouit dans les cabinets ministériels ne conçoit pas d’agir sans faire voter "une grande loi"…C’est à peine s’il s’est rendu compte que l’irruption des Smartphones a plus transformé notre monde que tout l’appareil juridique français".

Holacratie : bienvenue dans l’entreprise… sans chef !

Envisager le rapport au pouvoir autrement en politique, mais aussi dans les entreprises. L’Obs zoome sur un nouveau concept de management : la holacratie qui séduit des entrepreneurs et des coopératives. Sa particularité, c’est de « supprimer les chefs, les organigrammes et rendre de la liberté aux salariés pour s’organiser ». Tout cela part de Las Vegas, au siège de « Zappos » un site de vente de chaussures en ligne. No chef. Chacun se définit par le « rôle » qui lui est assigné. Ce modèle fait des émules. Parmi les entreprises qui tentent l’expérience en France, chez« Talk Spirit » à Malakoff, on a adopté la méthode : le Pdg s’est dépossédé du pouvoir qu’il incarnait, et désormais chaque décision est prise par celui qui en a la tâche. Il y a 20 personnes, 100 rôles organisés en cinq cercles.Tout ça fonctionne grâce à un logiciel « GlassFrog » et grâce au nouveau mode de fonctionnement des réunions ou tout le monde est consulté à un rythme ultra rapide. Si l’holacratie n’est sans doute qu’une étape dans l’histoire du management, « la remise en question de l’entreprise fordo-tayloriste, hyper-hiérarchisée, est, elle, bien lancée ».

Bienvenue dans 100 Start up Françaises au top !

C’est le magazine Challenge qui choisit de mettre en couverture « les 100 start up où investir et qui peuvent rapporter gros ». Ils les ont donc sélectionnées, classées par famille : « réseaux et communautés », « services et commerces », « technologies », « Fintech », « santé et Biotechs ». 5 secteurs dans lesquels de jeunes pousses vont monter bien haut. Et parmi ceux-là qui sont parti construire dans un monde sans cravate, on découvre des horizons ouverts et des idées foisonnantes : des chèques santé, les locations de voitures entre particuliers, les pro de l’E-réputation, ceux qui transforment l’eau du robinet en plate ou gazeuse, d’autres qui créent des documents dynamiques, des pop-up stores, qui réparent les objets connectés, qui ont déposé les brevets pour le développement de la reconnaissance faciale… Ils ont des idées. Il suffit qu’on mise sur eux. Et ils auront des sous.

Une veste qui traduit les sensations en vibrations

Encore plus loin que le renseignement… le ressentiment !!? Imaginez qu’on puisse traduire d’autres informations que celles qu’on reçoit aujourd’hui par la vue, le toucher, l’ouïe… C’est dans ce sens qu’un neuroscientifique, David Eagleman a présenté une veste qui traduit les sensations en vibrations. Le nom de cette veste ? Versatile Estra-SensoryTransducer. VEST. Dans les Inrocksuptibles, le journaliste raconte qu’il faut donc capter « via une tablette ou un Smartphone du son et que la veste retranscrit ces données en vibrations sur toute la surface du dos. Après quelques heures d’entraînement un sourd peut entendre à nouveau, comme le prouve l’expérience réalisée par lescientifique. Non grâce à ses oreilles mais en laissant son cerveau traduire les vibrations ressenties entre les omoplates ». Même que pendant sa présentation, Eagleman portait sa veste « et l’avait connectée sur Twitter. Il éprouvait en direct les réactions (positives, négatives ou neutres) des internautes entrain de l’écouter ».

« La Junk science » : Peut-on parler d’une « malrecherche » comme il existe une « malbouffe » ?

On s’emballe, on s’emballe mais attention. L’Obs crie gare à la junk science ! « Les journaux scientifiques n’échappent pas à la course au sensationnel ». Au risque de publier à tort et à travers. Science, Nature, Cell… toutes ses grandes revues exercent une influence toxique sur la recherche, accuse Randy Schelkman, prix Nobel de médecine en 2013. Et en rentrant plus dans le détail,LohnIoannidis, un chercheur en médecine à Sandford a passé avec son équipe au crible des centaines d’articles. Son résultat est accablant : « 90% des études sont invalidées ». En cause ce fameux impératif : « Publish or perish ». Publier ou périr. Mais quand même, tout est relatif, il faut savoir tourner sa veste du bon côté.

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