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Alerte rouge à la pollution à Pékin : images et commentaires sur les réseaux
©Reuters

Revue de blogs

Alerte rouge à la pollution à Pékin : images et commentaires sur les réseaux

Les réseaux sociaux en Chine débordent de photos du smog en pleine conférence sur le climat. Pour la première fois, l'alerte a été portée au niveau 'rouge'.

Claire Ulrich

Claire Ulrich

Claire Ulrich est journaliste et fan du Web depuis très longtemps, toujours émerveillée par ce jardin aux découvertes, et reste convaincue que le Web peut permettre quelque chose de pas si mal : que les humains communiquent directement entre eux et partagent la chose humaine pour s'apercevoir qu'ils ne sont pas si différents et qu'il y a donc un moyen de s'entendre.

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Sur Weibo (le twitter chinois), à Pékin et à Shanghai, il n'est question que de 'Airpocalypse', le surnom des pics de pollution de l'air'. Un internaute assure qu'il n'arrive pas à voir les feux de circulation de l'autre côté de la rue. Sur Twitter, c'est un festival de photos de brouillard urbain et de vagues silhouettes de gratte-ciels engloutis dans le brouillard sale. Un lecteur de Xinhua plaisante :'Est ce que Volkswagen a ouvert un nouveau site ?'  PBS a réalisé un dossier photos : les chiens y portent eux aussi des masques. Mais cette fois-ci, les Chinois découvrent  pour la première fois les mesures déclenchées pour une 'Alerte rouge'.  Les écoles sont totalement fermées jusqu'à jeudi, la circulation sévèrement controlée, les usines sont à l'arrêt (photos)

Avec (en haut) et sans smog (en bas): le même panorama de Pékin début décembre, photo Owen Guo

Shangaisthabitué aux Airpocalypses, s'en amuse  : 'Au début, ce dernier épisode ne devait pas être aussi toxique que le précédent, une alerte orange,(...) Mais on en est plus là! C'EST UNE ALERTE ROUGE! Mettez tous vos masques, attrapez votre aspirateur industriel, et suivez Nut Brother dans la bataille!  (référence à  l'artiste qui  veut aspirer la pollution de Pékin pendant 100 jours pour faire une brique de smog solidifié')"Ce happening imprévu, qui affecte une zone de 500 000km2, en pleines négociations à Paris COP21. La ville de Shenyang avait déjà battu un record le 8 novembre dernier, avec une concentration de particules 130 fois plus élevée que les maximas recommandés par l'OMS. Quel record sera battu cette fois? 

Que fait concrètement la Chine ? 

Antony Anicet, expatrié à Pékin, avait listé sur son blog en 2014 les 90 suggestions et  promesses du gouvernement,  réduction de moitié de la consommation de charbon. Limitation des immatriculations à 150 000 nouveaux véhicules par an dans le Grand Pékin. Retrait de 6 millions de véhicules polluants. Des carburants plus 'écolo'. Et même des drones- filtreurs de smog. Aujourd'hui, dans l'urgence, les villes tentent des solutions improvisées, comme les canons à eau pour disperser les polluants. Les outils de négociations sur la réduction des effets de serre estiment que la Chine a une performance ' moyenne'mais elle a déjà perdu la face. Les solutions les plus loufoques, en attendant des réformes structurelles comme le passage à une économie moins dépendante de l'industrie, surgissent, comme la tour 'mangeuse de smog' d'un architecte hollandais. 

Pendant ce temps, de l'autre côté du monde, aux Amériques, on se demande si la pollution chinoise ne serait pas responsable des hivers glaciaux de ces dernières années. The Loop expose cette théorie, ainsi qu'une animation montrant comment se dispersent les polluants dans l'atmosphère, leurs impacts sur la formation des nuages et des tempêtes, affectant d'autres continents (vidéo)

Collection de masques anti pollution, photo du blog de Anthony Anicet

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