Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
©

Du pain sur la planche

Volkswagen : Matthias Müller, chef de la marque Porsche, est nommé PDG, en plein scandale

Ce sexagénaire succède à Martin Winterkorn, qui a démissionné après la révélation des moteurs diesel truqués.

Matthias Müller a 62 ans, des yeux bleux, de scheveaux blancs et a la lourde tâche d'être nommé PDG chez Volkswagen, en pleine tourmente. Actuel chef de la marque Porsche depuis 2010, succède à Martin Winterkorn, qui a démissionné après la révélation des moteurs diesel truqués. C'est un fin connaisseur du secteur puiqu'il travaille dans l'industrie automobile depuis la fin de ses études d'outilleur.  

Devenu ingénieur informaticien, il a commencé sa carrière chez Audi en 1977. De 1982 à 1994, il faisait partie du service informatique embarquée de Audi, signale Le Monde. Une expérience qui le prépare aux mutations actuelles de l'industrie automobile, confrontée à l'irruption des géants du high-tech comme Google ou Apple sur ses plates-bandes. En 1993, il est le directeur de produit de l'Audi A3, un grand succès commercial. En 2007, il intègre Volkswagen où il est chargé de la stratégie des marques. A la tête de Porsche, il a su faire augmenter fortement les ventes de cette marque de luxe, devenue une vache à lait du groupe. 

"Les manipulations des tests d'émission constituent un désastre moral et politique" pour le groupe, a déclaré le président de l'organe de contrôle Berthold Huber, lors d'une brève conférence de presse."Nous allons surmonter cette crise", a promis le nouveau patron de Volkswagen. Et il a du pain sur la planche puisqu'il revoirla stratégie très centralisée du groupe, qui ne convient plus à sa taille énorme : 10 millions de voitures vendues en 2014, 202 milliards d'euros de chiffre d'affaires, 590 000 salariés, dont 270 000 en Allemagne, ce qui en fait un des plus gros employeurs du pays.

Mais la nomination du nouveau PDG ne semble être qu'un début pour l'entreprise.  Selon L'Usine nouvelle, Michael Horn, le directeur de la filiale américaine d'où est parti le scandale, qui avait reconnu que le groupe avait "merdé" serait également sur le départ, ainsi qu'au moins deux autres dirigeants importants. 

Lu sur Les Echos

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !