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De plus en plus d'indices suggèrent que Vladimir Poutine essaye d'influencer l'élection américaine
©Reuters

États-Unis

De plus en plus d'indices suggèrent que Vladimir Poutine essaye d'influencer l'élection américaine

Les 20 000 mails du Parti démocrate auraient été obtenus par les renseignements russes.

Les DNC Leaks : ces presque 20 000 mails internes au Parti démocrate qui se sont retrouvés disponibles sur le site WikiLeaks. Les révélations, notamment sur le fait que le comité central du parti, le DNC, soutenait Hillary Clinton contre Bernie Sanders tout en prétendant être neutre, ont déjà coûté son poste à la présidente du DNC, Debbie Wasserman Schultz. Ces révélations accroissent encore l'acrimonie au sein d'un Parti démocrate divisé entre son aile gauche et ses centristes, qu'Hillary Clinton peine à unifier.

Mais d'où viennent ces mails ? Selon le FBI et d'autres cadres du renseignement américain, ils auraient été obtenus par le renseignement russe, comme faisant partie d'une stratégie délibérée de Vladimir Poutine d'influencer l'élection présidentielle américaine en faveur de Donald Trump, rapporte The Daily Beast. Plusieurs chercheurs "ont conclu que le DNC avait été hacké par deux agences de renseignement russes", rapporte le New York Times. De plus, il y a longtemps que de nombreux observateurs s'interrogent sur les liens éventuels entre le Kremlin et WikiLeaks, dont le dirigeant, Julian Assange, est employé par le gouvernement russe via sa chaîne d'information Russia Today, où il a une émission

Donald Trump prône un retrait américain du devant de la scène géopolitique internationale. Il a notamment fortement critiqué l'Otan, et déclaré que les Etats-Unis ne défendraient peut être pas les pays baltes, qui font pourtant partie de l'Otan, en cas d'attaque russe. Une des modifications apportées par l'équipe Trump au programme du Parti républicain fut de supprimer les remarques sur l'opposition à l'ingérence de la Russie en Ukraine. A contrario, Vladimir Poutine nourrirait une rancune amère envers Hillary Clinton. En 2011, la décision de Vladimir Poutine de se présenter à un troisième mandat présidentiel a provoqué un grand mouvement de manifestations contre lui, qui aurait pu lui faire perdre le pouvoir ; selon lui, Hillary Clinton, alors chef de la diplomatie américaine, aurait décidé de soutenir les groupes d'opposition contre lui, rapporte Time magazine

A contrario, les liens entre Trump et la Russie semblent nombreux. Son directeur de campagne, Paul Manafort, est un ancien conseiller de Viktor Yanukovich, l'ancien président pro-Poutine de l'Ukraine. Son conseiller aux affaires russes et européennes est Carter Page, un homme d'affaires lié aux milieux d'affaires russes proches du Kremlin, et notamment Gazprom, le géant pétrolier contrôlé par le gouvernement russe, rapporte Bloomberg. Trump a bénéficié de liens avec la Russie lors de sa carrière de promoteur immobilier. Les oligarques russes sont des acheteurs privilégiés pour ses propriétés immobilières ultra-luxueuses, et il a cultivé pendant des années des liens forts avec le monde des affaires russe, où peu de choses se produisent sans l'aval du Kremlin, rapporte le Washington Post. Les minutes d'un procès révèlent qu'un projet immobilier de Trump, Trump Soho, a échappé à la banqueroute grâce à des infusions de fonds venant de Russie et du Kazakhstan, rapporte le New York Times

Mis bout à bout, tous ces éléments font penser à un nombre croissant d'observateurs que Vladimir Poutine serait entrain de tenter d'influencer l'élection américaine pour faire perdre Hillary Clinton et remporter Donald Trump, un fait géopolitique à signaler. 

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