Vladimir Kara-Murza, «l'opposant n°2» de Vladimir Poutine, condamné à 25 ans de prison pour haute trahison<!-- --> | Atlantico.fr
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Vladimir Kara-Murza a été arrêté en avril 2022.
Vladimir Kara-Murza a été arrêté en avril 2022.
©AFP/NATALIA KOLESNIKOVA

Fin de partie

C’était l'un des derniers opposants à Poutine encore en liberté. Vladimir Kara-Murza avait joué un rôle de premier plan dans l'adoption d'une loi anticorruption aux États-Unis contre des oligarques et des fonctionnaires russes.

Malgré son statut d’opposant, il retournait régulièrement en Russie pour promouvoir publiquement un « après-Poutine » démocratique. Arrêté en avril 2022, il est aujourd'hui condamné pour haute trahison. Un tribunal de Moscou l’a condamné ce lundi 17 avril à une peine de 25 ans de prison.

Ancien journaliste, il était un proche de Boris Nemstov, chef de l'opposition anti-Poutine, assassiné à Moscou en 2015 dans des circonstances troubles. Il fut également un temps coordinateur d’« Open Russia », une société anti-Poutine créée par Mikhaïl Khodorkovski, ancien oligarque russe devenu opposant à Vladimir Poutine. Très actif, il travaillait de près avec de nombreuses institutions et centres de recherche américains et européens pour la démocratisation des élections en Russie ou la liberté de la presse.

« Il s'était rapproché du fonds anti-corruption d'Alexeï Navalny depuis plusieurs années », explique une chercheuse proche de l'intéressé. « Leur objectif est moins de promouvoir une Russie démocratique pour l'avenir que de protéger les acquis démocratiques russes présents avant Poutine : un chef d'État qui rende des comptes, des élections libres, une possibilité d’alternance ». En 2015 et en 2017, il tombe subitement malade. Pris de vomissements, il est hospitalisé en urgence et frôle la mort. Il affirme avoir été empoisonné par les services de renseignements russes en raison de son activité politique.

Vladimir Kara-Murza fait partie des rares personnalités à s’être opposées publiquement au conflit en Ukraine. Il est finalement arrêté en avril dernier, puis ajouté sur la liste des « agents de l’étranger », avant d'être inculpé du nouveau crime de « diffusion de fausses informations » sur l’armée. En cause, une déclaration à la chambre des représentants de l'État d'Arizona, dans laquelle il affirme que Vladimir Poutine bombarde des maisons ukrainiennes, des hôpitaux et des écoles. Son dossier s'alourdit en août lorsqu’il est accusé d'avoir apporté son aide à une association classée indésirable par le Kremlin, pour avoir organisé en 2021 une conférence à Moscou sur les prisonniers politiques.

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