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Valérie Pécresse craint un éclatement des Républicains si Laurent Wauquiez gagne
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Droite assumée

Valérie Pécresse craint un éclatement des Républicains si Laurent Wauquiez gagne

La présidente de la région Ile-de-France, dans le Parisien, estime qu'il faut redonner "une envie de droite" sans "porosité avec le Front national".

La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, estime dans un entretien au Parisien publié ce samedi que le "risque" d'un éclatement des Républicains existe si Laurent Wauquiez remportait l'élection pour la présidence du parti. Pour elle, "nous devons tirer les leçons de nos deux défaites, celles de 2012 et 2017. A chaque fois, on a eu le réflexe de se recroqueviller vers le noyau dur de la droite. (...) Le sujet, pour moi, c'est donc d'élargir la droite, de l'oxygéner, d'ouvrir les portes et les fenêtres pour redonner une envie de droite aux Français."

Elle dénonce donc la position de Laurent Wauquiez, qui revendique une droite "vraiment de droite". "Si on veut retrouver notre crédibilité, il faut retrouver le coeur des Français, en redonnant une envie de droite. Et sans porosité avec le Front national. C'est la ligne rouge", déclare l'ancienne ministre. Concernant cette porosité, elle assure que "si la droite met les doigts dans cet engrenage-là, ça ne sera plus la droite. Ce ne sera plus ma droite".

Malgré la position de favori de Laurent Wauquier, elle assure qu'un risque d'éclatement du parti existe. "Le risque existe. Pour le conjurer, on doit assumer nos différences et ne pas chercher à les étouffer", dit-elle.

En tout état de cause, elle estime cette élection "prématurée". Pour elle, "la priorité, c'est le travail sur la ligne, qui ne peut pas se refonder en trois mois (...) Il faut être inventif et créatif, et mon sentiment, c'est qu'on ne peut pas le faire dans un parti. (...) Depuis dix ans, ce sont les mouvements politiques ouverts à la société civile qui ont apporté les idées neuves, à gauche comme à droite : Désirs d'avenir de Ségolène Royal, Force républicaine de François Fillon, En marche ! d'Emmanuel Macron."

Lu dans Le Parisien

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