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Vaccin contre le cancer du col de l’utérus : une plainte visant le Gardasil a été déposée
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Nouveau scandale ?

Vaccin contre le cancer du col de l’utérus : une plainte visant le Gardasil a été déposée

Une jeune fille de 18 ans a développé de graves troubles après avoir reçu deux injections de ce médicament.

Le cancer du col de l’utérus touche près de 3 000 femmes par an. Il s’agit selon l’InVS (Institut national de veille sanitaire) du douzième cancer le plus fréquent en France. Dès lors d’importantes campagnes de vaccination ont été mises en place par les autorités sanitaires. Mais selon l’InVS en 2011 encore près de deux tiers des adolescentes françaises n’avaient toujours pas été vaccinées. Des statistiques qui ne concernent pas Marie-Océane. Cette jeune femme de 18 ans a été vaccinée au Gardasil à 15 ans. Une vaccination qui s’est mal passée car depuis elle souffre de graves effets secondaires sur le système nerveux central. Voilà pourquoi Marie-Océane a récemment décidé de porter plainte contre le Gardasil (Sanofi Pasteur MSD) et l’Agence du médicament, comme le révèle le journal Sud-Ouest. Retour sur une histoire qui risque de devenir un nouveau scandale sanitaire. 

Marie-Océane a reçu sa première injection en octobre 2010 et une seconde en décembre de la même année. Mais à partir de mi-février 2011, les choses se compliquent pour cette jeune landaise. Elle est prise de vertiges et de vomissements ayant conduit à son hospitalisation à Dax (Landes), puis en urgence au CHU de Bordeaux. Pire, la jeune femme a aussi souffert de pertes momentanées de la vue, de la marche et d’une paralysie faciale. Selon Me Jean-Christophe Coubris, son avocat, "le diagnostic d’encéphalomyélite aiguë disséminée (une inflammation du système nerveux central, ndlr) ou de sclérose en plaques a été rapidement posé".

Son état s’est stabilisé en août 2012, mais la jeune fille est souvent fatiguée ce qui gêne sa scolarité, explique encore l’avocat bordelais qui souligne aussi que Marie-Océane vit désormais "avec l’angoisse constante d’une poussée de sa maladie". C’est pour toute cette série de raisons que la jeune femme a décidé de déposer une plainte pénale ce vendredi auprès du parquet du tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis), dont dépend le siège de Sanofi . Précisément cette plainte a été établie pour "atteinte involontaire à l’intégrité de la personne humaine". La plainte révélée par Sud Ouest et le Journal du Dimanche vise le labo, mais aussi l’Agence nationale du médicament (ANSM), et estime qu’il y a eu «violation d’une obligation manifeste de sécurité et méconnaissance des principes de précaution et prévention».

Pour preuve la jeune fille a joint à sa plainte une double expertise commandée par la Commission régionale de conciliation et d’indemnisation des accidents médicaux (CRCI) d’Aquitaine, qui a conclu à un "lien de causalité"entre l’injection de Gardasil et une "réaction inflammatoire aiguë du système nerveux central", qui après la deuxième injection a "décompensé un processus immunitaire", selon Sud Ouest. La commission a cependant limité l’indemnisation de Marie-Océane à 50% du préjudice, estimant qu’une éventuelle vulnérabilité génétique avait aussi pu jouer. Sanofi Pasteur MSD a de son côté confirmé dimanche la conclusion, mais la conteste. Selon le laboratoire, elle s’appuie «uniquement sur la constatation d’une coïncidence temporelle entre la survenue et les symptômes de la maladie et de la vaccination», sans prouver le lien de causalité.

Lu sur Sud Ouest

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