Un attaché parlementaire turc a arraché une caricature du prophète Mahomet au Conseil de l’Europe de Strasbourg | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Politique
Un attaché parlementaire turc a arraché une caricature du prophète Mahomet au Conseil de l’Europe de Strasbourg
©Flickr / Mathieu Nivelles

Mécontent

Un attaché parlementaire turc a arraché une caricature du prophète Mahomet au Conseil de l’Europe de Strasbourg

Il "se sentait offusqué" par une œuvre d'art sur la liberté d'expression.

Un membre de la délégation turque et du parti AKP du président Recep Tayyip Erdogan, "se sentant offusqué" par la caricature publiée en 2005 par un journal danois représentant Mahomet avec une bombe à la place du turban. Il "a enfoncé dans le dessin un stylo et arraché" cette partie de l'œuvre d'art montrant le prophète de l'islam. Ce dessin faisait partie d'un patchwork réalisé par l'artiste maltais Norbert Francis Attard, illustrant le thème de la liberté d'expression. Il était exposé au siège de l'organisation européenne à Strasbourg. L'œuvre montrait également des visages de la censure et de la liberté d'expression comme le dramaturge allemand Bertold Brecht, le cinéaste Charlie Chaplin dans son rôle célèbre du "Dictateur", avec un bandeau rouge rajouté sur lequel est écrit "censored".

L'incident s'est produit mercredi vers 13 heures, dans les couloirs du Conseil de l'Europe, dans une partie appelée "lobby de l'hémicycle", en présence de plusieurs dizaines de personnes, agents de sécurité, parlementaires, ambassadeurs du Conseil de l'Europe. À la suite de l'événement, le président de l'assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe, le chrétien-démocrate espagnol Pedro Agramunt a eu un entretien avec le président de la délégation turque, a indiqué une source. In fine, le Conseil de l'Europe a décidé d'inviter l'artiste maltais à Strasbourg.

 
Lu sur Le Figaro

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !