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L'ombre de Nicolas Sarkozy plane sur l'UMP
L'ombre de Nicolas Sarkozy plane sur l'UMP
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UMP : ambiance électrique au bureau politique, l'ombre de Sarkozy plane sur le parti

Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin et François Fillon devraient assurer la transition mais l'ombre de Nicolas Sarkozy plane sur le parti.

L'été sera chaud pour l'UMP. Le parti est dans la tourmente depuis les élections européennes et l'affaire Bygmalion qui a entraîné le départ de Jean-François Copé. Et à l'horizon, les nuages pointent le bout de leur nez. "Il y a un vrai risque d'implosion" disait d'ailleurs Eric Woerth récemment. Clairement l'UMP joue sa survie. Et le bureau politique de mardi (vers 18h00) devrait en dire davantage. Il faut entériner l'après-Copé. Pour cela, un triumvirat Juppé-Raffarin-Fillon devrait assurer la transition jusqu'au congrès en octobre.

Mais depuis quelques jours, l'ombre de Nicolas Sarkozy plane sur le parti. Beaucoup de "sarkozystes" entendent en effet contester la validité de cette gouvernance inédite. De plus, la présence du maire de Bordeaux au sein de cette direction collégiale ne plairait pas à l'ancien président de la République qui le considère aujourd'hui comme un vrai rival. La présence de François Fillon, "plus déterminé que jamais à y aller" selon des proches, est aussi une épine dans le pied de l'ex-chef d'Etat. Si bien que ses amis le pressent à un retour rapide, ce qui entrainerait sa candidature pour l'élection présidentielle de 2017.

Nadine Morano et Brice Hortefeux n'ont pas caché récemment dans les médias que l'UMP "avait besoin d'un chef". Un chef et pas trois. Ses fidèles estiment effectivement que la direction du mouvement revient statutairement au vice-président délégué du parti, en l'occurrence Luc Chatel. Le député de Haute-Marne pourrait donc prendre la tête du parti avec en appui des trois "Sages". Une décision que prendra ou pas le bureau politique, qui compte une cinquantaine de membres et qui délibère à la majorité des suffrages exprimés.

Du côté des opposants à Nicolas Sarkozy, on hisse les barricades. "Sauver l'UMP d'une disparition désormais possible : voilà l'enjeu des prochaines semaines" a déjà prévenu François Fillon, qui a dénoncé avec vigueur les "turpitudes" passées. Pour justifier son rôle au sein du triumvirat, l'ancien Premier ministre fait valoir "une mission d'urgence" destinée à "restaurer la confiance des militants", "garantir l'unité" de l'UMP et "assurer les conditions exemplaires et transparentes" du futur congrès.

Mais Nicolas Sarkozy ne l'entendrait pas de cette oreille. Selon Le Journal du Dimanche, l'ancien président présenterait son "plan de décollage" à ses proches lundi ou mardi. "On n'échappe pas à son destin", a-t-il lancé vendredi en Suisse, selon ATS. Mais reste qu'un possible retour crée de nombreuses tensions au sein du parti. Xavier Bertrand, candidat déclaré à la primaire, a quant à lui de nouveau insisté sur France Inter sur la nécessité de "tourner définitivement la page de 2012". Il n'est pas le seul à le vouloir mais seront-ils assez nombreux pour empêcher ce "come-back"? La question demeure. 

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