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On touche au portefeuille

Ukraine : l'Union européenne adopte de nouvelles sanctions économiques contre la Russie

Les Européens ont décidé mardi de frapper Moscou au portefeuille pour contraindre Poutine à stopper tout soutien aux forces séparatistes prorusses dans l'est du pays.

L'objectif était clair. Les sanctions qui allaient être prises ce mardi avaient pour seul but de faire pression sur Vladimir Poutine pour l'amener à faire fermer la frontière russo-ukrainienne. Ainsi, la communauté internationale entend empêcher coûte que coûte d'empêcher les fournitures d'armements aux séparatistes en Ukraine et contraindre Moscou à  négocier avec le pouvoir à Kiev. C'est donc avec cette finalité que les Européens ont décidé de frapper la Russie au portefeuille.

Concrètement, les ambassadeurs des 28, réunis à Bruxelles, ont pour la première fois adopté une série de mesures bloquant  l'accès aux marchés financiers européens des entreprises et banques russes et interdisant  toute nouvelle vente d'armes et de technologies sensibles dans le domaine de l'énergie et des biens à double usage militaire et civil à la Russie.

Première mesure : de nouveaux gels d'avoirs bancaires et interdictions de séjour à quatre proches de Vladimir Poutine et trois sociétés. La liste noire de l'UE comprend actuellement 87 personnes et 20 entités. Mais les sanctions les plus spectaculaires, dont le détail sera dévoilé mercredi, seront celles prises à l'encontre de secteurs-clés de l'économie russe : les entreprises russes auront désormais un accès limité aux crédits des banques européennes, elles ne pourront plus être cotées en Bourse et les transferts de hautes technologies seront restreints. 

En revanche, le secteur du gaz russe, dont l'Europe est fortement dépendante, est exclu du champ des sanctions. De plus, les mesures prises ne seront pas rétroactives dans le domaine de la défense et ne concerneront que les futurs contrats, ce qui permet  à la France d'honorer son contrat de vente de deux porte-hélicoptères Mistral à la Russie. 

"Les sanctions décidées aujourd'hui par l'Union européenne sont un signal fort adressé aux dirigeants de la Fédération de Russie: la déstabilisation de l'Ukraine ou de tout autre pays voisin, aura des coûts énormes pour l'économie russe", a affirmé Herman Van Rompuy dans une déclaration publiée à l'issue du sommet des 28. Ces nouvelles sanctions économiques contre Moscou étaient "inévitables" a quant à elle déclaré la chancelière allemande, Angela Merkel. Elle a appelé le pouvoir russe "à emprunter la voie de la désescalade et de la coopération" dans le conflit en Ukraine, tout en menaçant d'éventuelles nouvelles mesures dans le cas contraire.

 

lu sur Le Parisien
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