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Ukraine : aggravation de la situation à l’est, la Russie s’en prend à Kiev
©REUTERS/Sergei Karpukhin

Et ça continue encore et encore...

Ukraine : aggravation de la situation à l’est, la Russie s’en prend à Kiev

Ce lundi le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a notamment estimé que les autorités ukrainiennes « enfreignent grossièrement » les accords de Genève.

La tension est encore montée d’un cran. Plus les jours passent et plus l’Ukraine plonge inexorablement vers la guerre civile. Et ce malgré les accords de Genève signés la semaine dernière. En effet, ce week-end a une nouvelle fois été marqué par de graves troubles à l’est du pays. La télévision publique russe ayant affirmé dimanche que cinq personnes ont été tuées près de la ville de Slaviansk, dans l'est de l'Ukraine, dans l'attaque d'un barrage tenu par des séparatistes pro-Russes. Une fusillade qui a provoqué la colère de Moscou. Ainsi, ce lundi, le ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a déclaré que les autorités de Kiev "enfreignent grossièrement" l'accord de Genève. 

Un accord qui prévoit notamment le désarmement des groupes armés illégaux et l'évacuation des bâtiments occupés dans les villes ukrainiennes. « Non seulement, l'accord de Genève n'est pas respecté mais des mesures sont prises, notamment par ceux qui se sont emparés du pouvoir à Kiev, qui l'enfreignent grossièrement », a assuré Sergueï Lavrov, lors d'une conférence de presse. Dès lors dimanche, le maire autoproclamé de la ville ukrainienne de Slaviansk, contrôlée par les séparatistes pro-russes, a demandé à Vladimir Poutine d'envoyer des troupes ou de livrer des armes pour protéger la population locale.

Les craintes d'une intervention de la Russie, qui a reconnu avoir massé des troupes à la frontière, sont encore montées d'un cran avec cette annonce, qui rappelle l'appel des dirigeants de la Crimée au président russe avant le référendum conduisant à son rattachement à la Russie. De son côté, le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a demandé le soutien économique des Occidentaux pour moderniser l'armée ukrainienne. Dans un entretien pour la chaîne de télévision américaine NBC diffusé dimanche aux Etats-Unis, il a accusé la Russie de "saper la stabilité internationale. Il est évident aujourd'hui que la Russie est une menace pour le globe, pour l'Union européenne et pour l'Ukraine".

Pour tenter de calmer la situation et ébaucher un scénario de sorite de crise, le vice-président américain Joe Biden se rend ce lundi à Kiev. Il a du pain sur la planche.

Lu sur Le Monde.fr

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