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Le président désigné de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker
Le président désigné de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker
©Reuters

Grands moyens

UE : Jean-Claude Juncker élu président de la Commission européenne, il propose un plan d'investissement de 300 milliards d'euros

Le nouveau président a profité de son intervention devant le Parlement européen pour prendre la défense de l'euro, qui "protège l'Europe".

Jean-Claude Juncker est le président de la Commission européenne. Il a obtenu ce mardi la confiance du Parlement européen par 422 voix contre 250 voix. L'ancien Premier ministre luxembourgeois devait obtenir une majorité qualifiée de la moitié des eurodéputés, soit au moins 376 sur 751. Dans la foulée, il s'est prononcé en faveur d'un plan d'investissement de 300 milliards d'euros pour lutter contre le chômage. "Il y a un 29e Etat qui est en train de se constituer, l'Etat de ceux qui n'ont pas d'emploi (...) j'aimerais que ce 29e Etat membre soit réintégré dans les autres, et je propose un programme d'investissements exigeant pour y parvenir", a déclaré ce mardi 15 juillet le président désigné de la Commission européenne devant le Parlement européen qui doit se prononcer en milieu de journée sur sa nomination. "Dans les trois années à venir, je voudrais que 300 milliards d'euros soient mobilisés pour des investissements privés et publics", a-t-il ajouté.

Jean-Claude Juncker vise notamment un marché digital unique, une Union énergétique qui inclue une perspective sur une politique de changement climatique, un marché unique approfondi avec une base industrielle renforcée et une Union économique monétaire plus resserrée et plus juste. A ce propos, il indique que "nous devrions remplacer la troïka par une structure plus légitime sur le plan démocratique, basée sur les institutions européennes avec un contrôle parlementaire renforcé, tant au niveau européen que national." Par ailleurs, Jean-Claude Juncker souhaiterait établir un accord de libre-échange raisonnable et équilibré avec les États-Unis qui ne "sacrifiera pas les standards européens en matière de sécurité, santé, protection sociale et protection des données sur l’autel du commerce libéralisé". Il veut également se diriger vers une nouvelle politique de migration qui lutterait plus efficacement contre l'immigration illégale. Enfin, Jean-Claude Juncker propose une Union de changement démocratique : il s'apprête à suggérer un accord interinstitutionnel qui imposerait la transparence aux trois grandes institutions. Il veut par exemple que toutes les rencontres de membres et employés de ces institutions lors de processus législatifs soient consignées dans un registre de transparence.

Par ailleurs, le président de la Commission européenne a profité de son intervention pour défendre l'euro qui "protège l'Europe".  Il a rappelé l'époque des "guerres monétaires" et des "pertes de dignité" des Etats obligés de dévaluer. Il est également revenu sur la crise de l'euro, à laquelle il a été confronté en tant que président de l'Eurogroupe : "Nous avons dû réparer en vol un avion en feu", a-t-il dit. "Nous avons également commis des erreurs", a-t-il reconnu, car "réparer un avion en feu en vol, ça n'est pas facile, parfois on s'y brûle les doigts".

Lu sur Yahoo!

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