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Erdogan a assuré que son gouvernement ne ferait preuve "d'aucune tolérance" envers les manifestants.
Erdogan a assuré que son gouvernement ne ferait preuve "d'aucune tolérance" envers les manifestants.
©Reuters

Manu militari

Turquie : Erdogan utilise la force et écrase la mobilisation place Taksim

Fermement décidé à mettre un terme à cette fronde sans précédent depuis son arrivée au pouvoir en 2002, le Premier ministre turc a assuré que son gouvernement ne ferait preuve "d'aucune tolérance" envers les protestataires.

Le bras de fer continue entre le Premier ministre turc et les manifestants qui réclament sa démission. Mardi, à la veille de sa rencontre avec des représentants de la contestation, Recep Tayyip Erdogan a fait parler la force. Indiquant qu'il n'aurait plus "aucune tolérance" envers les protestaires, il a fait évacuer à deux reprises la place Taksim, centre de la contestation depuis 12 jours à Istanbul.

Tout au long de la journée, des échauffourées ont opposé la police et des groupes de jeunes manifestants casqués, armés de pierres et de cocktails Molotov, rapporte l'AFP. A force de gaz lacrymogènes et de canons à eau, les forces de l'ordre ont dispersé la foule dans la soirée. Dans la nuit de mardi à mercredi, la police est aussi intervenue à Ankara pour disperser quelque 5 000 manifestants.

"Je m'adresse à ceux qui veulent poursuivre ces événements, qui veulent continuer à semer la terreur: cette affaire est maintenant terminée. Nous ne ferons plus preuve de tolérance", a déclaré mardi Recep Tayyip Erdogan devant les députés de son Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste).

Sûr d'être soutenu par une majorité de Turcs, le Premier ministre a adopté un ton très ferme depuis le début de la crise, en renvoyant les contestataires aux élections municipales de 2014 pour exprimer leur mécontentement. En 2011, l'AKP avait recueilli 50% des suffrages, rappelle l'AFP. 

Lu sur Le Nouvel Observateur

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