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"J'appelle à une fin immédiate des manifestations", a déclaré le Premier ministre turc vendredi.
"J'appelle à une fin immédiate des manifestations", a déclaré le Premier ministre turc vendredi.
©Reuters

Main de fer

Turquie : Erdogan appelle à la fin "immédiate" des manifestations

A son retour d'une tournée au Maghreb, le Premier ministre turc a demandé l'arrêt du mouvement de contestation, qu'il impute à des "anarchistes" et des "extrémistes".

"J'appelle à une fin immédiate des manifestations, qui ont perdu leur caractère démocratique et ont tourné au vandalisme." C'est ce qu'a déclaré Recep Tayyip Erdogan vendredi. De retour en Turquie après une tournée au Maghreb, le Premier ministre turc s'est livré à une véritable démonstration de force devant ses partisans. Il a une nouvelle fois dénoncé les "anarchistes" et les "extrémistes" qui manifestent et réclament sa démission depuis huit jours.

Agitant des drapeaux turcs et scandant "nous sommes prêts à mourir pour toi, Tayyip" ou encore "allons-y, écrasons-les tous", plus de 3 000 personnes réunies à l'appel de son Parti de la justice et du développement (AKP) se sont rassemblées devant l'aéroport d'Istanbul, où le chef du gouvernement devait atterrir, explique l'AFP.

Juché sur un bus et flanqué d'une bonne partie de son gouvernement, Erdogan a assuré qu'il n'était pas "le maître mais le serviteur" de la Turquie. Il a aussi remercié ses partisans pour leur retenue depuis le début de la crise : "Vous êtes restés calmes, responsables et vous avez fait preuve de bon sens". "Vous n'êtes pas le genre de gens qui tapez sur des casseroles dans les rues", a-t-il ajouté.

Jusqu'à présent, les défenseurs d'Erdogan sont restés discrets, mais le Premier ministre s'est targué à plusieurs reprises du soutien d'une large partie de la population, rappelant que son parti avait obtenu 50 % des suffrages aux législatives de 2011, précise l'AFP.

Lu sur Le Point

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