Trop de vols et de vandalisme : la société de vélos en libre service Gobee.bike cesse son activité en France | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
Société
Trop de vols et de vandalisme : la société de vélos en libre service Gobee.bike cesse son activité en France
©GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Panne

Trop de vols et de vandalisme : la société de vélos en libre service Gobee.bike cesse son activité en France

La société a recensé 3.200 vélos dégradés en France et plus d’un millier volés.

Fin de partie pour Gobee.bike, société de vélos en libre-service dit en "free floating", c'est-à-dire sans bornes d'attache (contrairement à des systèmes comme Vélib' ou Vélov'). La société, originaire de Hong Kong, a annoncé ce samedi qu'elle cesse ses activités en France.

Elle avait installé ses vélos vert pomme à Paris, Lyon, Lille et Reims en novembre dernier. Deux mois plus tard, elle annonçait son retrait de ces deux dernières, ainsi qu'à Bruxelles : "Le vandalisme et les dégâts causés à notre flotte ont atteint des limites que nous ne pouvons plus surmonter (...) Nous ne pouvons plus supporter ni le coût financier ni le coût moral des réparations."  Selon les observations du journal local L’Union, 380 des 400 vélos Gobee.bike déployés à Reims étaient hors d’usage, volés ou saccagés, en à peine un mois.

Finalement, Gobee.bike se retire aussi de Paris et de Lyon. Elle a recensé 3.200 vélos dégradés en France, plus d’un millier volés ou "privatisés", 280 plaintes enregistrées auprès de la police et plus de 6.000 interventions réalisées par ses agents de réparation. "Aujourd’hui, cette situation critique ne nous permet pas de poursuivre notre activité et nous sommes donc contraints de mettre fin à notre service au niveau national", a-t-elle écrit. Dans son communiqué, elle dénonce "des actes de vols, recels de vol et de détériorations n’ont fait que s’amplifier, devenant le nouveau passe-temps d’individus, le plus souvent mineurs, encouragés par des contenus largement diffusés et partagés sur les réseaux sociaux". Elle pointe du doigt "une génération d'individus" qui "mettait à mal ce projet si prometteur" de vélos flottants.

La semaine dernière, l’entreprise a également annoncé son retrait d’Italie en précisant que 60 % de son parc en Europe avait été endommagé ou volé.

Lu sur Ouest-France

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !