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Des heurts ont opposé dans la nuit de vendredi à samedi des habitants de Trappes aux forces de l'ordre
Des heurts ont opposé dans la nuit de vendredi à samedi des habitants de Trappes aux forces de l'ordre
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Retour au calme

Trappes : la nuit a été agitée par des heurts entre habitants et forces de l'ordre

Près de 400 personnes se sont rassemblées devant le commissariat suite à l'interpellation jeudi d'un homme qui s'était opposé au contrôle de son épouse portant un voile intégral.

La situation était tendue vendredi soir à Trappes (Yvelines). Des abribus ont été brisés et des détritus incendiés à différents endroits du quartier, notamment près de l'hôpital privé de Trappes. Les habitants du quartier, rassemblés autour du commissariat, ont jeté des pierres en direction des forces de l'ordre qui ont riposté par de jets de grenades lacrymogènes. Un jeune garçon a reçu un tir de flashball au niveau du visage et a été transporté à l'hôpital selon une source proche du dossier et des témoins. Ces heurts font suite à l'interpellation jeudi d'un homme qui s'était opposé au contrôle par la police de son épouse portant le voile intégral. Selon les sources policières, le mari a porté des coups à un policier, ce qui lui a valu d'être interpellé et placé en garde à vue. Il devrait être jugé en comparution immédiate ce samedi. Toutefois, vers une heure du matin, le calme était revenu.

Ce samedi matin, la sécurité était toujours renforcée avec une importante présence policière mais la situation restait "calme" aux abords du commissariat de Trappes (Yvelines), ont assuré des sources policières. Une dizaine de fourgons de police restaient toujours stationnés devant le commissariat afin d'éviter tout débordement. Le préfet des Yvelines et le procureur de la République de Versailles doivent tenir une conférence de presse sur place à 11h00.

Mais ce samedi, le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) conteste la version de la police. Le Collectif affirme avoir été contacté par la femme voilée. Selon sa version à elle, publiée dans un communiqué du CCIF,  son mari s'est opposé à des "provocations" de la police et a été "molesté". Pour rappel, la loi sur le port du voile intégral, entrée en vigueur en avril 2011, interdit la dissimulation du visage dans l'espace public. Elle punit l'infraction d'une amende pouvant aller jusqu'à 150 euros ou d'un stage de citoyenneté.



Lu sur Libération

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