Traité de Maastricht : 1992, c'était "oui", en 2012, ce serait "non" | Atlantico.fr
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Les Français ne voteraient plus favorablement au traité de Maastricht en 2012
Les Français ne voteraient plus favorablement au traité de Maastricht en 2012
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Les temps changent

Traité de Maastricht : 1992, c'était "oui", en 2012, ce serait "non"

Selon un sondage publié ce lundi matin, les Français voteraient "non" en majorité à la ratification du traité européen de Maastricht.

Vingt ans après, ce ne serait plus le même vote. Souvent avec l'expérience et le recul, nos avis changent, évoluent. C'est le cas pour la question de la ratification du traité européen de Maastricht. Visiblement, les choses ne sont plus les mêmes en 2012 qu'en 1992. La preuve, selon un sondage Ifop publié ce lundi matin par Le figaro, les Français voteraient dans leur majorité (64 %) contre ce texte qui prévoyait notamment l'instauration de la monnaie unique. Le traité avait été adopté en septembre 1992 à 51 % contre 49 %.

D'une manière générale, depuis Maastricht, l'Union européenne va plutôt "dans la mauvaise direction" selon 67 % des sondés contre 33 % pensant le contraire. L'enquête montre également une forte réticence à une intégration européenne renforcée avec une politique économique et budgétaire unique, rejetée par six Français sur dix. L'euro a été plutôt un handicap dans la crise économique actuelle pour 45 % des sondés, 23 % y voyant un atout et 32 % ni l'un ni l'autre. L'Union européenne n'agit pas de façon efficace pour limiter les effets de la crise pour plus des trois quarts (76 %) des personnes interrogées (contre 24 %). Dix ans après le passage à l'euro, les conséquences de l'adoption de la monnaie unique sont jugées nettement négatives sur la compétitivité de l'économie française (pour 61 % contre 24 %), en terme de chômage (63 % contre 6 %) et surtout sur le niveau des prix (89 % contre 5 %).

Une exclusion de la Grèce si elle ne parvient pas à réduire sa dette et son déficit recueillerait l'assentiment de 65 % des sondés. En outre, une majorité écrasante (84 % contre 16 %) est hostile à une adhésion de la Turquie à l'UE. L'instauration d'un Etat unique européen n'est jugée probable que par 44 % (contre 56 %). Malgré tout, près des deux tiers (65 %) ne souhaitent pas l'abandon de l'euro et le retour au franc, contre 35 % qui y sont favorables. La France deviendrait-elle de plus en plus eurosceptique ? 

Le figaro.fr

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