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Tracteurs à Paris : 5.000 éleveurs et producteurs aux portes de la capitale
©Reuters

La campagne débarque en ville

Tracteurs à Paris : 5.000 éleveurs et producteurs aux portes de la capitale

Au total près de 1.500 tracteurs convergent vers la capitale pour réclamer plus de moyens mais aussi un allègement des normes. La préfecture de police de Paris a conseillé aux Franciliens d'éviter de prendre leur voiture.

Ils viennent de partout en France et convergent vers le même lieu : Paris. Près de 5 000 agricultuers en colère se sont donnés rendez-vous dans la capitale pour la "manifestation du siècle", ce jeudi 3 septembre pour réclamer, notamment, de meilleures aides financières et un allègement des normes. Un rendez-vous a été fixé à 7 heures du matin aux barrières de péage de l'A1 à Chamant, de l'A4 à Coutevroult, de l'A6 à Fleury-en-Bière, de l'A10 à Saint-Arnoult et sur l'A13 à Buchelay. Pour les automobilistes,  de nombreuses zones sont donc à éviter. La préfecture de police de Paris a conseillé aux Franciliens d'éviter de prendre leur voiture.  Les chiffres diffèrent, mais selon la FNSEA 1.535 tracteurs convergent vers Paris, alors qu'ils seraient 1.038 selon la préfecture de police.

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Dès 6 heures ce jeudi, certains arrivaient à des péages, preuve de leur proximité de Paris. Les agriculteurs qui arrivent de l'ouest de la France sont partis de l'Eure vers 5 heures ce jeudi matin, sur la voie de droite de l'autoroute A13. En tête de cortège : les agriculteurs du Finistère. Avec leur drapeau noir et blanc accroché sur les cabines, ils sont suivis par les agriculteurs normands et par deux bus remplis de sympathisants qui ont rejoint le cortège tôt dans la matinée.

Les principaux dirigeants syndicaux seront reçus par le Premier ministre Manuel Valls. Au-delà des éleveurs, des représentants de toute l'agriculture seront de la partie et comptent se faire entendre. Les agriculteurs réclament en premier lieu une "année blanche pour les traites bancaires afin de redonner du souffle aux exploitations et de leur permettre de payer leurs fournisseurs", selon Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA. L'objectif des agriculteurs n'est pas de bloquer les routes, mais vue la vitesse réduite des tracteurs (35 km/h environ), ce déplacement prendra forcément des allures d'opération escargot.

Pour rappel, il faut remonter à 1982 et 1991 pour trouver les cortèges de paysans les plus imposants dans la capitale. Ainsi, le 23 mars 1982, 50.000 (chiffre police) à 100.000 (organisateurs) protestaient à Paris contre la politique agricole, formant la plus imposante manifestation agricole depuis 1956. Près de dix ans plus tard, le 20 septembre 1991, ils étaient 150.000 selon la police, 200.000 selon les organisateurs, à déferler sur la capitale contre une réforme de la politique agricole commune (PAC) basée sur une baisse drastique des prix compensée par des aides directes.

Des journalistes tweetaient des photos pour montrer l'avancée des agriculteurs :

Eric Kuoch, journaliste-reporter, au Nord :

Lu sur 20 minutes

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