Sur le retour de son déplacement en Chine, Emmanuel Macron a déclenché une tempête chez ses alliés qui l’accusent de rompre la solidarité transatlantique. Le Président redoute que l'Europe soit "entraînée dans des crises qui ne sont pas les siennes" comme à Taïwan, et se mette "à suivre la politique américaine, par une sorte de réflexe de panique". La réaction des alliés ne s'est pas faite attendre. Pour le député estonien Marko Mihkelson, l’Europe devrait au contraire se tenir aux côtés des États-Unis pour équilibrer le pouvoir de la Chine. Il en va de même pour l'opposant russe, Garry Kasparov, qui estime que l’Europe est en guerre aujourd’hui précisément parce qu’elle a essayé d’éviter de s’impliquer dans une crise, lorsque Vladimir Poutine a envahi l’Ukraine en 2014.