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Syrie : les réactions politiques se multiplient, Copé ne veut pas de vote
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Et ça continue encore et encore...

Syrie : les réactions politiques se multiplient, Copé ne veut pas de vote

Alors que l'Occident hésite de plus en plus sur la marche à suivre, la Syrie demande à l'ONU d'empêcher "toute agression" contre elle.

Le vote du Congrès américain va-t-il sceller à lui seul le sort d'une intervention militaire en Syrie ? C'est en tout cas ce que semble dire la présidente de la commission de la Défense de l'Assemblée nationale. Selon Patricia Adam (PS), "la France ne va pas s'engager toute seule. Le Livre blanc de la défense le dit clairement. Si le Congrès américain s'oppose à l'intervention, la France n'ira pas". Alors que les débats commenceront le 9 septembre, cette position règlerait l'épineuse question de la participation française.

Car c'est la cacophonie qui règne actuellement dans l'Hexagone, les voix s'élevant de toute part pour donner des avis contradictoires. Jean-François Copé, au contraire de son camp, ne demande par exemple pas de vote du Parlement. Le président de l'UMP estime que c'est à François Hollande seul de choisir. Il demande toutefois au président de la République de recevoir "les chefs de partis et les présidents de groupes parlementaire".

La volonté de François Hollande ne convient pas non plus à Nathalie Kosciusko-Morizet. La candidate à la mairie de Paris regrette que "la faiblesse du président de la République l'oblige à faire voter le Parlement sur l'engagement militaire de la France en Syrie, même s'il n'y est constitutionnellement pas contraint". L'ancienne ministre des gouvernements Fillon se dit également "inquiète de la qualité de la relation" entre François Hollande et Barack Obama. "Comment se fait-il que la relation de confiance ne soit pas assez forte avec quelqu'un comme Barack Obama, à l'heure où l'on envisage une intervention militaire commune, pour que le président de la République ne soit pas averti à l'avance que Barack Obama a l'intention de demander un vote du congrès ?", s'est-elle interrogée.

La Syrie profite une nouvelle fois de ces atermoiements pour narguer l'Occident. "Le gouvernement syrien appelle le secrétaire général de l'ONU à assumer ses responsabilités (...) et à mener des efforts en vue d'empêcher toute agression contre la Syrie et aller de l'avant vers une solution politique pacifique de la crise", a indiqué le délégué permanent de la Syrie aux Nations unies, Bachar al-Jaafari. Il ajoute : "L'agression américaine contre la Syrie, si elle se produit, est une forme de soutien au terrorisme (...) L'armée est en état d'alerte et le restera jusqu'à ce que le terrorisme soit complètement éradiqué"

Et ce ne sont malheureusement pas les récents propos de Moscou qui débloqueront la situation. Selon le ministre russe des Affaires étrangères, des frappes américaines en Syrie pourraient "reporter pour longtemps, voire à jamais" la tenue d'une conférence de paix. Des propos tenus par Sergueï Lavrov au cours d'une conférence de presse avec son homologue sud-africaine en visite à Moscou.

Lu sur Le Figaro

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