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Preuve de la tension qui plane entre Washington et Moscou : la brève poignée de main entre Barack Obama et Vladimir Poutine à l'ouverture. du G20.
Preuve de la tension qui plane entre Washington et Moscou : la brève poignée de main entre Barack Obama et Vladimir Poutine à l'ouverture. du G20.
©Reuters

Sous tension

Syrie : les dirigeants du G20 ne font que constater leurs divisions sur une intervention militaire

Jeudi soir, le dîner de gala du G20 n'a pu que "confirmer la division" sur la Syrie, a fait savoir sur Twitter le chef du gouvernement italien Enrico Letta. Seul point de convergence : la condamnation de l'usage d'armes chimiques.

Officiellement, la crise syrienne n'est pas à l'ordre du jour du G20. C'est pourtant ce dossier brûlant qui domine le sommet, qui se déroule du jeudi 5 au vendredi 6 septembre, à Saint-Pétersbourg, ville natale de Vladimir Poutine. Jeudi soir, la tension est encore monté d'un cran entre Barack Obama, qui plaide pour une intervention militaire, et le président russe, qui affiche un soutien indéfectible à Bachar al-Assad. Preuve de ce parfum de guerre froide qui plane entre Washington et Moscou : la brève poignée de main entre les deux présidents. 

Le chef du gouvernement italien Enrico Letta a estimé que les divisions sur la Syrie se sont "confirmées" lors du dîner, moment choisi par Vladimir Poutine pour aborder la question. "Le dîner vient de se terminer, au cours duquel s’est confirmée la division à propos de la Syrie", a ainsi écrit le président du Conseil italien sur son compte Twitter. Dans la soirée l'ambassadrice américaine à l'ONU, Samantha Power, s'en est pris à la Russie, accusée de "prendre le Conseil de sécurité en otage" en bloquant, avec la Chine, toute décision.   


"Le plus petit dénominateur commun trouvé par les leaders du G20 est la simple condamnation de l'usage des armes chimiques" par le régime de Bachar al-Assad, résume L'Express. "La question pour certains était de savoir qui avait utilisé ces armes chimiques. Poutine n'y répond pas. Il dit 'les uns ou les autres et sans doute les uns et les autres'", a expliqué une source diplomatique française. 

A la veille de ce sommet, le président russe a qualifié "d'absurdité totale" les affirmations de Washington selon lesquelles l'armée a utilisé des armes chimiques lors d'une attaque dans les faubourgs de Damas, le 21 août, rappelle Le Monde. Selon les Etats-Unis, cette attaque a fait 1 429 victimes, dont 426 enfants.

Point d'orgue de ces crispations qui ne cessent de croître depuis plusieurs jours : jeudi, trois navires de guerre russes ont franchi le détroit turc du Bosphore pour se rendre près des côtes syriennes. A quelques heures de l'ouverture du G20, Vladimir Poutine semblait pourtant vouloir apaiser les tensions, en déclarant que la Russie n'exclut pas d'agir, si des "preuves convaincantes" de l'utilisation d'armes chimiques par le régime de Bachar al-Assad sont présentées à l'ONU. 

Mercredi, le président russe a aussi prévenu qu'un feu vert du Congrès américain à l'usage de la force contre la Syrie sans l'approbation du Conseil de sécurité constituerait un "acte d'agression". Ce qui serait "inadmissible". Dans la foulée, Vladimir Poutine a par ailleurs qualifié le secrétaire d'Etat américain, John Kerry, de "menteur" pour avoir nié la présence de combattants d'Al-Qaida parmi les rebelles syriens. "C'était déplaisant et surprenant pour moi. Nous parlons aux Américains pensant qu'ils sont raisonnables, mais il ment et il sait qu'il ment", a-t-il déclaré.

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