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Syrie : à Paris, François Hollande et Vladimir Poutine ont tenté en vain de rapprocher leurs positions
©Reuters

Réunion au sommet

Syrie : à Paris, François Hollande et Vladimir Poutine ont tenté en vain de rapprocher leurs positions

Le chef de l'Etat français reçoit ce vendredi le président russe, de même que la chancelière allemande, Angela Merkel et Petro Poroshenko, le président ukrainien.

Vladimir Poutine est à Paris. Certes, il n'est pas seul puisque que ce sont quatre dirigeants que reçoit François Hollande pour un sommet sur l'Ukraine. Mais, évidmment, le président russe était le plus attendu et il est arrivé avec une ponctualité qui lui essemble guère. Ainsi, à 12h01, le chef du Kremlin a été accueilli au Palais de l'Elysée par le Président français.

Et le thème du sommet pourrait bien changé offisieusement puisque le début des frappes russes en Syrie, ce mercredi, a changé la donne, reléguant le dossier ukrainien au second plan. François Hollande a souhaitéglissé "bienvenue, président Vladimir". Les deux hommes se sont ensuite retirés pour une rencontre bilatérale d’une heure et quart.

Avant le début des discussions sur l’Ukraine, cette rencontre en tête à tête, comme celle entre M. Poutine et la chancelière allemande, a été largement consacrée à la situation en Syrie. Selon des sources à l’Elysée, trois points principaux ont été abordés : la réalité des frappes russes sur les positions de l’Etat islamique, la sécurité des civils et les conditions d’une éventuelle transition politique.

Les présidents Hollande et Poutine ont "essayé de rapprocher les points de vue sur la transition politique" en Syrie, a-t-on ajouté à la présidence de la République. Mais les positions sont très éloignées. Celle de la France a été réaffirmée ce jeudi soir par Laurent Fabius. Le ministre des affaires étrangères estime pour sa part que "s’allier avec Bachar Al-Assad serait une impasse" et demande à Moscou "des frappes dirigées effectivement contre Daech". Il affirme "disposer de renseignements" à ce sujet, "jusqu’ici les Russes ont plutôt concentré leurs frappes sur l’opposition modérée que sur Daech et Al-Qaida".

Si les Occidentaux se disent prêts à discuter d'une solution politique avec des éléments du régime de Damas siBachar al-Assad s'en va, les Russes veulent préserver leur allié. Le 8 septembre, François Hollande avait ainsi déclaré que cette question se poserait "à un moment ou à un autre" dans le cadre du processus de transition. Les deux dirigeants ont eu des "échanges approfondis sur la base des trois conditions" posées par la France pour toute intervention en Syrie: "frappe de Daech (acronyme arabe de l'organisation Etat islamique), sécurité des civils et transition fondée sur Genève".

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