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Le Medef va-t-il finir par accepter la taxation des contrats courts ?
Le Medef va-t-il finir par accepter la taxation des contrats courts ?
©Reuters

Ultimatum

Syndicats et patronat : le jour de la dernière chance

Les négociations, débutées le 4 octobre, n’ont pour l’instant pas réussi à mener au consensus

C’est un peu le jour de la dernière chance pour le patronat et les syndicats qui se retrouvent pour une ultime séance de négociations vendredi matin. Et la rencontre s’annonce dors et déjà longue et ardue. Le patronat doit remettre un nouveau texte. Reste à savoir s'il comprendra des propositions sur la taxation des contrats courts, la pierre d’achoppement entre les deux parties. Les syndicats jugent cette taxation indispensable tandis que le patronat la refuse.

Problème : si aucun accord n'intervenait vendredi entre les partenaires sociaux, il reviendrait au gouvernement de proposer seul une réforme du marché du travail. Une réforme qui pourrait donc finir par ne plaire ni aux patrons, ni aux employés, et qui pourrait entraîner un risque de blocage. Un projet de loi serait présenté avant fin février, a prévenu le gouvernement. Patrick Pierron (CFDT) a indiqué jeudi soir s'attendre à "une journée longue" vendredi, jugeant que le patronat, qui a étalé jeudi ses divisions, "avance trop lentement". De son côté, Agnès Le Bot (CGT) a souhaité que le Medef se montre moins "arc-bouté".

Depuis le 4 octobre, syndicats (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC) et patronat (Medef, CGPME, UPA), mis sous pression par le gouvernement, peinent à s'entendre sur les moyens de fluidifier le marché du travail en conciliant deux volets antagonistes : d’un côté une plus grande flexibilité pour les entreprises et en même temps plus de protection pour les salariés.

Dans la dernière mouture du projet d'accord, présenté jeudi, le patronat a fait quelques concessions, dont la suppression d'un article polémique sur la création d'un "CDI de projet" de 9 mois minimum et la réduction du délai de mise en œuvre de la généralisation d'une complémentaire santé pour les salariés de 4 à 3 ans.

Pour les syndicats, comme pour le gouvernement, le CDI doit "redevenir la voie normale d'embauche" alors que 8 contrats sur 10 signés chaque année sont des CDD, souvent très courts. In fine, le patronat, par crainte d'une "surenchère du législateur", pourrait faire un geste, selon une source proche de la négociation.

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