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Nicolas Sarkozy attaque Hollande sur les agences de notation

Le président-candidat a tenu un meeting ce lundi à Poitiers.

Dernière ligne droite pour le président-candidat avant le premier tour de l'élection présidentielle du dimanche 22 avril. Nicolas Sarkozy tenait une réunion publique au Palais des congrès de Poitiers, dans la Vienne. Il était accompagné de Rachida Dati et Jean-Pierre Raffarin.

Le chef de l'Etat a sommé lundi son adversaire socialiste de ne pas chercher à "gagner des voix" au détriment de l'intérêt de la France et a de nouveau prédit, contre tous les sondages, une "vague" en sa faveur à l'élection présidentielle.

François Hollande a déclaré dans le Journal du Dimanche qu'il s'attendait à une décision de l'agence Moody's sur la note souveraine de la France, ce que cette agence a démenti lundi.

"Je vois que M. Hollande (...) a indiqué qu'il savait que les agences de notation allaient dégrader la France", a répliqué le chef de l'Etat, candidat à un second mandat, lors d'un meeting à Poitiers. "L'agence de notation vient de répondre en indiquant qu'il n'était pas question de dégrader la France."

"Je comprends que M. Hollande veuille gagner des voix mais je lui demande de ne pas gagner des voix sur l'intérêt général de la France parce que la France est plus importante que nous (...), parce que la France, elle se respecte", a-t-il ajouté.

Nicolas Sarkozy, dont les sondages sur les intentions de vote prédisent la défaite au second tour, le 6 mai, n'a de cesse ces derniers temps de prédire à la France une situation à la grecque ou à l'espagnole si François Hollande est élu.

Au lendemain de leurs meetings jumeaux en plein air et à six jours du premier tour, le président sortant a de nouveau lancé un appel à l'aide à la "majorité silencieuse" pour gagner.

"J'ai confiance dans le bon sens de la France", a-t-il dit à la fin de son discours. "Plus que jamais, ce qui va se passer dans une semaine et dans trois semaines, au fond, ça dépend de vous, vous qui êtes la majorité silencieuse, vous qui êtes le peuple de France."

"Si vous êtes au rendez-vous (...), si vous décidez que cela ça n'est pas possible, alors (...) il y a une vague qui montera des profondeurs du pays, qui va surprendre tous les sondeurs, tous les observateurs, tous les journalistes, tous les médias", a-t-il ajouté. "Ne vous laissez pas voler cette élection. Rassemblez-vous, mobilisez-vous, battez-vous."

Lu sur Reuters
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