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Suicides chez France Télécom : l'ancien patron mis en examen
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Suicides chez France Télécom : l'ancien patron mis en examen

Didier Lombard est mis en examen pour harcèlement moral après la vague de suicides au sein du groupe.

[Mis à jour à 18h30]

Didier Lombard, l'ex-PDG de France Télécom est mis en examen pour harcèlement moral.

Me Jean Veil, l'avocat de Didier Lombard explique : "Il fait l'objet d'un contrôle judiciaire avec un cautionnement de 100 000 euros. Il ne s'est pas expliqué sur le fond du dossier." L'avocat a également déclaré que devant le juge Pascal Gand, Didier Lombard "s'est borné à des explications sur le contexte économique, technologique et réglementaire dans lequel évoluait la société France Télécom; il a notamment évoqué des règles de concurrence particulièrement défavorables que les pouvoirs publics ont imposées à cette entreprise."

L'ancien PDG de France Télécom, Didier Lombard est entendu par un juge d'instruction de Paris dans l'enquête pour "harcèlement moral" après la vague de suicides au sein du groupe. Il refuse de faire le lien entre les 35 suicides ayant eu lieu entre 2008 et 2009, et les plans mis en œuvre dans l'entreprise à l'époque. La politique visait à réduire les effectifs de 22 000 personnes.

L'information judiciaire a été ouverte en avril 2010, à la suite d'une plainte d'un syndicat pour "harcèlement moral".

Dans une tribune au journal Le Monde, il tente de se justifier. "Je suis conscient que les bouleversements qu'a connus l'entreprise ont pu provoquer des secousses ou des troubles. Mais je conteste avec force que ces plans indispensables à la survie de l'entreprise aient pu être la cause des drames humains cités à l'appui des plaintes", écrit Didier Lombard, qui souligne qu'à "aucun moment les plans conçus et mis en œuvre par France Télécom n'ont été dirigés contre les salariés". Il dit avoir voulu préserver la survie de France Télécom. "Depuis trente ans, aucun autre secteur que les télécoms n'a traversé de si profondes mutations", détaille-t-il, insistant sur le fait que "le volet social était conçu pour que les mutations aient le minimum d'effet négatif sur nos collaboratrices et collaborateurs".

Lu sur TF1 News

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