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Soupçons de financement libyen de la campagne de 2007 : Nicolas Sarkozy est mis en examen
©IAN LANGSDON / POOL / AFP

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Soupçons de financement libyen de la campagne de 2007 : Nicolas Sarkozy est mis en examen

L’ancien chef de l'Etat a été placé sous contrôle judiciaire, après avoir été entendu par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF).

MISE À JOUR 

21h07 : Nicolas Sarkozy mis en examen et placé sous contrôle judiciaire

Selon des informations du Monde et de France 2, Nicolas Sarkozy est mis en examen pour "corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens". Depuis deux jours, il aura en tout passé 26 heures en garde à vue.

20h22 : L'ex-président a rejoint son domicile

19h19 : La garde à vue de Nicolas Sarkozy est terminée

Selon plusieurs médias, la garde à vue de l'ancien chef de l'Etat s'est terminée en début de soirée.

18h15 : En garde à vue jusqu'à demain 16 heures ?

La garde à vue de Nicolas Sarkozy continue dans les locaux de la police judiciaire de Nanterre. Selon LCI, en théorie, et à moins qu'elle soit de nouveau interrompue, elle peut durer jusqu'à demain 16 heures.

12h05 : Mathieu Darnaud : "La présomption d’innocence, il faut toujours la réaffirmer" 

Le sénateur LR de l’Ardèche était invité ce mercredi 21 mars dans Territoires d'Infos, la matinale de Public Sénat. Il a réagi à la garde à vue de Nicolas Sarkozy.

11h30 : Jean-Pierre Raffarin : "Pourquoi tout ce spectacle ?"

Sur franceinfo, Jean-Pierre Raffarin a dit qu'il ne se posait pas de question sur le fond de l'affaire. "J'ai décidé de ne pas voir de doutes", a-t-il déclaré, avançant "la présomption d'innocence". Cependant, il a regretté que "dans les affaires politiques, la justice ne semble pas sereine" et "apparaisse nerveuse". "Pourquoi tout ce spectacle ?", s'est-il interrogé. Et d'ajouter : "On peut interroger les gens à des heures raisonnables. On n’est pas obligé de les humilier pour les juger. C’est donner un sentiment de tragédie, de spectaculaire, comme si on avait besoin de cela dans l’actualité". "Que la justice veille à la sérénité de ses comportements", a-t-il conclu.

10h00 : Marine Le Pen met en cause la "neutralité" du juge d'instruction, Serge Tournaire

Sur Radio Classique ce matin, Marine Le Pen a estimé que "les médias ont tendance à oublier la présomption d’innocence en fonction des personnes mises en cause". Elle a donc préconisé de "rester prudent" "tant que la justice ne s'est pas prononcée".
En outre, elle a mis en cause la "neutralité" du juge d'instruction. Serge Tournaire "est engagé, comme d'autres juges d'instruction qui sont saisis d'affaires qui touchent à des politiques, dans un soutien au syndicat de la magistrature. Et (...) ceci pose un vrai problème de fond, sur le soupçon d'absence de neutralité de la part de ces magistrats". 

8h55 :  Nicolas Dupont-Aignan : "Je trouve curieux cette mise en scène"

Invité sur BFMTV, Nicolas Dupont-Aignan s'est demandé pourquoi Nicolas Sarkozy n'a pas été interrogé en audition libre. "Le problème ce n'est pas l'affaire en soi, c'est le bruit autour de l'affaire" a-t-il ajouté. "J'ai envie de croire à la justice de mon pays (...) et en même temps, je trouve curieux cette mise en scène, comme si on voulait quelque part nous refaire le coup Fillon" a-t-il déclaré à Jean-Jacques Bourdin. 

Selon des informations de BFMTV, la garde à vue de Nicolas Sarkozy a repris ce matin. Mardi, Le Monde a annoncé que l’ancien chef de l’Etat a été placé en garde à vue dans les locaux de la police judiciaire à Nanterre. Il y était convoqué pour répondre aux questions des enquêteurs de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF), dans le cadre de l’enquête sur le possible financement par la Libye de sa campagne présidentielle de 2007.

>>> À lire aussi : Sarkozy et les millions libyens : petits éléments de contexte pour distinguer ce qui relève d’une forme d’acharnement judiciaire et ce qui pourrait vraiment inquiéter l’ancien président 

C’est la première fois que l’ancien président de la République est entendu à ce sujet depuis l’ouverture d’une information judiciaire, au cours du mois d'avril 2013. Toujours d’après Le Monde, l'enquête a avancé récemment car plusieurs anciens dignitaires libyens de l’époque kadhafistes auraient aussi livré des éléments décisifs. De plus, la justice française disposerait de nombreux documents saisis lors d’une perquisition menée en 2015 au domicile suisse d’Alexandre Djouhri. En effet, la garde à vue a été suspendue vers minuit pour que Nicolas Sarkozy puisse passer la nuit chez lui, selon BFMTV. Sa garde à vue a donc repris ce matin. 

Brice Hortefeux, ancien ministre de l'Intérieur, a également été entendu en audition libre par les enquêteurs de la police judiciaire de Nanterre dans le cadre de cette enquête. Commencée mardi matin, son audition libre s'est terminée peu avant 23h30, selon son avocat Me Jean-Yves Dupeux. Sur Twitter, Brice Hortefeux a indiqué : "témoignant lors d’une audition libre, les précisions apportées doivent permettre de clore une succession d’erreurs et de mensonges". 

Témoignant lors d’une audition libre, les précisions apportées doivent permettre de clore une succession d’erreurs et de mensonges.

Lu sur BFMTV

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