Soudan : la chrétienne condamnée à mort pour apostasie a été libérée | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Soudan : la chrétienne condamnée à mort pour apostasie a été libérée
©

Bonne nouvelle

Soudan : la chrétienne condamnée à mort pour apostasie a été libérée

Née d'un père musulman et épouse d'un chrétien, Meriam Yahia Ibrahim Ishag, 27 ans, avait été condamnée à mort en mai en vertu de la loi islamique en vigueur au Soudan qui interdit les conversions religieuses.

Soulagement international : la Soudanaise chrétienne, condamnée à mort pour apostasie en mai, est finalement sortie de prison ce lundi 23 juin après avoir fait appel. Née d'un père musulman, Meriam Yahia Ibrahim Ishag, 27 ans, avait été condamnée à mort par pendaison en vertu de la loi islamique en vigueur qui interdit les conversions. La jeune femme avait été emprisonnée avec son bébé de 20 mois pour avoir épousé un chrétien ; elle avait également été condamnée à 100 coups de fouet pour "adultère". Selon l'interprétation locale de la charia, toute union entre une musulmane et un non-musulman est en effet considérée comme un "adultère". Douze jours après le verdict, Meriam Yahia Ibrahim Ishag, déjà enceinte au moment de la condamnation, a accouché d'une petite fille en prison. Elle a ensuite quitté la cellule qu'elle partageait avec d'autres femmes et a été transférée à la clinique de la prison.

Cette affaire a provoqué un véritable tollé international et cinq avocats spécialisés dans les droits de l'Homme se sont occupés gratuitement de la défense de la jeune femme. Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a même appelé Khartoum et la justice soudanaise de "respecter le droit fondamental de Mme Ishag à la liberté et à exercer sa religion". Mardi 24 juin, les autorités expliqueront les raisons de sa libération.

Lu sur europe1.fr

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !