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Serge Dassault : l'immunité parlementaire du sénateur levée
©Charles Platiau Reuters

Décision attendue

Serge Dassault : l'immunité parlementaire du sénateur levée

Des juges souhaitent entendre l'élu UMP dans le cadre d'une enquête sur des soupçons d'achats de votes à Corbeil-Essonnes. D'après Libération, ils ont mis au jour 7 millions d’euros de versements suspects effectués par l’ancien maire.

Cela n'a rien d'une surprise. Mercredi, le bureau du Sénat a levé l'immunité parlementaire de Serge Dassault, ce que le sénateur UMP avait lui-même demandé lundi. Dans une tribune publiée le 12 janvier sur Le Figaro, dont il est le propriétaire, il affirmait être "à la disposition immédiate de la justice", en réponse "aux déferlements de haine" à son égard. L'homme politique de 88 ans est désormais susceptible d'être placé en garde à vue.

Les juges d’instruction parisiens Serge Tournaire et Guillaume Daïeff, chargés de l’enquête sur les achats de voix présumés à Corbeil, qui souhaitent l’entendre, avaient soigneusement préparé leur demande de levée d’immunité, après l'échec du 8 janvier avec des éléments embarrassants pour le sénateur, comme le révèle ce mercredi 12 février Libération.

Selon les informations du quotidien, les policiers ont découvert lors d’une perquisition menée le 26 juin 2013 au Clos des pinsons, la résidence de l’avionneur, à Corbeil, un listing de plusieurs dizaines d’électeurs. A côté des noms figure les mentions "payé" ou "non payé". Un document qui vient appuyer le témoignage de Mamadou Kébé, publié mardi 11 février dans le Monde, cet homme qui affirme avoir été chef d’équipe dans le système d’achats de voix pour les municipales de 2009 et 2010.

Toujours selon les informations du quotidien, les magistrats ont identifié plusieurs versements suspects effectués par Serge Dassault, pour un montant total de 7 millions d’euros. L’avionneur clame son innocence et affirme qu’il n’y a jamais eu d’achats de voix à Corbeil et explique que les versements ont été effectués pour aider des personnes en difficulté.

Dans cette instruction, ouverte depuis mars, les magistrats s'intéressent aux élections municipales organisées en 2008, 2009 et 2010 à Corbeil-Essonnes, remportées par Serge Dassault, puis par son bras droit Jean-Pierre Bechter. Les juges s'intéressent aussi à d'importants mouvements de fonds depuis le Liban vers la France.

Lu sur Libération

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