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Sécurité alimentaire : la Cour des Comptes tire la sonnette d’alarme sur les produits "premiers prix"
©Reuters

Inquiétant

Sécurité alimentaire : la Cour des Comptes tire la sonnette d’alarme sur les produits "premiers prix"

Le quotidien "Le Télégramme" publie ce jeudi un compte-rendu du rapport explosif de cette institution concernant la sécurité alimentaire.

"La Cour des Comptes semble avoir été particulièrement choquée par certaines découvertes, notamment sur les produits premiers prix". C’est le principal enseignement qui ressort du rapport de la Cour des Comptes, rendu dans son rapport en février dernier un volet sur la sécurité alimentaire,  concernant la sécurité alimentaire et dont le quotidien Le Télégramme a pu consulter une copie. L’institution semble donc préoccupée et principalement par la qualité de certains produits "premiers prix. 

Selon le journal breton, les enquêteurs de la Cour des Comptes découvrent des "excréments de souris dans des étuves à chorizo", des "moisissures", "des viandes gris-verdâtre impropres à la consommation humaine dans des charcuteries", du "fromage ramassé à la raclette sur le sol pour en faire du fromage fondu" ou encore des "souris vivantes ou mortes". Le rapport met également en lumière la multiplication d'une pratique peu ragoûtante, celle des viandes séparées mécaniquement (VSM), qui entrent dans la composition de certains produits premiers prix. "La VSM, surtout destinée, il y a quelques années encore, à la composition d'aliments pour animaux, est un produit obtenu par l'enlèvement, à l'aide de moyens mécaniques, de la viande des os de carcasses et pouvant donc contenir des résidus d'os, de cartilage ou de moelle."

"L'offre des produits premiers prix peut paraître attractive, mais leur consommation systématique, par une population croissante, pourrait avoir à terme des répercussions sur la santé publique", s'alarme la Cour, toujours selon Le Télégramme. Au-delà du cas des produits premiers prix, l'un des problèmes essentiels rencontrés par l'administration dans le combat pour la sécurité alimentaire est le manque de personnel et, de fait, la rareté des contrôles, "en chute libre", assure Le Télégramme. "Un établissement de remise directe (boucherie, restaurant, centre commercial...) sera en moyenne contrôlé trois fois au cours d'un siècle! On ne compte que 43 agents pour contrôler plus de 110.000 établissements de restauration collective (hôpitaux, cantines scolaires...)", poursuit le quotidien. 

Si, de l'avis de tous, la sécurité alimentaire reste assurée en France, le problème aujourd'hui, conclut Le Télégramme, "ce sont les fraudes (...) avec des affaires qui s'internationalisent (...) C'est au niveau international qu'il y a de réels progrès à faire". Bon appétit.

lu sur Le Télégramme

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