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Sécurisation de l'emploi : le texte de loi adopté à l'Assemblée
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Le pour l'emporte

Sécurisation de l'emploi : le texte de loi adopté à l'Assemblée

L’Assemblée nationale a voté mardi, par 250 voix contre 26, le projet de loi sur l’emploi.

C'est une forme de passage en force. Malgré l'opposition des syndicats, l'Assemblée nationale a voté mardi le projet de loi sur l'emploi. En effet, alors même que la CGT et FO ont tenté un dernier baroud d'honneur en manifestant contre cet accord "scélérat", les députés ont adopté à 250 voix pour et 26 contre ce texte sur la sécurisation de l'emploi.

Le projet de loi transpose l’accord du 11 janvier signé entre le patronat (Medef, CGPME, UPA) et trois syndicats (CFDT, CFTC, CFE-CGC), mais refusé par FO et la CGT. Il accorde plus de flexibilité aux entreprises (accords de maintien dans l’emploi, mobilité interne, refonte des procédures de licenciements...) tout en créant de nouveaux droits pour les salariés (accès élargi aux mutuelles, droits rechargeables au chômage, formation...).

Si le PS a très majoritairement voté pour ce texte, six députés socialistes ont toutefois voté contre, comme René Dosière, et 35 se sont abstenus, dont Jérôme Guedj, membre de l’aile gauche du parti. Les radicaux de gauche ont voté pour "dans leur majorité", trois étant contre, tandis que les 16 écologistes ont préféré s’abstenir. Abstention aussi de l’UMP, à l’exception de trois députés qui ont voté contre, dont Henri Guaino, comme il l’avait annoncé. Les 30 élus de l’UDI se sont abstenus. Le Front de Gauche a voté contre ce "texte de casse sociale", après avoir ferraillé une semaine entière dans l’hémicycle. Les deux députés du Front national ont voté contre.

Dans la rue aussi, les syndicalistes faisaient part de leur colère."Ce n'est pas du tout un accord donnant-donnant, comme le dit Michel Sapin (ministre du Travail) mais un accord donnant-perdant", a affirmé Thierry Lepaon, le leader de la CGT. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière, a lancé un avertissement aux députés : "C'est une piqûre de rappel, une façon de vous dire que dans quelques mois, quand la loi se sera appliquée, c'est vous qui en porterez la responsabilité".

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