Sarkozy sur écoute : Mediapart dévoile des extraits | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
France
Sarkozy sur écoute : Mediapart dévoile des extraits
©

The Wire

Sarkozy sur écoute : Mediapart dévoile des extraits

Soupçonné de trafic d’influence dans plusieurs affaires, le site d’information a révélé mardi 18 mars le contenu d'une partie des écoutes de Nicolas Sarkozy.

Onze jours après les révélations du Monde sur les écoutes des conversations de Nicolas Sarkozy, dans l'enquête sur les accusations de financement libyen de sa campagne de 2007, Mediapart en dévoile une partie du contenu, dans un article mis en ligne mardi 18 mars.

Le site explique avoir eu accès à la synthèse des retranscriptions de sept écoutes judiciaires, sur la ligne téléphonique que l’ancien président avait ouverte sous la fausse identité de "Paul Bismuth", du nom d'un camarade de lycée de Thierry Herzog, son avocat.

Qu'y apprend-on ? D’une part que Nicolas Sarkozy et Thierry Herzog étaient bien en lien avec Gilbert Azibert, haut magistrat à la Cour de cassation auprès de qui tous deux se tenaient informés du déroulé de la procédure à propos des agendas de l’ex-chef d’Etat, souligne lemonde.fr.

Mediapart détaille ensuite une conversation, la première qui a attiré l’attention des policiers, souligne le site, en date du mardi 28 janvier. A 12h24, l’avocat de Nicolas Sarkozy l’informe de la teneur du mémoire du rapporteur de la Cour de cassation dans l’affaire de ses agendas saisis par les juges de Bordeaux. Des agendas que l’ex chef d’Etat veut récupérer afin que la justice ne puisse pas les exploiter dans d’autres affaires, notamment dans l'affaire libyenne. Le lendemain, nouvel appel. L’avocat de l’ancien président l’informe qu’il vient de parler à "Gilbert" et lui annonce que les réquisitions de l’avocat général allaient conclure à l’annulation de la saisie des agendas présidentiels. Selon l’écoute, rapporté par le site, "Gilbert" a déjeuné avec l’avocat général. Me Herzog se félicite du dévouement de son informateur : il a "bossé", dit-il à Nicolas Sarkozy. Et la Cour de cassation devrait suivre les réquisitions, "sauf si le droit finit par l’emporter", commente-t-il. Un aveu que Mediapart qualifie de “stupéfiant”.

D’autre part, sur le volet libyen, Nicolas Sarkozy, averti d’une possible perquisition dans ses bureaux a demandé aussi à son avocat "d’appeler son correspondant", manifestement un haut fonctionnaire bien placé dans la chaîne judiciaire, "parce qu’ils sont obligés de passer par lui", précise l’écoute. Sur cette affaire, Mediapart écrit que la police chargée des retranscriptions va d’ailleurs conclure que les échanges interceptés laissent présumer des "faits de violation du secret professionnel".

En outre, on apprend que Nicolas Sarkozy, se sachant écouté sur son téléphone officiel - mais pas sur sa seconde ligne, pourtant elle aussi sur écoute - a tenté de tromper la vigilance des enquêteurs en simulant des discussions sur le téléphone écouté. Raté, les enquêteurs ont eu droit aux coulisses de l’opération.

Enfin, d’après Mediapart, l'avocat de l'ex-président Thierry Herzog surnommait les juges chargés d'instruire l'affaire Bettencourt de "bâtards de Bordeaux".

Lu sur Mediapart

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !