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Le bureau de François Pupponi a été perquisitionné ce lundi (photo d'illustration)
Le bureau de François Pupponi a été perquisitionné ce lundi (photo d'illustration)
©REUTERS/Stringer

Justice

Sarcelles : enquête sur d'éventuels abus de biens sociaux, perquisition à la mairie

La perquisition a visé notamment les services financiers de la mairie et le bureau du maire socialiste François Pupponi.

François Pupponi est dans le viseur de la justice. Le député-maire socialiste de Sarcelles (Val-d'Oise) est au cœur d'une enquête portant sur de possibles abus de biens sociaux. Et selon des sources concordantes, ce lundi, les investigations sont passées à un stade supérieur. En effet, une perquisition a eu lieu à l'Hôtel de ville. Menée par des enquêteurs de la brigade financière de la police judiciaire de Versailles, cette perquisition a visé notamment les services financiers de la mairie et le bureau du maire, a précisé l'avocat de François Pupponi, Me Jean-Dominique Lovichi.

"La perquisition a duré quelques heures. Elle s'est déroulée dans un climat serein", a assuré l'avocat. "On est dans le cadre des fouilles archéologiques relatives au dossier de la SEM chaleur", a-t-il ajouté. En effet, François Pupponi, successeur de Dominique Strauss-Kahn à la mairie de Sarcelles, est dans le viseur de la justice depuis 2008. Il est en effet visé par une enquête préliminaire qui porte sur sa gestion de la société SEM Chaleur,  société d'économie mixte chargée du chauffage de quelque 40 000 Sarcellois.

Le député-maire est soupçonné d'avoir utilisé la carte bleue de la SEM Chaleur à des fins personnelles, entre 2004 et 2006. Selon une source judiciaire, les dépenses incriminées concernent principalement des notes de restaurants et des nuits d'hôtel, à Paris ou en province. Dans un rapport de synthèse remis en septembre 2011 au parquet de Pontoise, la brigade financière de Versailles avait chiffré à 25 800 euros les sommes "indûment dépensées" par François Pupponi. Ce dernier a toujours démenti avoir utilisé frauduleusement la carte bancaire, assurant que les notes de frais incriminées étaient liées à son activité de président de la SEM, dont des négociations de contrats, fonction pour laquelle il n'était pas rémunéré.

 

 

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