Sarajevo : les manifestations virent à l'émeute, le siège de la présidence incendié | Atlantico.fr
Atlantico, c'est qui, c'est quoi ?
Newsletter
Décryptages
Pépites
Dossiers
Rendez-vous
Atlantico-Light
Vidéos
Podcasts
International
Les manifestations dégénèrent en Bosnie
Les manifestations dégénèrent en Bosnie
©REUTERS/Dado Ruvic

Troubles

Sarajevo : les manifestations virent à l'émeute, le siège de la présidence incendié

Les échauffourées avec la police ont fait près de 150 blessés, dont 80 à Sarajevo et 50 à Zenica (centre du pays).

Depuis trois jours, les habitants de la Bosnie-Herzégovine sont dans la rue. Ils manifestent contre la pauvreté et le chômage. Ces démonstrations illustrent l'exaspération de la population face à une classe politique engluée dans des querelles politiciennes et incapable de redresser une économie sinistrée depuis la fin de la guerre inter-communautaire de 1992-1995. Mais ce vendredi, elles ont viré à l'émeute.

En effet, les manifestants ont mis à feu au siège de la présidence à Sarajevo comme l'a rapporté l'agence officielle Fena. Ainsi, les flammes s'étendaient jusqu'au deuxième étage de cet immeuble qui jouxte celui du gouvernement régional, incendié peu auparavant par les protestataires.


Une violente manifestation fait plus de 130...par lemondefr

Dans la journée, des manifestants ont également saccagé et incendié l'immeuble abritant l'administration régionale à Tuzla, dans le nord-est du pays. "Je pense que c'est un vrai 'printemps bosnien'. Nous n'avons rien à perdre. Nous allons être de plus en plus nombreux dans les rues. Il y a environ 500 000 chômeurs en Bosnie", a affirmé Almir Arnaut, un économiste sans emploi de Tuzla.

Ce soulèvement est sans précédent dans la Bosnie, qui il y a trente ans jour pour accueillait les Jeux Olympiques d'hiver. Les échauffourées avec la police ont fait près de 150 blessés, dont 80 à Sarajevo et 50 à Zenica. Il y a eu aussi une dizaine de blessés à Tuzla, dont deux, un manifestant et un policier sérieusement atteints.

Lu sur Le Monde.fr

En raison de débordements, nous avons fait le choix de suspendre les commentaires des articles d'Atlantico.fr.

Mais n'hésitez pas à partager cet article avec vos proches par mail, messagerie, SMS ou sur les réseaux sociaux afin de continuer le débat !