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Saint-Etienne-du-Rouvray : une enquête ouverte après les révélations de Mediapart sur un raté
©Reuters

Justice

Saint-Etienne-du-Rouvray : une enquête ouverte après les révélations de Mediapart sur un raté

Le parquet de Paris a ouvert une enquête vendredi, après les révélations de Mediapart accusant les services de renseignement d'être passés à côté de l'attentat qui a coûté la vie au père Hamel, dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray.

Les services de renseignement sont-ils complètement passés à côté de l'attentat qui a coûté la vie au père Hamel, dans l'église de Saint-Étienne-du-Rouvray ? C'est ce que prétend une enquête de Mediapart qui assure que la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP) avait eu vent de ce projet d'attentat.

Le parquet de Paris a ouvert vendredi une enquête pour faire la lumière sur ces accusations. Confiée à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), l'enquête vise les chefs de faux, d'usage de faux et d'altération de documents de nature à faciliter la découverte d'une infraction par une personne concourant par ses fonctions à la manifestation de la vérité.

Selon l'enquête de Mediapart, un agent avait eu connaissance des messages publiés sur Telegram par Adel Kermiche, l'un des assaillants. "Tu vas dans une église où il y a du polythéisme et tu déglingues tout le monde, je ne sais pas moi ! Tu fais ce qu’il y a à faire et voilà !" expliquait-il à son interlocuteur. Il y mentionnait même Saint-Étienne-du-Rouvray !

L'agent en question transmet par une note blanche l'information en question à la DGSI puisque son service ne dépasse pas la région parisienne. Problème, elle doit d'abord être validée à travers quatre hiérarchies différentes et, en ce mois de juillet, les gradés sont en vacances ! La note reste donc bloquée jusqu'au 26 juillet, date de l'attentat. Pire ! Pour éviter la polémique, la DRPP aurait demandé à son agent de postdater la fameuse note. "Mais, effectuée dans la précipitation, la manipulation sur le fichier conserve dans l'onglet Propriétés la date initiale" affirme Mediapart.

Suite à cette enquête, , le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) a demandé "à la préfecture de police d'engager toute action, pénale et administrative, afin d'identifier le ou les auteurs de ces fuites".

Selon le SCPN, l'article de Mediapart, "manifestement écrit avec le concours d'une source dont on peut questionner les intérêts et la déontologie, constitue à l'évidence une mise en danger de plusieurs chefs de services, mais également une compromission du secret de la défense nationale".

Lu sur France TV Info

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