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Rumeur d'enseignement de la théorie du genre à l'école : Peillon veut convoquer les parents des élèves absentéistes
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Suite de l'affaire

Rumeur d'enseignement de la théorie du genre à l'école : Peillon veut convoquer les parents des élèves absentéistes

Cette initiative vise à "expliquer" aux intéressés "la réalité des choses".

C'est devenu une véritable affaire. Après les SMS envoyés sur l'enseignement supposé de la théorie du genre à l'école, Vincent Peillon a décidé de réagir ce mercredi midi. Le ministre de l'Education nationale a demandé aux responsables d'établissements de "convoquer les parents" qui ont retiré leurs enfants de l'école : les directeurs d'école ont reçu une lettre en ce sens, précise RTL.

Selon lui, cette initiative vise à "expliquer" aux intéressés "la réalité des choses" et "leur rappeler que dans notre pays il y a une obligation scolaire à l'égard des enfants". "Il y a un certain nombre d'extrémistes qui ont décidé de mentir, de faire peur aux parents. Ce que nous faisons à l'école, c'est enseigner les valeurs de la République et donc du respect entre les femmes et les hommes", a affirmé le ministre de l'Education. Ce dernier a également voulu adresser un "message de solidarité aux enseignants", "qui sont pris, parfois, dans des attitudes violentes et dont les pratiques professionnelles sont mises en question. C'est inacceptable"."Tous les manipulateurs, tous les fauteurs de trouble et de haine qui répandent ces rumeurs, je leur demande d'arrêter", a-t-il poursuivi. Vincent Peillon a enfin lancé un appel "à l'ensemble des élus républicains", leur demandant de "ne pas se complaire à entretenir eux-mêmes ces rumeurs. L'Ecole de la République n'enseigne absolument pas la théorie du genre. Elle enseigne l'égalité de tous les points de vue", et en particulier celle entre les femmes et les hommes.

Quant à Jean-François Copé, il a réitéré, ce mercredi matin sur Radio Classique, cette condamnation, estimant que "c'est la double peine pour les enfants". "Il faut naturellement que les parents envoient les enfants à l'école" a indiqué le maire de Meaux, ville particulièrement touchée par cette "vague" de SMS. Par ailleurs, Jean-François Copé a critiqué le comportement du gouvernement sur ce dossier, l'appelant à "lever toute ambiguïté""Je commence en avoir assez de ces sujets que le gouvernement, comme par hasard, met toujours sur la table, qui n'apportent rien à notre société et qui génèrent" des "tentations pour les extrémistes d'extrême droite ou d'extrême gauche pour faire de l'agitation dans un pays qui a besoin de sérénité", s'est insurgé le dirigeant de l'opposition. 

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