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Angela Merkel et François Hollande
Angela Merkel et François Hollande
©REUTERS/Thomas Peter

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Rigueur : François Hollande veut un nouveau délai pour la France et invoque le risque de déflation

Le président envoie aussi un message à Angela Merkel. "Nous ne sollicitons pas de l'Allemagne une quelconque indulgence, mais nous lui demandons un soutien plus ferme à la croissance" écrit-il.

François Hollande a décidé d'être encore plus clair. Dans un entretien au Monde, le président de la République veut un nouveau délai pour la France et invoque le risque de déflation. Il évoque aussi l'Allemagne. Conscient que la France aura du mal à respecter ses engagements en termes de réduction des déficits, il souhaite donc un nouveau délai, qui se justifie par la crise. 

"En France, l'inflation n'a jamais été aussi basse. Or, si une faible croissance pèse sur les rentrées fiscales, une faible inflation a également des conséquences budgétaires négatives sur les recettes comme sur la dette. Beaucoup va dépendre du niveau de l'euro qui a baissé ces derniers jours mais encore trop peu. (...) Quant à la Banque centrale européenne, elle doit prendre toutes les mesures nécessaires pour injecter des liquidités dans l'économie. Je sais qu'elle y réfléchit" dit-il. Pour lui, il existe donc un vrai risque déflationniste en Europe.

"Nous mettons en place les réformes annoncées, mais le rythme des efforts entrepris pour réduire les déficits dépend aussi de la croissance. Nous ne sollicitons pas de l'Allemagne une quelconque indulgence, mais nous lui demandons un soutien plus ferme à la croissance. Ses excédents commerciaux et sa situation financière lui permettent d'investir davantage. C'est le meilleur service que l'Allemagne peut rendre à la France et à l'Europe" explique-t-il encore au Monde. Selon le chef de l'Etat, l'Allemagne doit davantage tirer l'économie vers le haut. Il devrait évoquer cette opinion lors du prochain Conseil européen, le 30 août. 

François Hollande veut aussi unengagement plus fort de l'Allemagne sur la scène internationale. "La France a toutes les raisons de souhaiter une Allemagne plus présente sur la scène mondiale. Nous n'avons pas vocation à agir seuls. Je suis favorable à un partage de la responsabilité, sur le plan politique, militaire et budgétaire" indique-t-il. 

Lu sur Le Monde.fr

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