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Revoir la copie?

Michel Rocard, Richard Descoing ou encore Axel Kahn ont rejoint l'appel lancé par l'Association de la Fondation Etudiante pour la Ville (Afev), qui réclame la suppression des notes à l'école primaire. Dans le texte, les signataires estiment que le système de notation actuel stigmatise les élèves "qu'il enferme, progressivement, dans une spirale d'échec". Les mauvaises notes seraient démotivantes et ne permettraient pas de valoriser leurs compétences. La sélection par les notes à l'école élémentaire participe, selon eux, à la souffrance scolaire.

L'Afev estime qu'en France, un enfant sur deux pense qu'il ne va pas arriver à faire ce que le maître lui demande, et craint de montrer ses notes à ses parents. L'association demande plus de solidarité et moins de jugements de valeur dans l'appréciation d'un élève. L'afev qui souligne par ailleurs que la France se classe 22ème sur 25 au classement de l'OCDE sur le bonheur à l'école.

Le ministère de l'Education Natonale a bien tenté d'instituer un système de notation alternatif par lettres en 1969, en vain. La loi Fillon de 2005 a institué le "livret de compétences" pour chaque élève dans lequel les instituteurs doivent affiner leurs évaluations. Ce matin, le ministre de l'Education Nationale Luc Chatel a rappelé l'efficacité de ce double système d'évaluation (les notes d'un côté; les compétences de l'autre), et écarté la proposition de l'Afev: "Il ne faut pas voir la note comme l’échec, comme le rejet, comme la sanction. C’est aussi l’évaluation d’un travail, ça peut être pour l’élève un objectif et ça peut être un projet de progression pour l’élève".

Lu sur le NOuvel Obs

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