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Claude Tendil, le négociateur de Medef, s'estime satisfait d'être parvenu à "lever un tabou".
Claude Tendil, le négociateur de Medef, s'estime satisfait d'être parvenu à "lever un tabou".
©Reuters

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Retraites complémentaires : un accord entériné entre le patronat et 3 syndicats

Selon le Medef, les économies de 6,1 milliards d'euros d'ici à 2020 prévues par ce texte permettront de limiter le déficit des régimes complémentaires à 2,3 milliards d'euros dès la même année.

Au terme d'une période de négociations longue de 8 mois, un accord visant à renflouer les caisses des régimes de retraites complémentaires a été signé aujourd'hui entre trois syndicats (CFDT, CFE-CGC, CFTC) et le patronat. Le point central de cet accord a pour but d'inciter les salariés à travailler plus longtemps, via un système de bonus-malus. 

"Inciter les gens à travailler plus longtemps et donner un système optionnel de retraite à la carte (...), c'était mon objectif de départ. À l'arrivée, cet objectif est atteint, c'est pourquoi je signe l'accord" explique Claude Tendil, le négociateur de Medef, qui s'estime satisfait d'être parvenu à "lever un tabou". 

Selon le Medef, les économies de 6,1 milliards d'euros d'ici à 2020 prévues par ce texte permettront de limiter le déficit des régimes complémentaires à 2,3 milliards d'euros dès la même année.

Jean-Louis Malys, du syndicat CFDT, estime quant à lui qu'il s'agit d'un "accord équilibré, compliqué aussi parce qu'il demande des efforts aux salariés et aux retraités".

Sans surprise, les syndicats FO et CGT, ont refusé d'apporter leurs signatures à ce texte lors de la dernière séance de discussions qui se tenait ce vendredi. Selon ces deux syndicats, le texte est synonyme d'un report de l'âge de départ à la retraite, et défavorise également les femmes. Dénonçant un "accord déséquilibre" et une "régression", Éric Aubin de la CGT a quant à lui déclaré : "On n'a pas fini d'entendre parler de ce texte".

Lu sur Le Point

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