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Rachida Dati presse Nicolas Sarkozy à dire s'il revient en politique ou non
Rachida Dati presse Nicolas Sarkozy à dire s'il revient en politique ou non
©REUTERS/Sebastien Nogier

Fidèle lieutenant

Retour de Nicolas Sarkzoy : pour Rachida Dati, il "doit le faire au plus vite"

Dans une interview publiée ce dimanche dans La Provence, la députée européenne estime en effet l'ancien président est le leader naturel de la droite.

"C'est encore le temps de la réflexion". Alors que bon nombre de ses soutiens le poussent à revenir en politique, Nicolas Sarkozy a assuré mercredi réfléchir encore à cette éventualité. Sa décision n'est pas encore prise mais elle semble évidente. Reste la question du timing de l'annonce. Et pour Rachida Dati, l'ancien président doit se prononcer "au plus vite". Dans une interview à La Provence publiée ce dimanche, l'ancienne Garde des Sceaux assure en effet que si Nicolas Sarkozy "veut revenir, il doit le faire au plus vite". 

Il "apparaît encore pour tous, gauche et droite confondues, comme le leader de la droite! Maintenant, s’il veut revenir, je pense qu’il doit le faire au plus vite car les circonstances sont là", estime la députée européenne. "Mais il doit être clair sur sa vision et son ambition pour la France", ajoute-t-elle.

A l'heure où l'UMP traverse la plus grave crise de son histoire, Rachida Dati se positionne donc clairement en soutien de l'ex-chef de l'Etat. Ainsi alors que les dernières révélations  concernant  les comptes de campagne de Sarkozy et les factures indument payées à la société Bygmalion, l'ancienne ministre adresse une violente charge contre son propre camp.

"Mais qui a empêché quelqu’un d’émerger, d’incarner la droite et d’en être le leader? Personne, et certainement pas Sarkozy" affirme Rachida Dati qui poursuit en déplorant que "depuis deux ans, beaucoup à l’UMP l’ont attaqué, dénigré, trahi". "Du droit d’inventaire aux attaques sur sa personne, de dénonciation en rumeurs, des insultes aux mises en cause... On ne lui a rien épargné", assure-t-elle. 

"Et malgré cela, enchaîne-t-elle, les militants, les sympathisants, nos électeurs veulent à nouveau lui faire confiance. Personne à droite n’a réussi à tisser le même lien avec les Français. Même si cela ne veut pas dire que ce sera un chèque en blanc". Et Rachida Dati de certifier que "François Hollande ne craint ni Fillon, ni Juppé. Il redoute Sarkozy". Pour elle, ce n'est donc pas la nouvelle direction installée à la tête de l'UMP qui est en mesure de faire gagner la droite en 2017. 

Mais parmi les membres du triumvirat l'eurodéputée s'en prend plus violemment à François Fillon qui a récemment indiqué avoir été entravé dans sa volonté de réformes lorsqu’il était Premier ministre. "Il aurait donc renié ses convictions pendant cinq ans à Matignon? S’il se sentait heurté dans ses convictions, rien ne l’empêchait de partir. Jacques Chirac, par exemple, n’avait pas hésité à démissionner parce qu’il était en désaccord avec la politique que Giscard voulait lui imposer". C'est dit. 

 

lu sur La Provence

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