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Résultats du 2nd tour des départementales : l'alliance UMP-UDI inflige une défaite cinglante à la gauche, le FN ne gagne aucun département

La droite obtiendrait entre 66 et 70 départements. La gauche en conserverait une trentaine.

26 à 30 départements. Voilà ce que la gauche a perdu dimanche soir lors du second tour des élections départementales. Une immense claque pour le PS et le gouvernement, et un succès de prestige pour la droite. Cette dernière contrôle désormais environ deux départements sur trois c'est à dire 64 à 70 départements, contre 27 à 37 pour la gauche. Ce scrutin marque en tout cas une quatrième défaite consécutive de l'exécutif pour un scrutin intermédiaire, après les municipales, européennes, sénatoriales.

Une lourde défaite pour l'exécutif et Manuel VallsLe Premier ministre a déploré les scores "beaucoup trop élevés" du FN y voyant "la marque d'un bouleversement durable de notre paysage politique dont chacun devra tirer les leçons". "Les Français ont dit leurs exigences, leurs attentes, les colères. Leur exigence de résultat, je l'ai entendue. Mon gouvernement y travaillera sans relâche" a encore dit le Premier ministre. 

Un discours qui tranchait avec la satisfaction de Nicolas Sarkozy. "Jamais sous la Ve notre famille politique n'avait gagné autant de départements. Je remercie nos candidats. Nos idées peuvent s'imposer partout y compris . Ce résultat dépasse les considérations locales. Le désaveu à l'égard du pouvoir est sans appel. Jamais une majorité n'avait perdu autant de départements. Jamais une politique n'avait autant incarné l'échec. C'est le mensonge le déni qui a été sanctionné. Le président a choisi d'ignorer le message des Français. Ils sauront se souvenir de cette marque de mépris" a affirmé le président de l'UMP. 

Quant au FN qui va avoir une cinquantaine d'élus mais qui n'aura pas de départements, l'enracinement est là mais la victoire n'est pas au rendez-vous. "Nous avons des scores supérieurs à ceux du premier tour. (...) Nous avons une nouvelle implantation locale qui favorisera les victoires de demain. (...)Je suis désormais à la tête du seul mouvement d'opposition en place, face à l'UMPS. Les dirigeants locaux et nationaux de l'UMPS avaient un objectif : faire battre le FN, quitte à se soutenir l'un l'autre. La bipolarisation FN-UMPS se met désormais en place" a commenté la patronne du FN.

Reste que lors de cette soirée électorale Manuel Valls a été au coeur des critiques. En effet, les "frondeurs" du PS, qui avaient déjà contraint le Premier ministre à l'emploi du "49.3" à l'Assemblée le mois dernier, ont immédiatement fait entendre leur voix : dans une déclaration signée par le collectif "Vive la gauche", ils appellent à "un contrat de rassemblement" de la gauche.

Enfin à noter, que le taux d'abstention a été d'environ de 50%, soit un peu plus que les 49,83% de la semaine dernière.

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